Troubles musculosquelettiques, lombalgies, chutes : 3 risques fréquents en EHPAD

TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES, LOMBALGIES, CHUTES :
3 RISQUES FRÉQUENTS EN EHPAD

En France, on compte 7 500 EHPAD avec environ 350 000 personnes dédiées à la prise en charge des résidents. Il existe un grand nombre de métiers avec pour mission d’accompagner des personnes âgées dont le niveau de dépendance ne permet plus qu’elles restent seules à leur domicile.

Ces professionnels sont exposés à des risques physiques et psychologiques importants. Heureusement, aujourd’hui, de nombreuses mesures de prévention permettent de soulager la pénibilité de leur travail et d’éviter l’épuisement professionnel.

Éviter les lombalgies et les troubles musculosquelettiques

Les résidents des EHPAD sont physiquement dépendants des soignants. En effet, le personnel les aide à se déplacer, à bouger, à changer de position…
Toutes ces manipulations entraînent des risques de troubles musculosquelettiques (TMS) et peuvent également provoquer des douleurs lombaires qui deviennent rapidement handicapantes.

Ainsi, pour lutter contre ce risque et alléger les manutentions manuelles, il est important de mettre en place des mesures de prévention, et ce, le plus en amont possible.
Afin de faciliter le travail du personnel des EHPAD, des aides techniques se sont développées ces dernières années, qu’il est fortement recommandé d’intégrer pour préserver la santé et la sécurité des soignants. Celles-ci peuvent être installées dès la conception des locaux ou lors d’une rénovation du bâtiment. Quoiqu’il en soit, ces aides sont essentielles !

Que pouvez-vous mettre en place ?

  • un rail de plafonnier intégré dans la chambre de vos résidents, rendra leur manipulation plus facile et plus sûre. Le rail doit être installé tout autour du lit de la personne, en forme de H, pour couvrir une zone de transfert plus large tout en donnant accès à la salle de bain,
  • un revêtement de sol adapté favorisera le déplacement des aides techniques mobiles. Il peut également avoir une autre fonction non négligeable, celle d’absorber le bruit et d’amortir les chutes.
  • un espace de stockage des aides techniques bien situé et à proximité des chambres permettra de gagner du temps au quotidien et de rendre le travail du personnel des EHPAD plus efficace.

Ces aides techniques nécessitent cependant une formation pour qu’elles puissent être bien utilisées. Une mauvaise utilisation ou un mauvais usage de ces appareils peut entrainer des lésions ou encore des maladies professionnelles liées aux troubles musculosquelettiques.

Pour que ces systèmes d’aide soient performants, il est donc important de bien les choisir mais aussi de former les soignants à leur utilisation.

Prévenir les risques de chutes dans les EHPAD

Être soignant demande d’être toujours en activité et de réaliser de nombreux déplacements, souvent précipités, de longues distances ou encore sur plusieurs étages dans des espaces parfois exigus. C’est un métier physique qui entraine souvent des chutes de plain-pied ou des chutes de hauteur.

Pour éviter de se retrouver face à ces situations, il faut anticiper cette problématique dès la conception du bâtiment et ainsi limiter :

  • le nombre et l’amplitude des déplacements,
  • les dénivellations,
  • les seuils et les obstacles au sol.

Le choix du revêtement de sol est un élément important à prendre en compte dans la démarche de prévention. Pour les espaces où il existe des risques d’éclaboussures par exemple la cuisine ou la salle de bain, il est préférable de privilégier des revêtements antidérapants.
Concernant le personnel, il doit être équipé de chaussures fermées antidérapantes, pour limiter le risque de chute ou de glissade.

Les soignants qui travaillent en EHPAD sont exposés à de nombreux risques physiques. Après les avoir identifiés, il est nécessaire de mettre en place des actions de prévention pour veiller à la santé et à la sécurité du personnel.

Pour préparer encore plus vos salariés à faire face aux dangers liés à leur métier, il existe des formations qui s’adaptent à chacun des risques.
Nous pouvons vous accompagner pour élaborer votre projet, contactez-nous !

