Comment bien choisir son organisme de formation de santé et sécurité au travail ?

Mettre en place un plan de prévention pour réduire les risques d’accidents ou de maladies professionnelle dans une entreprise est essentiel. Ces dernières cotisent d’ailleurs auprès d’organismes de compétences, les OPCO, qui en retour mettent à disposition des budgets pour financer les formations professionnelles. Grâce à ces aides, mettre en place des formations n’a jamais été aussi simple, à condition d’avoir sous la main le meilleur organisme pour son entreprise. En revanche, choisir son organisme de formation relève parfois du défi…

Alors, comment faire son choix parmi le nombre incalculable de prestataires ? Quels critères prendre en compte lors de votre sélection ? Avant de vous révéler les clefs pour faire votre choix, il est essentiel de bien comprendre les enjeux d’une démarche prévention dans son établissement.

Une démarche prévention dans votre entreprise : pour quoi faire ?

Mauvaises conditions de travail, pénibilité des tâches, travail répétitif ou encore environnement à risque, sont autant de facteurs qui peuvent conduire à une altération de la santé ou de la sécurité de vos salariés. Tout doit être mis en œuvre pour protéger vos collaborateurs ! En mettant en place une démarche de prévention efficace, vous y gagnez, c’est sûr et vos salariés aussi. En effet, les risques professionnels qui pèsent sur les salariés, ont souvent pour conséquence, le développement de maladies professionnelles ou d’accident, engendrant une baisse de productivité et s’accompagnant de coûts non négligeables pour les entreprises.

Lutter contre ces risques permet donc, non seulement, de veiller à la santé et à la sécurité des employés, mais également d’assurer la pérennité de votre entreprise, en favorisant le développement d’une culture de prévention. Cela se fait grâce au travers de la démarche de prévention dans votre structure, qui pour être efficace devra s’appuyer sur :

l’identification des risques en entreprise,

– la mise en place d’actions préventives et leur suivi,

– le questionnement sur l’utilisation des protections collectives et/ou individuelles pour éliminer ou réduire les risques,

– la formation et l’information.

Vous l’aurez enfin bien compris, mettre en place des formations en prévention des risques est plus qu’essentiel dans le développement de votre entreprise. Il en existe de nombreuses dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail et elles se regroupent principalement en 3 catégories :

la santé au travail,

la sécurité électrique,

la sécurité incendie.

Pour trouver la/ou les formations adaptées à votre entreprise et pour vous aider dans votre projet, vous pouvez vous orienter vers un organisme de formation. C’est pour cela qu’il est très important de choisir le meilleur organisme pour vous.

4 critères pour trouver l’organisme de formation qui vous vaut bien !

Choisir un organisme de formation peut s’avérer être une tâche fastidieuse. Vous aurez beau taper tous les mots-clefs que vous voulez sur Google, vous devrez quand même faire votre sélection. Et à moins de choisir un organisme un peu au hasard, en vous basant sur les 3 premiers résultats de votre moteur de recherche, il vous faudra mettre en place une stratégie.

Afin de trouver de manière simple et efficace, un organisme de formation qui correspond aux besoins de votre entreprise et qui vous propose des formations de qualité, voici 4 critères que nous jugeons essentiels pour faire votre sélection :

1- Un prix qui rentre dans votre budget

Demandez un devis et vérifiez que les tarifs annoncés correspondent bien au prix du marché et surtout qu’ils rentrent dans votre budget. Car même si votre OPCO vous fait bénéficier de financements, ceux-ci ne sont pas infinis. En demandant plusieurs devis, vous percerez à jour les organismes qui exagèrent. Attention aussi aux prix trop bas, c’est comme tout, s’ils sont bien en dessous des prix des autres prestataires, alors il y a anguille sous roche ! Vous voulez une formation, pas de l’information ! Les enjeux sont trop importants.

Interrogez-vous également sur ce que comprend véritablement votre prestation ? Les déplacements des formateurs sont-ils à votre charge ou à celle de l’organisme, qu’en est-il des paniers-repas des stagiaires dans le cadre de formations inter-entreprises ?  Le prix est-il TTC ou hors taxe ? Vous devez vous assurer qu’aucun service supplémentaire ne vous sera facturé à votre insu, et être sûr, que vous n’aurez aucune mauvaise surprise sur votre facture.

2Une prestation qui s’adapte à vos besoins

Avez-vous besoin de mettre en place des formations dans vos locaux ou préférez-vous que cela se passe dans les locaux de l’organisme ? Demandez alors au prestataire contacté s’il dispose de salles de formations pour accueillir vos collaborateurs.

Vous souhaitez mettre en place plusieurs formations en passant par le même organisme, mais êtes-vous sûr que celui-ci est capable de vous proposer toutes les formations dont vous avez besoin ? Assurez-vous bien que la structure choisie dispense toutes les formations dont vous avez besoin ! Cela vous évitera de faire appel à plusieurs organismes ce qui peut compliquer votre organisation et votre gestion au quotidien.

Vous voulez mettre en place des formations dans toute la France ou sur une région spécifique ? Vérifiez bien que l’organisme dispose de suffisamment de formateurs pour assurer sa prestation sans avoir à imputer à votre charge des frais supplémentaires liés au déplacement ou au logement du formateur.

Besoin d’une formation sur-mesure adaptée à votre secteur d’activité ? Posez la question, pour savoir si vous pouvez bénéficier de certaines adaptations.