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Reprise d’activité professionnelle : il existe une vie après une maladie ou un accident du travail

REPRISE D’ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE : IL EXISTE UNE VIE APRÈS UNE MALADIE OU UN ACCIDENT DU TRAVAIL

Le mal de dos peut impacter fortement la productivité d’un employé et peut même provoquer des accidents de travail ou des maladies professionnelles. Pour ces salariés, il est parfois difficile voire impossible de reprendre leur activité.

Voici la dernière partie de notre interview de Béatrice. Elle nous explique comment grâce à son métier d’ergothérapeute, elle a aidé de nombreux salariés, handicapés par leur mal de dos, à réintégrer leur poste, tout en s’adaptant à leur nouvelle situation.

Dans le milieu de l’entreprise, quelles sont les pathologies les plus courantes ?

Le plus souvent, ce sont les douleurs chroniques lombaires ou des maux du haut du dos. Ces souffrances sont souvent dues au travail de bureau, aux postes entrainant de mauvaises postures ou gestes répétés, un emploi à responsabilités générant du stress ou encore des postes de manutention.

Il y a également beaucoup d’hernies discales dues à la manutention, au port de charges lourdes ou répétitives ou à des postures de travail inadaptées.

Comment prévenir le mal de dos dans son environnement professionnel – travail de bureau, manutention, mouvements répétitifs… ?

Pour le travail de bureau, il faut que l’installation ne contraigne pas le salarié à faire des postures inadaptées. Par exemple, il faut éviter de faire des rotations constantes de la tête, pour regarder un écran ou bien tenir son téléphone avec la tête inclinée. L’utilisation d’un casque permet d’éviter ce type de postures. Il est très important aussi d’avoir un siège adapté selon la pathologie et les besoins. Si ce n’est pas le cas, l’utilisation d’un coussin d’assise, sur un siège plus ordinaire, peut permettre de retrouver une bonne posture.

Dans la réalité du monde de l’entreprise, il est souvent difficile d’éviter de travailler le dos rond lorsque l’on travaille penché en avant. En revanche, suivre certains conseils pour prendre conscience qu’il est possible de se consacrer un moment pour se redresser, aligner son dos, plier les jambes si notre métier nous le permet.

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En ce qui concerne les métiers avec beaucoup de manutention ou des mouvements répétitifs, une réflexion ergonomique peut être nécessaire pour la préconisation de l’aménagement du poste de travail, d’autant plus lorsque celui-ci est inadapté. Par exemple, il est possible d’installer un tapis roulant ou acheter des tables élévatrices pour éviter une série de manutentions. Ce n’est pas l’homme qui doit s’adapter, mais le poste qui doit être adapté. Il serait utile de pouvoir prendre de très courtes pauses mais régulières pour faire quelques mouvements pour se relâcher.

Il est important aussi pour tous les travailleurs de prendre conscience du rôle du stress dans l’origine des douleurs de dos. Quel que soit le domaine professionnel, l’inadéquation entre la tâche demandée (pénibilité, quantité, changement d’organisation…) et les capacités de la personne à y faire face provoque ce stress.

Suite à un accident du travail, gestes répétés ou maladies, que faire pour que des douleurs lombaires n’impactent pas une activité professionnelle ?

A partir du moment où un salarié subit un accident ou est victime d’une maladie professionnelle, la reprise d’activité professionnelle n’est pas toujours évidente sans un réel aménagement. Celui-ci, dépend souvent de la « bonne volonté » de l’employeur, mais doit également être validé par le médecin du travail qui connaît les atteintes de l’employé et ses limites. Une étude des missions doit être réalisée afin d’identifier tous les aspects qui doivent être modifiés. Selon l’activité, cela n’est pas forcément possible.
Dans un service SSR (Soin de Suite et Réadaptation), l’ergothérapeute propose des mises en situation «para»professionnelles, et un entraînement sur les gestes professionnels, en lien avec le kiné et l’éducateur sportif.

Quels outils peuvent être mis en place pour adapter le poste de travail d’une personne victime d’un handicap ?

  • Étude ergonomique,
  • Préconisations pour adapter le poste de travail,
  • Dossier de demande d’aides au financement auprès de l’Agefiph,
  • Mises en situation pendant le séjour de rééducation.
  • Essais dans l’entreprise sous forme de stage ou reprise de l’activité à temps partiel thérapeutique.

Comment gérer le suivi d’une personne qui a eu un accident de travail ?

La problématique de l’accident du travail est complexe. En effet, il peut être la conséquence d’une « faute de l’employeur », lié à d’autres salariés ou dû à une erreur involontaire du salarié…

L’accident du travail a parfois des répercussions psychologiques qui nécessitent un accompagnement par un psychologue, qui est systématiquement proposé à tous les patients lombalgiques et est particulièrement important dans ce type de situation. L’ergothérapeute, en lien avec le médecin du travail de l’entreprise, a également un rôle important à jouer dans la prise en charge, pendant la rééducation. La reprise sur le poste antérieur, même avec des aménagements, n’est pas toujours possible. Pour des raisons physiques et psychologiques, un reclassement est parfois nécessaire. Il peut se faire dans la même entreprise sur un poste allégé.

Suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle, la reprise d’activité professionnelle n’est pas toujours évidente. L’ergothérapeute, en différentes étapes, aide ses patients à aménager un espace de travail adapté, en fonction de la perte de capacité du salarié. Leur rôle est donc primordial et d’un grand soutien pour les patients.

Un grand merci à Béatrice qui nous a partagé son expérience et son expertise sur l’univers de l’ergothérapie.

À venir, plus d’interview d’experts, restez connectés !

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J’ai mal au dos, que faire ?

J’AI MAL AU DOS, QUE FAIRE ?

Avoir mal de dos, surtout quand la douleur est intense, peut rapidement devenir handicapant au quotidien. Heureusement, il existe des solutions pour les soulager.

Découvrez le deuxième volet de notre interview avec Béatrice Jean, ergothérapeute, avec qui nous avons déjà eu le plaisir d’échanger sur sa profession. En tant que professionnelle de la santé, elle a accepté de nous expliquer son rôle auprès de patients souffrant de maux de dos et partage avec nous quelques exercices à faire pour lutter contre les douleurs lombaires.

Béatrice, quelles sont les causes les plus courantes des douleurs lombaires ?

Les douleurs lombaires peuvent être dues à une lésion des disques ou des tendons, généralement suite à une sollicitation trop importante de la colonne vertébraleport de charge, gestuelle inadaptée, choc, chute… Elles surviennent également à cause de contractures musculaires ou de lésions tendineuses chez des personnes qui travaillent dans des positions prolongées difficiles. Ces contractures peuvent être très douloureuses et handicapantes.

Les douleurs peuvent aussi être la conséquence de mauvaises courbures depuis l’enfance comme la scoliose par exemple, ou survenir dans certaines pathologies lorsqu’une vertèbre glisse sur celle du dessous. Avec l’âge, des phénomènes d’arthrose, ou autres lésions osseuses surviennent.

Enfin, il existe aussi d’autres causes moins visibles comme la sédentarité et le stress. En effet, la situation de stress – personnelle ou professionnelle – crispe et tétanise les muscles de façon tout à fait inconsciente. Ce phénomène correspond à l’expression « en avoir plein le dos », et à tendance à s’ajouter aux autres causes fonctionnelles. Suite à un arrêt de travail prolongé, si la musculature n’est plus entretenue, un déconditionnement peut alors être responsable de l’entretien des douleurs, qui deviennent alors chroniques.

Quel est le rôle de l’ergothérapie sur les douleurs lombaires ?

L’ergothérapeute a avant tout un rôle d’éducateur. Il va aider et conseiller le patient pour éviter une récidive des douleurs :

  • En apprenant les bonnes façons de s’asseoir, se baisser, de bouger ou porter une charge, en évitant la précipitation dans les mouvements et les positions statiques prolongées.
  • En adaptant au mieux l’environnement dans lequel il vit avec des rangements adaptés dans la cuisine par exemple – ce qui est lourd à mi-hauteur, ce que l’on utilise peu, placées en bas, ce qui est léger en haut.