3- Un organisme impliqué dans votre projet

Il ne s’agit pas juste de donner une date et d’envoyer un formateur le jour J, la mise en œuvre d’un plan de formation doit être prise très au sérieux. C’est pourquoi, votre choix d’organisme doit se porter sur des professionnels qui ont à cœur de vous aider dans l’atteinte vos objectifs de réduction des accidents et de maladies professionnelles. Ils doivent être véritablement engagés dans votre projet pour vous aider dans votre démarche.

Voici nos conseils ! Privilégiez un organisme qui saura vous conseiller tout au long de la mise en place de votre plan formation, du choix des formations jusqu’à leur mise en place.

Un bon organisme de formation doit également être en mesure de vous accompagner sur la durée, avec un suivi efficace des formations et des objectifs clairs de montée en compétence.

Favorisez également un organisme qui peut vous soulager d’un maximum de gestion administrative, qui est flexible sur les dates de formations que vous souhaitez avoir, et qui peut vous proposer un planning fixe avec un minimum d’annulation. Il doit aussi est très réactif sur l’envoi des dossiers de formations, etc.

4- Des formations de qualité

Le respect de la réglementation ! Cela peut paraître évident, mais assurez-vous que l’offre de formation proposée est en accord avec la réglementation. Une formation Sauvetage Secouriste du Travail par exemple, c’est deux jours, pas un.

Des formateurs experts ! Quoi de mieux que des formateurs formés et expérimentés pour transmettre et faire monter en compétences vos salariés ? Optez pour un organisme qui recrute ses formateurs sur leur expérience du terrain et qui favorise leurs compétences en les formant, cela vous offrira une meilleure assurance quant à la qualité pédagogique des formations.

Un organisme certifié ! Aujourd’hui, tous les organismes doivent être certifiés Datadock. Assurez-vous que votre choix se porte sur un organisme qui dispose de cette certification. C’est un gage de qualité car elle permet aux financeurs de la formation professionnelle de vérifier la conformité des organismes de formation autour de 6 critères qualité qui sont définis par la loi et qui sont :

  • « l’identification précise des objectifs de formation et son adaptation au public formé,
  • l’adaptation des dispositifs d’accueil, de suivi pédagogique et d’évaluation aux publics de stagiaires,
  • l’adéquation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement à l’offre de formation
  • la qualification professionnelle et la formation continue des personnes chargées des formations,
  • les conditions d’information du public sur l’offre de formation, ses délais d’accès et les résultats obtenus,
  • la prise en compte des appréciations rendues par les stagiaires. »

Analyser les risques puis mettre en place un plan de prévention adaptée est une affaire très sérieuse, il est donc primordial de choisir les bons intervenants qui vous aideront à atteindre au mieux les objectifs de santé et de sécurité que votre entreprise s’est fixé, pour vos collaborateurs.

À présent, vous avez toutes les clefs en main pour sélectionner l’organisme qui vous convient, alors à vous de jouer ! Et si vous souhaitez engager vos démarches et en savoir plus sur notre accompagnement, contactez-nous !

5 raisons de faire de la prévention dans mon entreprise

La prévention des risques professionnels est une démarche indispensable et une priorité pour tous les secteurs d’activité. Elle joue un rôle essentiel dans la préservation de la santé et de la sécurité des salariés, et se répercute ainsi positivement sur la pérennité de l’entreprise. Découvrez les 5 intérêts de mettre en place des actions de prévention dans votre entreprise :

1. Etre en règle avec la législation concernant la prévention en entreprise

L’employeur est tenu, conformément aux dispositions du code du travail (articles L. 4121-1 et L. 4121-2), de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses employés.
Il a ainsi l’obligation légale de former ses salariés aux risques qui découlent de leurs activités. Il doit aussi mettre en œuvre les mesures nécessaires pour améliorer les conditions de travail, en outre aménager les postes et l’organisation du travail de manière adaptée, de sorte à réduire ou supprimer les risques.

2. Protéger ses salariés

La prévention de la santé et sécurité au travail représente l’ensemble des mesures destinées à assurer la santé individuelle et collective. Quelle que soit la taille de votre structure, TPE/PME, ETI, grand groupe… prévenir les risques de l’entreprise permet de diminuer, voire de supprimer, les accidents de travail et maladies professionnelles.
Sur le long terme, cette démarche promeut le bien-être des salariés et par conséquent, la stabilité de l’entreprise.

3. Améliorer la performance de l’entreprise

La prévention, c’est aussi une démarche morale et humaine. Promouvoir les actions mises en œuvre pour protéger la santé de ses salariés permet d’instaurer un climat sécuritaire et plus rassurant pour les équipes. Le facteur de pénibilité est amoindri et laisse place à plus de bien-être dans l’exercice de son métier. De ce fait, les travailleurs sont plus à l’aise et davantage impliqués afin de produire un travail de meilleur de qualité.
Enfin, ces conditions participent au partage de valeurs communes entre les collaborateurs, tout en s’intégrant dans une culture d’entreprise éthique et responsable. De quoi également renvoyer une image positive de l’entreprise aux clients et futurs talents.

4. Réduire les coûts de votre entreprise 

Le coût moyen des accidents du travail et maladies professionnelles, avec arrêt compris entre 16 et 45 jours, est estimé à la hauteur de 1700 € (tous secteurs confondus). A cela s’ajoute les coûts indirects liés à la réorganisation humaine et matérielle comme le remplacement, la formation au poste, le changement de matériel, la réorganisation du fonctionnement, la mise en place de nouvelles mesures, etc… Autant de coûts à intégrer simultanément aux dépenses qui pourraient être évités grâce à une démarche de prévention organisée et planifiée sur le long terme.