L’ergothérapeute va également apporter de nombreux conseils pour éviter de souffrir des douleurs lombaires comme améliorer sa position de couchage ou s’étirer pour attraper un objet en hauteur. Cette méthode peut être bénéfique pour le dos à la condition de ne pas le cambrer lorsque l’on lève les bras.

Concernant le milieu professionnel, il faut adapter le poste pour limiter le port de charges excessives, organiser les zones de manutention, aménager le bureau de manière à éviter des postures inadéquates tenues de façon prolongée.

Quel traitement recommandiez-vous aux personnes atteintes de maux de dos ?

Retrouver la mobilité dès que c’est possible en marchant, bougeant et en évitant de rester couché. Selon l’intensité de la souffrance, des traitements peuvent être prescrits par des médecins et des chirurgiens.

La douleur est parfois si présente qu’elle « paralyse » et le patient est dans l’incapacité de bouger. Les antalgiques sont alors nécessaires dans un premier temps, pour permettre la rééducation avec le kinésithérapeute.

Quels exercices faciles peuvent soulager les douleurs lombaires ?

Les douleurs se traduisent différemment d’un patient à l’autre. Certains ont mal en marchant, d’autres lorsqu’ils sont assis ou couchés, mais de manière générale, retrouver le mouvement est le plus important. Dans le corps humain, le haut du dos, les cervicales et les lombaires sont liés. Ainsi, pour détendre le dos, il faut concentrer l’ensemble.

Quelques exercices qui font du bien :

  • Pensez à vous étirer le matin dans votre lit avant de vous lever.
  • Pratiquez ce que l’on appelle le « contracter-relâcher » peut soulager vos douleurs – levez fortement les épaules puis relâchez les, rapprochez les omoplates et relâchez.
  • Essayez de trouver un bon alignement de votre colonne lorsque vous êtes assis, en vous grandissant. Vous pouvez utiliser si besoin une assise inclinée vers l’avant ou un coussin.
  • Baissez-vous en utilisant vos jambes, ou en utilisant les fentes (vers l’avant) et en gardant votre dos droit pour attraper un objet au sol.
  • Utilisez des appuis lorsque vous faîtes quelque chose avec le dos en porte à faux. Ce qu’on appelle le « 3ème appui » peut s’appliquer partout. Vous avez les 2 jambes qui vous portent et votre main va supporter également une partie du poids et soulager les douleurs. Par exemple, essuyer une table en posant une main dessus.
  • Mettez-vous à quatre pattes au sol, ou assis sur un petit siège bas dos droit, au lieu de vous pencher en avant pour faire une activité en position basse.

Quelles attitudes sont à bannir de notre vie quotidienne pour éviter le mal de dos ?

La première chose à faire est d’éviter de bouger n’importe comment dans la précipitation. Par exemple, se retourner brusquement dans sa voiture pour gronder un enfant à l’arrière peut suffire à provoquer une douleur, voire léser un disque.

Dans la manutention et le port de charges, il faut utiliser les jambes, les bras et non le dos, en particulier dans les rotations, les torsions et lorsque l’on se baisse pour ramasser au sol. Il est donc recommandé de plier les genoux, remonter à la force des cuisses en bloquant la respiration puis en soufflant et non en utilisant le dos qui doit rester droit et aligné. Enfin, il est préférable d’éviter de rester assis dans la durée sans changer de position, se lever de temps en temps ou faire des mouvements de détente.

Le deuxième chapitre sur l’ergothérapie est terminé, mais retrouvez-nous la semaine prochaine pour le dernier volet de notre interview avec Béatrice, qui concernera l’impact des douleurs lombaires dans le milieu professionnel et des astuces pour aménager son poste de travail en fonction.

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Ergothérapeute : un accompagnement à la reprise du travail après un accident ou une maladie professionnelle

ERGOTHÉRAPEUTE : UN ACCOMPAGNEMENT À LA REPRISE DU TRAVAIL APRÈS UN ACCIDENT OU UNE MALADIE PROFESSIONNELLE

Peu connu mais pourtant indispensable, le métier d’ergothérapeute apporte un vrai soutien à de nombreux patients victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles.