5. Faire monter en compétences vos salariés

Le management de la prévention s’intègre dans toute stratégie RH. Il mobilise aussi bien les ressources humaines que matérielles.
Manager la prévention, c’est évaluer les besoins, organiser en amont, et anticiper, mais également former vos collaborateurs. En effet, la formation représente également sur le long terme l’acquisition de nouvelles qualifications utiles à l’entreprise. Ce qui joue favorablement sur la motivation des employés et leur performance.

Vous êtes convaincu mais ne savez pas par où commencer pour mettre en place votre plan de prévention ? Vous pouvez nous contacter pour que l’on puisse construire ensemble votre démarche !

BTP- Travail sur chantier : ne laissez pas les fortes chaleurs plomber vos ouvriers !

L’été arrive et amène avec lui ses températures estivales ! Pour certains secteurs d’activité comme le BTP, travailler en extérieur sous un soleil de plomb signifie s’exposer à de nombreux dangers. Vagues de chaleur, déshydratation, fatigue accrue, transpiration de la peau ou encore l’éblouissement, augmentent les risques d’accidents du travail sur le chantier.

Pendant l’été, différentes mesures préventives sont ainsi mises en place sur les chantiers afin de réduire ces risques. Leur repérage en est le point de départ !

Quels sont les risques liés à la chaleur ?

La chaleur augmente les risques d’accidents car elle induit une baisse de la vigilance et une augmentation des temps de réaction. Les effets de la chaleur sur la santé sont plus élevés lorsque s’ajoutent des facteurs aggravants comme la difficulté de la tâche. La transpiration peut aussi rendre les mains glissantes ou venir gêner la vue.

Un travail physique éprouvant accentué par des tâches pénibles, plus une source de chaleur éreintante… on ne vous raconte pas les dégâts ! Des facteurs personnels, tels que l’âge et la condition physique, peuvent également contribuer à empirer les risques.

Peut-on prévenir les dangers liés à la chaleur ?

Bien-sûr !

  • L’exposition à la chaleur des ouvriers peut-être réduite, notamment lors de tâches effectuées sur des surfaces réfléchissantes (opter pour des toits avec revêtement par exemple), en privilégiant la mise en place de protections empêchant tout contact corporel avec les surfaces exposées au soleil ;
  • L’aménagement de zones d’ombre sur le chantier (abris extérieurs, zones de repos climatisées ou ventilées…) en réjouira plus d’un ;
  • Vivre…surtout d’eau fraîche ! Il faut veiller à ce que le chantier soit approvisionné en quantité suffisante d’eau potable fraîche (minimum 3 litres d’eau par jour et par personne) ;
  • En plus des protections individuelles, les salariés peuvent également lutter contre la sensation de chaud en se couvrant la tête, portant des vêtements clairs, amples et légers.
  • Certaines périodes de la journée sont plus chaudes que d’autres, et nous ne sommes pas égaux face à la chaleur ! Aménager les plannings des salariés et/ou une rotation des tâches peuvent éventuellement être des solutions pour permettre à ceux qui en ont besoin de travailler dans de meilleures conditions.
  • La récupération peut être améliorée en augmentant la fréquence des pauses;
  • Un peu d’aide ne fait jamais de mal. Les aides mécaniques lors de la manutention et le travail en équipe permettent de diminuer l’effort physique des ouvriers;
  • Des salariés sensibilisés ce sont des salariés en sécurité ! Ils feront ainsi preuve de vigilance pour eux-mêmes et leur entourage.

La chaleur est évidemment un facteur à mesurer au jour le jour. Mais pour plus de sérénité sur le chantier, il est préférable d’anticiper et d’évaluer les risques liés aux ambiances thermiques pour ensuite les intégrer dans votre document unique d’évaluation des risques. Vous permettant ainsi de mettre en place un plan de prévention. 

Et ne surtout pas oublier le rôle de la sensibilisation des salariés ! Ces derniers ont un vrai rôle à jouer pour améliorer la sécurité sur les chantiers. La formation aux premiers secours pouvant être un vrai plus en cas d’accident.

Le télétravail en 3 questions pour travailler dans de bonnes conditions

Depuis la crise de la COVID-19, le télétravail a été adopté par de nombreuses entreprises pour éviter les déplacements, les contacts, et ainsi limiter les risques de contaminations. Les employeurs ont dû s’organiser rapidement pour mettre en place le travail à distance pour la majorité des salariés. Si certains étaient déjà habitués à cette pratique, pour d’autres, c’est un challenge d’adaptation à relever. Voici nos conseils pour veiller à ce que le télétravail se déroule dans les meilleures conditions et sans risque pour les salariés.

Télétravail : comment survivre à l’isolement social ?

Le travail à domicile implique un certain isolement et une plus grande autonomie de travail. Pour veiller à ce que cette nouvelle organisation, adopté par de plus en plus de salariés, se déroule sans stress et sans risques, l’employeur doit :

  • prioriser la redéfinition des méthodes de travail,
  • fixer des objectifs clairs sur le plus long terme,
  • et surtout tout mettre en œuvre pour favoriser la communication.

Il est fortement recommandé d’encourager les salariés à utiliser sans modération les outils qu’ils disposent pour garder contact entre collègues comme avec la hiérarchie (réunions et appels en visio, réguliers, plateforme de communication collaborative etc.).

Le maintien des communications et des relations habituelles permettra de lutter contre un isolement néfaste au bien-être. Des échanges réguliers génèrent en plus une forme d’esprit d’équipe et de soutien généralisé propice à la productivité et rassurant, dans ce contexte inhabituel qui peut être porteur de stress.