Pour en savoir plus, nous avons interviewé Béatrice Jean, ergothérapeute depuis trente ans, pour qu’elle partage avec nous son expérience.

Existe-t-il une différence entre votre métier et l’ergonomie ?

L’ergothérapie et l’ergonomie, du grec « ergon » signifiant « travail, action » regroupent des réalités très différentes. L’ergothérapie consiste à accompagner une personne ayant perdu des capacités du fait d’un accident ou d’une maladie. Après l’évaluation de ses capacités, il s’agit de mettre en œuvre, avec la personne, un plan de traitement visant à :

  • récupérer ou développer ses aptitudes restantes,
  • compenser ses incapacités,
  • adapter son environnement de façon à favoriser la reprise des activités dont elle avait l’habitude, sur le plan personnel ainsi que sur le plan social et professionnel.

L’ergonomie, en revanche, s’oriente surtout sur le travail. Son objectif est d’optimiser le bien-être du travailleur, d’améliorer sa situation de travail, donc sa santé au travail, tout en veillant à la performance globale et à l’efficacité du système.

En vue d’accompagner le patient dans la reprise de son emploi, l’ergothérapeute agira sur les exigences de l’activité (aménagement du poste) pour les adapter aux capacités de la personne, tandis que l’ergonome centrera davantage ses interventions sur l’environnement et la tâche de travail.

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Quel type de patients suiviez-vous ?

J’ai suivi des patients accueillis pour un séjour de rééducation en SSR (Soins de Suite et Réadaptation) pendant quelques semaines voire quelques mois. J’accompagnais également des personnes avec de lourds handicaps pendant un à deux ans. Les pathologies auxquelles j’étais le plus souvent confrontées étaient :

  • Les accidents – Traumatisme Crânien, lésion traumatique de la colonne (paraplégie ou tétraplégie), traumatologies diverses touchant les membres supérieurs ou le dos…
  • Les maladies – Accident Vasculaire Cérébral, sclérose en plaque, cancer, myopathie ou autre pathologie…
  • Les pathologies dégénératives du rachis ou autre atteinte rhumatologique…

J’ai suivi des patients accueillis pour un séjour de rééducation en SSR (Soins de Suite et Réadaptation) pendant quelques semaines voire quelques mois. J’accompagnais également des personnes avec de lourds handicaps pendant un à deux ans.

Comment est-on amené à consulter un ergothérapeute ?

Les séances sont prescrites par le médecin de rééducation, le patient ne choisit donc pas cette prise en charge. En général, les malades sont répartis selon les disponibilités de l’équipe d’ergothérapie ou parfois en fonction des compétences particulières d’un soignant.

Les personnes que nous accompagnons pendant leur séjour dans le Centre se considèrent plus ou moins comme «patients». En effet, c’est le terme utilisé mais ce sont avant tout des personnes victimes d’un « accident » au cours de leur parcours de vie, qui va parfois laisser des modifications importantes dans leur vie future.

Comment se passe une consultation ?

Nous réalisons une prise en charge globale de la personne, avec différentes étapes adaptées selon la pathologie. Premièrement, il est parfois nécessaire de voir le patient dans sa chambre (toilette, habillage, transferts…), en salle de rééducation pour des évaluations, exercices ou activités visant à récupérer une fonction. Ensuite, l’ergothérapeute organise des mises en situation de vie quotidienne en cuisine, en grande surface, en ville pour prendre le bus ou sur des tâches ménagères par exemple.

Enfin, des déplacements au domicile des patients sont parfois organisés dans le cas où un aménagement de celui-ci doit être envisagé – lien avec la famille, préconisation de matériels et de transformations pour permettre le retour au domicile malgré le handicap.

En tant qu’ergothérapeute chargé du retour à l’emploi, quel était votre rôle ?