Pour lutter contre la monotonie des journées, il est également recommandé de :

  • faire des pauses régulières,
  • entrecouper les périodes de travail avec des moments d’activité physique,
  • des étirements, etc.

Face au Covid-19, c’est un effort collectif qui est nécessaire pour s’adapter aux mesures recommandées, mais aussi pour mettre en place les moyens adéquats pour garantir la santé et la sécurité de chacun.

Comment veiller à la santé de vos salariés qui télétravaillent ?

L’employeur est légalement tenu de veiller à la santé de ses salariés. Cette responsabilité conserve sa valeur, quelque soit le lieu de pratique du travail, aussi bien en entreprise, lors des déplacements, que lors du recours au télétravail à domicile.

Pour travailler depuis chez soi dans les meilleures conditions possibles, le salarié doit avoir à disposition le matériel nécessaire à la bonne réalisation de ses missions : matériel informatique, mobilier ergonomique et équipements divers pour l’espace de travail (clé d’accès internet, système de ventilation, éclairage adéquat, etc.). Généralement, le salarié aménage son espace de travail avec son mobilier et ses propres ressources, mais dans le cas contraire, c’est à l’employeur de lui fournir ce dont il a besoin.

En revanche, pour éviter avec plus de certitude que la posture de travail et l’aménagement de l’espace ne nuisent à la santé de ses salariés, l’employeur peut leur faire effectuer une formation aux gestes et postures.

Dans tous les cas, l’employeur doit être très vigilant sur ces points et devra s’assurer de la conformité de l’installation de travail. Il peut pour cela faire appel à une société habilitée qui se rendra sur place afin de lui remettre une attestation de conformité. Sinon, c’est le salarié qui remet une déclaration sur l’honneur que son installation est adaptée à la réalisation de son travail et à la préservation de sa santé.

Comment sécuriser son poste de travail à la maison ?

Les responsabilités de l’employeur vis-à-vis de ses salariés en télétravail concernent également leur sécurité. Une fois encore, elles sont difficiles à mettre en œuvre lorsqu’il s’agit du domicile privé, mais une équipe technique peut également intervenir pour attester du respect des règles de sécurité. Ces règles concernent notamment les installations électriques et/ou les installations à risques mises en place par le salarié. L’employeur devra donc s’assurer que les prescriptions de sécurité spécifiées en entreprise sont également respectées à domicile.

Qu’il s’agisse de la santé ou de la sécurité, un accès au domicile peut être demandé, soumis à l’accord du salarié, pour s’assurer de la conformité de l’espace de travail dans sa globalité. La demande peut être à l’initiative de l’employeur, mais aussi du CSE, ou encore du médecin du travail.

Pour rester au courant des dernières actualités de la santé au travail et pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

4 critères pour bien choisir son organisme de formation incendie

Chaque entreprise dispose d’un droit à la formation. Cependant, choisir le bon organisme de formation n’est pas une tâche facile. En effet, il existe un nombre important de prestataires et sélectionner celui qui convient à votre entreprise n’est pas évident.

Pourtant, ce travail de recherche est primordial. En effet, travailler avec un organisme de formation de qualité est la clé pour obtenir de réels résultats et une montée en compétences des salariés. Il  détermine la qualité de la formation.

Pourquoi former ses salariés à la sécurité incendie ?

Chaque employeur a l’obligation de veiller à la sécurité de ses salariés. En effet, il doit notamment les informer et les former à la sécurité incendie.

La formation a pour but d’apprendre aux travailleurs à savoir agir de manière efficace tout en gérant leur stress face à un départ de feu mais permet également de comprendre comment supprimer les causes d’un incendie. Les salariés connaissent et assimilent les moyens d’extinction, les consignes de sécurité, et les gestes d’évacuation à travers des apprentissages théoriques et des cas pratiques.

Quel critère prendre en compte pour choisir son organisme de formation ?


Afin de trouver de manière simple et efficace un organisme de formation qui correspond aux attentes de votre entreprise, voici quelques critères importants pour sélectionner votre prestataire :

Une offre en accord avec les besoins de mon entreprise : Le prestataire évalue vos besoins et recherche la meilleure offre formation.

Un organisme à mon écoute et qui m’accompagne : L’organisme est à votre écoute et vous propose des formations personnalisées en fonction de vos objectifs et de votre secteur d’activité. Il propose également un accompagnement complet tout au long du projet (procédures administratives, fixation d’une date…)

Tarif en accord avec la prestation

Des formations de qualité : L’organisme propose des formations avec des formateurs expérimentés et qualifiés, du matériel de qualité et une approche pédagogique qui pousse à la montée en compétences. Enfin, il est très important d’avoir un suivi de la formation (évaluation des acquis, analyse et retour des salariés et du client, axes d’amélioration…)

Il existe un grand nombre d’organismes de formation. Cependant, tous ne vous mèneront pas aux mêmes résultats. Afin de bien choisir son organisme, il faut étudier plusieurs critères qui vous garantiront une formation de qualité.

Finalement, un organisme de formation de qualité, c’est celui qui place votre intérêt professionnel au centre du projet et qui vous offre un accompagnement de qualité et personnalisé tout au long du processus de formation.

Vous souhaitez en savoir plus sur notre organisme et monter un projet ? Contactez-nous !

Le document unique : la « boite à outils » des entreprises

L’évaluation des risques dans une entreprise est primordiale et constitue le point de départ d’une démarche de prévention. Elle permet en effet à l’employeur de connaître les risques qui peuvent toucher son entreprise et ses salariés afin de mettre en place des actions adaptées en conséquence. Selon la loi, chaque organisation à l’obligation d’établir un Document Unique d’Évaluation des Risques professionnels (DUER).

Evaluer les risques avec le DUER ?

Pour répondre à son devoir d’assurer la santé et la sécurité de l’ensemble de ses salariés, tout employeur doit rédiger un DUER au sein de son entreprise. Il peut le rédiger seul mais peut également se faire accompagner de personnes ou d’organismes spécialisés – Comité Social et Economique (CSE), médecin du travail, organismes extérieurs, outil comme l’OiRA. En revanche, même s’il se fait accompagner dans sa réalisation, il en reste l’unique responsable.

Le DUER a pour finalité de limiter le nombre de maladies professionnelles et accidents de travail grâce à une démarche de prévention bien définie. C’est le point de départ pour construire un plan d’action adapté aux risques présents dans une entreprise.

Le document unique doit être établi dès l’embauche d’un premier salarié. Il doit être affiché dans l’entreprise afin d’être accessible par des membres internes (salariés, médecin du travail, CSE, CHSCT, délégués du personnel…) et externes (médecin du travail, inspecteur ou contrôleur du travail, agent de service de prévention des organisations de sécurité sociale…) à l’entreprise. Il est donc très important que le DUER soit mis à jour régulièrement pour diffuser les bonnes informations. La loi impose une actualisation annuelle ainsi qu’une mise à jour dès l’apparition :

  • D’une modification importante concernant les conditions de travail, de sécurité, de santé ou d’hygiène
  • D’une information supplémentaire sur l’évaluation des risques dans une unité de travail.

L’absence de Document Unique dans une entreprise peut être sanctionné d’une amende de 1 500 € par unité de travail et jusqu’à 3 000 € en cas de récidive.

Comment réaliser un document unique ?

La réalisation du Document Unique de l’Évaluation des Risques professionnels est libre. En effet, il n’existe aucun modèle prédéfini à suivre. Vous avez ainsi la possibilité de le réaliser au format papier ou numérique. Cependant, si vous choisissez la forme numérique, vous devrez le déclarer auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

Afin d’avoir un DUER complet et précis, n’hésitez pas à utiliser des ressources déjà existantes au sein de votre structure. En effet, vous pouvez vous servir du :

  • Bilan de la situation générale de la sécurité et des actions de prévention,
  • Programme de prévention des risques professionnels annuel,
  • Registre unique de sécurité.

Cependant, ces informations ne suffiront pas à constituer votre Document Unique. Vous devez également ajouter les informations suivantes :

  • le résultat de l’évaluation des risques identifiés et liés aux situations de travail propres à chaque salarié,
  • un inventaire des risques professionnels identifiés dans chaque unité de travail,
  • les données collectives utiles à l’évaluation des expositions individuelles ainsi que le nombre de salariés exposés.

La circulaire apporte quelques précisions concernant la notion d’inventaire et définit l’évaluation des risques en deux étapes.

Premièrement, l’identification des dangers qui correspond à la capacité d’un produit, d’une méthode de travail à causer un dommage à un salarié.

Deuxièmement, l’analyse des risques qui représente le résultat de l’étude des conditions d’expositions des employés. Le DUER doit comporter à minima le résultat de cette analyse en deux étapes.

Vous pouvez également apporter des informations utiles et pertinentes pour votre entreprise comme le classement des risques, la liste des actions à mener etc.

Le document unique est un outil indispensable pour une entreprise. Il contient la transposition écrite des résultats de l’évaluation des risques mise en œuvre par l’employeur dans le cadre de son obligation réglementaire d’assurer la sécurité et de protéger la santé de ses salariés.

Retrouvez d’autres informations sur la brochure évaluation des risques professionnels.

« Plan d’action COVID-19 » : un outil en ligne gratuit pour travailler en sécurité et en bonne santé

La crise sanitaire du Covid-19 impacte fortement le développement des entreprises. Beaucoup d’entre elles ont réussi à mettre en place des mesures de prévention adaptées à cette situation. Cependant, d’autres cherchent encore la meilleure solution pour poursuivre leur activité tout en garantissant la sécurité et la santé de l’ensemble de leurs salariés. Les entreprises peuvent aujourd’hui s’aider de l’outil en ligne « Le plan d’action Covid-19 » pour évaluer les risques et construire un plan d’action permettant d’agir en conséquence.

Qu’est-ce que le « Plan d’action COVID-19 » ?

Il est aujourd’hui difficile de savoir quelles mesures mettre en place face à l’épidémie de la COVID-19. Ainsi, l’Assurance Maladie et l’Institut National de Recherche et de Sécurité – INRS, ont mis en place l’outil en ligne gratuit  « Plan d’action COVID-19 », disponible sur la plateforme européenne d’outils interactifs OiRA, afin d’aider les entreprises à prévenir les risques liés à la crise sanitaire actuelle. En effet, comme pour tous les autres risques, la prévention est la clef pour limiter au maximum la propagation du virus.

Disponible en libre accès sur internet et facile à utiliser, cet outil permet à toute entreprise de réaliser un questionnaire d’une quarantaine de questions. Ce test a pour objectif d’aider les entreprises à identifier les situations à risques, proposer des mesures opérationnelles et aider les organisations à travailler en sécurité et en bonne santé au sein d’un environnement entièrement modifié. Suite au questionnaire, un plan d’action vous est proposé. Ce dernier est téléchargeable et devra être intégré au document unique de votre organisation.