Pendant plus d’une vingtaine d’années, mon travail s’est axé sur l’accompagnement des patients qui présentaient différents types d’atteintes susceptibles de rendre leur retour au travail difficile. Les personnes victimes d’un handicap, dont la reprise de leur activité professionnelle était impossible, devaient envisager une reconversion.

Mon rôle consistait ainsi à mettre en œuvre les aménagements nécessaires, en lien avec le médecin du travail et l’employeur pour favoriser le retour dans l’entreprise. Nous réalisions des évaluations fonctionnelles diverses qui permettent de mesurer les pertes de capacité et les possibilités restantes.

Nous interrogions également la personne sur son activité pour comprendre son poste de travail et les missions qui le constitue. La préconisation de matériels, d’aides techniques, ou de modifications dans le contenu du poste de travail se fait après la visite dans l’entreprise et toujours en lien avec le médecin du travail et l’employeur. Evidemment, la personne est au centre de tous ces questionnements, il lui faut le temps d’accepter ses limites et de trouver les bonnes solutions malgré les nombreuses contraintes.

Mon travail était extrêmement varié aussi bien dans le domaine de la rééducation / réadaptation, que dans la préparation du retour au travail, avec dans les deux domaines la nécessité d’une adaptabilité permanente, et d’une grande disponibilité pour soutenir la personne vers la construction d’un nouvel avenir.

Métier au cœur de l’humain, l’ergothérapeute apporte un réel accompagnement à des patients qui ont vu leur vie complètement chamboulée.

Maintenant que vous en savez plus sur cette profession, retrouvez dès la semaine prochaine, un nouveau chapitre autour de l’ergothérapie et les douleurs lombaires. Béatrice partagera avec nous, conseils, astuces et exercices pour lutter contre les maux de dos.

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Le télétravail en 3 questions pour travailler dans de bonnes conditions

LE TÉLÉTRAVAIL EN 3 QUESTIONS POUR TRAVAILLER DANS DE BONNES CONDITIONS

Depuis la crise de la COVID-19, le télétravail a été adopté par de nombreuses entreprises pour éviter les déplacements, les contacts, et ainsi limiter les risques de contaminations. Les employeurs ont dû s’organiser rapidement pour mettre en place le travail à distance pour la majorité des salariés. Si certains étaient déjà habitués à cette pratique, pour d’autres, c’est un challenge d’adaptation à relever. Voici nos conseils pour veiller à ce que le télétravail se déroule dans les meilleures conditions et sans risque pour les salariés.

Télétravail : comment survivre à l’isolement social ?

Le travail à domicile implique un certain isolement et une plus grande autonomie de travail. Pour veiller à ce que cette nouvelle organisation, adopté par de plus en plus de salariés, se déroule sans stress et sans risques, l’employeur doit :

  • prioriser la redéfinition des méthodes de travail,
  • fixer des objectifs clairs sur le plus long terme,
  • et surtout tout mettre en œuvre pour favoriser la communication.

Il est fortement recommandé d’encourager les salariés à utiliser sans modération les outils qu’ils disposent pour garder contact entre collègues comme avec la hiérarchie (réunions et appels en visio, réguliers, plateforme de communication collaborative etc.).

Le maintien des communications et des relations habituelles permettra de lutter contre un isolement néfaste au bien-être. Des échanges réguliers génèrent en plus une forme d’esprit d’équipe et de soutien généralisé propice à la productivité et rassurant, dans ce contexte inhabituel qui peut être porteur de stress.

Pour lutter contre la monotonie des journées, il est également recommandé de :

  • faire des pauses régulières,
  • entrecouper les périodes de travail avec des moments d’activité physique,
  • des étirements, etc.

Face au Covid-19, c’est un effort collectif qui est nécessaire pour s’adapter aux mesures recommandées, mais aussi pour mettre en place les moyens adéquats pour garantir la santé et la sécurité de chacun.

Comment veiller à la santé de vos salariés qui télétravaillent ?

L’employeur est légalement tenu de veiller à la santé de ses salariés. Cette responsabilité conserve sa valeur, quelque soit le lieu de pratique du travail, aussi bien en entreprise, lors des déplacements, que lors du recours au télétravail à domicile.