L’outil « Plan d’action COVID-19 » propose en somme des conseils génériques à adapter à votre entreprise. Il présente un large panel de situations qui peuvent toucher chaque entreprise (accueil client, adaptabilité des locaux, gestion des prestataires extérieurs, collaborateur présentant des risques ou déclaré comme cas contact…) et vous aideront à protéger vos salariés en trouvant une solution à chaque situation.

Pour les entreprises ayant déjà commencé à élaborer un plan d’action, elles pourront assurer son suivi et mettre en place de nouvelles actions. Il existe également des organismes spécifiques pour les structures se questionnant sur des risques précis liés à leur secteur d’activité.

Les démarches à suivre pour utiliser l’outil en ligne

Pour obtenir le plan d’action à adapter à votre structure, il vous faut réaliser un questionnaire sur différentes thématiques impactées par la COVID-19. Rendez-vous sur la plateforme OiRA pour démarrer une session d’essai afin de comprendre et maîtriser l’outil. Une fois que vous avez manipulé la plateforme, inscrivez-vous pour sauvegarder et télécharger votre évaluation. Ce test vous permet d’obtenir un rapport complet ainsi qu’un plan d’action à adapter à votre structure.

Afin de réaliser au mieux le plan d’action, nous vous proposons quelques conseils à mettre en place durant l’évaluation.

1. Imprimer la liste de tous les risques

Imprimer cette liste vous permettra d’avoir une vue d’ensemble sur tous les risques existants et voir ceux qui vous concernent. Vous pouvez également distribuer cette liste à votre équipe pour avoir leurs avis sur les mesures qui pourraient éventuellement être mises en place. L’échange avec vos salariés est très important afin de comprendre et analyser les risques auxquels ils sont confrontés.

2. Procéder à l’évaluation dans l’outil OiRA

Dans cette étape, il est important de lister toutes les mesures déjà mises en place pour chacun des risques présents au sein de votre entreprise. Après les avoir identifiées, il faut estimer si ces solutions sont suffisantes pour maîtriser ces risques.

3. Construire la partie « plan d’action »

Cette partie vous permet d’affiner votre plan d’action pour maîtriser les risques. Aussi, pour toutes les questions « risque maîtrisé ? » auxquelles vous répondrez « non », vous avez la possibilité d’ajouter une ou plusieurs mesures proposées par la plateforme en cliquant sur le bouton « pré-remplir ».

4. Editer votre rapport et votre plan d’action

L’outil vous permet de personnaliser au maximum votre rapport en ajoutant des commentaires pour décrire au mieux la situation de votre entreprise. Vous pouvez également ajouter des risques propres liés à votre secteur d’activité en cliquant sur « risques ajoutés ». 

Votre évaluation est terminée ? Il vous suffit de la télécharger et de l’imprimer. Intégrez-la dans votre document unique afin qu’elle puisse être consultable par l’ensemble de vos salariés.

La situation sanitaire actuelle oblige les entreprises à mettre en place des dispositifs de prévention pour que leurs salariés puissent poursuivre leur activité en toute sécurité et en bonne santé. L’outil « Plan d’action COVID-19 » répond aux interrogations des entreprises concernant les démarches à mettre en place et  leur propose un plan d’action pour savoir comment agir face à un environnement complètement modifié.

En complément, vous pouvez également télécharger un guide qui vous aidera à suivre un protocole sanitaire dans votre entreprise.

La prévention du risque passe également par la formation. Formez vos salariés afin qu’ils sachent comment prévenir le risque infectieux du COVID-19.

Quelles aides financières pour prévenir le risque de troubles musculo-squelettiques dans votre entreprise ?

Vous êtes une entreprise de moins de 50 salariés, et vous souhaitez vous faire accompagner financièrement pour lutter contre les risques liés à votre métier ? Il existe des solutions.
Le risque de troubles musculo-squelettiques (TMS) est présent dans chaque secteur d’activité. Pour le prévenir et ainsi préserver la santé de vos salariés, l’Assurance Maladie – Risques professionnels vous aide dans la mise en place de votre projet.

Les TMS, tous concernés

Prévenir du risque des troubles musculo-squelettiques est devenu un enjeu social et économique. En effet, les TMS impactent gravement la santé des salariés et engendrent des coûts élevés pour votre entreprise. Ils sont l’une des causes de maladies professionnelles les plus courantes. Selon une étude de l’INRS, ils sont même à l’origine de 4 maladies professionnelles sur 5.

Mais que sont vraiment les TMS ? Troubles de l’appareil locomoteur pour lesquels l’activité professionnelle peut jouer un rôle dans le développement, le maintien ou l’aggravation, ils peuvent affecter les muscles, les tendons ou les nerfs, particulièrement sur les membres supérieurs (cou, épaules, poignets, bas du dos…). Les membres inférieurs comme les genoux ou les chevilles peuvent également être impactés. Une personne victime de TMS ressentira rapidement une gêne dans ses mouvements, des raideurs ou une maladresse.

Ces troubles, le plus souvent liés à l’environnement professionnel, se développent généralement pour des raisons :

  • Physiques – répétitions de mouvements, charges lourdes, travail statique, mauvaise posture, travail au froid…
  • Psychosociales – mauvais climat social, manque de reconnaissance, travail complexe, poids émotionnel lourd…
  • D’organisation du travail – délai trop court, manque d’autonomie…

Si vos salariés sont atteints de TMS, les conséquences peuvent être plus ou moins sérieuses. Diminution de performance, absentéisme, turnover, ces troubles peuvent amener, dans certains cas, à un handicap temporaire ou permanent, voire à un arrêt de travail si cela n’est pas diagnostiqué et pris en charge à temps. Les Troubles Musculo-Squelettiques ont un coût en matière de santé mais également financier, c’est pourquoi, instaurer une politique de prévention dans votre entreprise est primordial pour vous aider à maintenir vos collaborateurs en bonne santé et en sécurité.

En matière de prévention, la formation est l’une des solutions efficaces pour lutter contre ces risques, préconisée par l’Assurance Maladie – Risques professionnels, alors renseignez-vous !

2 subventions pour lutter contre les TMS

L’assurance Maladie vous accompagne afin de prévenir et limiter l’apparition du risque de TMS dans votre entreprise.
2 subventions existent pour les entreprises allant de 1 à 49 salariés :

TMS Pros Diagnostic : vous souhaitez mettre en place un plan d’action contre les troubles musculo-squelettiques

  • Votre entreprise a la possibilité de former une personne en interne. L’objectif est de la rendre autonome, capable d’animer et de mettre en place un projet de prévention des TMS. Elle aura toutes les compétences nécessaires pour réaliser un diagnostic et un plan d’action de prévention.

Et/ou

  • Vous pouvez choisir de bénéficier d’une offre ergonomique pour mettre en place un diagnostic de prévention des TMS. Il comportera l’étude de la situation de travail correspondant à votre secteur d’activité, et le plan d’action.

Cette aide TMS Pros Diagnostic  permet de financer 70% d’un montant total de 25 000 € HT de ces prestations.

Réservation TMS Pros Diagnostic

TMS Pros Action : vous souhaitez vous équiper pour prévenir les troubles musculo-squelettiques

Plafonnée à 25 000 €, TMS Pros Action prend en charge 50 % d’un montant de 2 000 € HT minimum.

La subvention permet à votre entreprise de financer du matériel et/ou des équipements adaptés afin de limiter le risque de TMS en réduisant les contraintes physiques liées à votre activité – postures pénibles, mouvements répétitifs, manutention manuelle de charges etc.  Vous pourrez également faire participer vos salariés à des formations ciblées.

Réservations TMS Pros Action

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Le risque de TMS peut avoir des conséquences humaines et économiques graves au sein de votre structure, mais des aides financières existent pour vous accompagner dans la mise en place de vos actions de prévention.

Vous souhaitez en savoir plus et être accompagné dans votre projet ? Prenez contact avec nos équipes et consultez l’ensemble de nos formations liées à la santé au travail.

Évaluer les risques professionnels dans son entreprise avec le Document Unique

L’évaluation des risques professionnels est un travail minutieux qui demande préparation et organisation. Si la tâche peut sembler fastidieuse, une fois accomplie, elle deviendra un véritable atout pour l’entreprise en termes de santé et de longévité.

 Pourquoi évaluer les risques ?

  • Une obligation réglementaire

L’évaluation des risques professionnels et la mise en place d’actions de prévention font partie des obligations réglementaires de l’employeur. Le Code du Travail indique que tout employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Cela passe par une évaluation des risques « y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail des substances ou préparations chimiques, dans l’aménagement ou le réaménagement des lieux de travail, des installations et dans la définition des postes de travail », en application de l’article L. 230-2 du code du travail.

  • Un gage de performance

Plus qu’une obligation, cette démarche de prévention est un levier économique pour l’entreprise. Elle permet d’améliorer le fonctionnement de l’activité avec des procédés – ou une organisation –  efficaces et sans risques, et surtout de limiter le nombre de maladies professionnelles et d’accidents du travail. Les conditions de travail sont également plus favorables à la productivité et les salariés enclins à s’impliquer. L’évaluation des risques professionnels est donc une action de prévention qui bénéficie à tout le monde : employeur, salariés, entreprise.

  • Une étape obligatoire pour le Document Unique

L’analyse des risques s’inscrit enfin dans la démarche d’élaboration du DUER – Document Unique d’Évaluation des Risques professionnels, document obligatoire dans toute entreprise, quelle que soit son activité et sa masse salariale. Il contient la transposition écrite des résultats de l’évaluation et recense les risques dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement. La notion d’unité de travail est précisée par la circulaire n°6 DRT du 18 avril 2002 « comme un champ pouvant s’étendre d’un poste de travail, à plusieurs types de postes occupés par les travailleurs ou à des situations de travail, présentant les mêmes caractéristiques. D’un point de vue géographique, l’unité de travail ne se limite pas forcément à une activité fixe, mais peut aussi bien couvrir des lieux différents (manutention, chantiers, transports, etc.). »


Comment rédiger le document unique de votre entreprise ?

  • Préparation

L’élaboration de votre DUER est une opération qui nécessite d’être préparée en amont pour définir les acteurs, les unités de travail, et les moyens que possède l’entreprise pour financer ses actions. Vous déterminerez également tous les moyens dont vous disposez, ou dans lesquels vous souhaitez investir, pour communiquer régulièrement auprès des salariés.

  • Évaluation

Vient ensuite l’identification et l’évaluation des risques. Cette étape doit dissocier 2 notions :

  • L’identification des dangers :
    Le danger est la propriété ou capacité intrinsèque d’un équipement, d’une substance, d’une méthode de travail, de causer un dommage pour la santé des travailleurs ;
  • L’analyse des risques :
    C’est le résultat de l’étude des conditions d’exposition des travailleurs à ces dangers.
  • Classification

Une fois les risques professionnels clairement identifiés, vous ferez un inventaire de vos résultats qui vous permettra de hiérarchiser chaque risque par ordre d’importance et de priorité. Selon s’ils représentent un risque ou un danger imminent, en fonction de l’impact et de la gravité des nuisances causées, etc.  

  • Actions de prévention

L’inventaire des risques et leur classification  vous guideront enfin pour déterminer les actions à mettre en œuvre dans le but de prévenir les risques professionnels. Cette étape permet d’organiser et de planifier les actions dans le temps, selon les priorités et les moyens de l’entreprise.


Comment le mettre en application ?

Votre DUER – Document Unique d’Evaluation des Risques professionnels est terminé ?

Vous pouvez désormais mettre en œuvre les actions de prévention nécessaire en commençant par celles qui concernent un réel danger ou qui sont essentielles au fonctionnement de l’activité dans des conditions réglementaire. Les mesures de prévention collectives priment également sur les mesures individuelles.

Vous pouvez planifiez vos actions dans le temps pour étaler les frais. Sachez qu’il est possible de bénéficier de subvention en vous rapprochant de votre caisse régionale de rattachement.

Enfin, communiquez auprès de vos salariés sur l’existence du Document Unique et informez-les des actions qui ont été mises en œuvre. Vos actions de communication doivent être régulières pour rappeler sans cesse les messages de prévention.

Vous pouvez compléter ces mesures par des actions de formation à la prévention des risques, en cohérence avec l’organisation du travail et les nouveaux moyens existants de votre entreprise. Les formations permettent d’acquérir des compétences et des connaissances essentielles pour éviter les risques.

L’évaluation des risques et l’élaboration du Document Unique seront un véritable atout pour votre entreprise. Ce travail est à renouveler une fois par an pour actualiser les informations, et à chaque fois qu’un nouveau risque sera constaté. Ce peut être le cas suite à une réorganisation du travail, à un accident du travail, à une crise sanitaire, à l’utilisation de nouveaux procédés, produits, matériels, etc.

Comment élaborer un Plan de Continuité d’Activité ?

L’élaboration d’un Plan de Continuité d’activité, qui permet de maintenir l’organisation en activité en cas de crise, nécessite un travail profond d’analyse de tout ce qui touche de loin ou de près à l’entreprise. Pour vous aider dans la réalisation de ce document, voici 10 étapes essentielles à suivre méthodiquement.

  1. Définir le contexte et les objectifs de l’organisation 

Cette analyse permet de déterminer le contexte aussi bien externe qu’interne (contrats, environnement économique, histoire et gouvernance de l’entreprise etc.), puis ainsi le niveau de risque supportable par l’entreprise, et les activités essentielles pour son maintien.

  1. Identifier et formaliser les besoins de continuité

Il s’agira d’affiner la précédente analyse des activités essentielles et préciser pour chacune le niveau de service nécessaire, le fonctionnement, les processus et les objectifs.

  1. Identifier et gérer les risques prioritaires 

Cette étape vise à identifier les risques de tous types qui peuvent affecter le maintien de l’activité et de ses objectifs, puis d’en faire l’analyse (source, vulnérabilité, impacts, etc.), et enfin de les évaluer pour les classer selon leur probabilité d’occurrence et la gravité de leur effet. Vous traiterez enfin ces risques en déterminant quelles actions peuvent les éliminer ou les limiter.

  1. Choisir les scénarios à prendre en compte 

Établir des scénarios vous permettra de cibler des risques de faible probabilité mais dont les conséquences peuvent tout de même s’avérer critiques.

  1. Formaliser les moyens et procédures 

Cette étape consiste à trouver comment intervenir suite à la perte de ressources pour assurer le maintien de l’activité et préparer la reprise. Il s’agira de recourir à d’autres ressources non impactées par la crise, d’un appel à des ressources extérieures, etc.

  1. Définir la stratégie de continuité

Les scénarios ont permis de définir en amont quels étaient les seuils critiques nécessitant un plan de continuité, et les actions à mettre en œuvre ; l’ensemble de l’analyse réalisée a aussi permis d’estimer les coûts de chaque scénario. Ces informations croisées avec les données de probabilité et de gravité permettront d’établir la stratégie de mise en place du plan de continuité.

  1. Spécifier les procédures de gestion de crise et de communication

Il s’agira de définir les dispositifs et les procédures qui permettront de détecter les signes annonciateurs d’une crise et les étapes qui suivront, telle que la mise en place d’une cellule de crise, pour répondre efficacement et rapidement et activer le Plan de Continuité.

  1. Rédiger le plan de continuité et la documentation associée

Au regard des travaux d’analyse et d’évaluation achevés, vous pourrez rédiger le Plan de Continuité d’Activité afin de décrire la démarche, les scénarios sélectionnés, et les réponses à appliquer.

  1. Assurer la capacité de mise en œuvre du plan

Les moyens et les ressources déterminant pour l’application du plan de continuité doivent toujours être disponibles. Ce travail de vérification doit être réalisé régulièrement pour veiller à ce qu’il n’y ai aucun obstacle à la mise en place des procédures.

  1. Faire évoluer le plan : exercices et retours d’expérience

Enfin, le plan établit devra être réévalué au besoin, en fonction des fluctuations de l’organisation et du contexte extérieur, afin de garantir son efficacité.

Suite à la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, il semble essentiel pour les entreprises de préparer dès aujourd’hui leur Plan de Continuité d’Activité afin de ne pas subir un nouveau rebond, ou une toute nouvelle typologie de crise, qui pourrait cette fois s’avérer fatale pour l’activité.

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