Pour travailler depuis chez soi dans les meilleures conditions possibles, le salarié doit avoir à disposition le matériel nécessaire à la bonne réalisation de ses missions : matériel informatique, mobilier ergonomique et équipements divers pour l’espace de travail (clé d’accès internet, système de ventilation, éclairage adéquat, etc.). Généralement, le salarié aménage son espace de travail avec son mobilier et ses propres ressources, mais dans le cas contraire, c’est à l’employeur de lui fournir ce dont il a besoin.

En revanche, pour éviter avec plus de certitude que la posture de travail et l’aménagement de l’espace ne nuisent à la santé de ses salariés, l’employeur peut leur faire effectuer une formation aux gestes et postures.

Dans tous les cas, l’employeur doit être très vigilant sur ces points et devra s’assurer de la conformité de l’installation de travail. Il peut pour cela faire appel à une société habilitée qui se rendra sur place afin de lui remettre une attestation de conformité. Sinon, c’est le salarié qui remet une déclaration sur l’honneur que son installation est adaptée à la réalisation de son travail et à la préservation de sa santé.

Comment sécuriser son poste de travail à la maison ?

Les responsabilités de l’employeur vis-à-vis de ses salariés en télétravail concernent également leur sécurité. Une fois encore, elles sont difficiles à mettre en œuvre lorsqu’il s’agit du domicile privé, mais une équipe technique peut également intervenir pour attester du respect des règles de sécurité. Ces règles concernent notamment les installations électriques et/ou les installations à risques mises en place par le salarié. L’employeur devra donc s’assurer que les prescriptions de sécurité spécifiées en entreprise sont également respectées à domicile.

Qu’il s’agisse de la santé ou de la sécurité, un accès au domicile peut être demandé, soumis à l’accord du salarié, pour s’assurer de la conformité de l’espace de travail dans sa globalité. La demande peut être à l’initiative de l’employeur, mais aussi du CSE, ou encore du médecin du travail.

Pour rester au courant des dernières actualités de la santé au travail et pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

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Quelles aides financières pour prévenir le risque de troubles musculo-squelettiques dans votre entreprise ?

Quelles aides financières pour prévenir le risque de troubles musculo-squelettiques dans votre entreprise ?

Vous êtes une entreprise de moins de 50 salariés, et vous souhaitez vous faire accompagner financièrement pour lutter contre les risques liés à votre métier ? Il existe des solutions.
Le risque de troubles musculo-squelettiques (TMS) est présent dans chaque secteur d’activité. Pour le prévenir et ainsi préserver la santé de vos salariés, l’Assurance Maladie – Risques professionnels vous aide dans la mise en place de votre projet.

Les TMS, tous concernés

Prévenir du risque des troubles musculo-squelettiques est devenu un enjeu social et économique. En effet, les TMS impactent gravement la santé des salariés et engendrent des coûts élevés pour votre entreprise. Ils sont l’une des causes de maladies professionnelles les plus courantes. Selon une étude de l’INRS, ils sont même à l’origine de 4 maladies professionnelles sur 5.

Mais que sont vraiment les TMS ? Troubles de l’appareil locomoteur pour lesquels l’activité professionnelle peut jouer un rôle dans le développement, le maintien ou l’aggravation, ils peuvent affecter les muscles, les tendons ou les nerfs, particulièrement sur les membres supérieurs (cou, épaules, poignets, bas du dos…). Les membres inférieurs comme les genoux ou les chevilles peuvent également être impactés. Une personne victime de TMS ressentira rapidement une gêne dans ses mouvements, des raideurs ou une maladresse.

Ces troubles, le plus souvent liés à l’environnement professionnel, se développent généralement pour des raisons :

  • Physiques – répétitions de mouvements, charges lourdes, travail statique, mauvaise posture, travail au froid…
  • Psychosociales – mauvais climat social, manque de reconnaissance, travail complexe, poids émotionnel lourd…
  • D’organisation du travail – délai trop court, manque d’autonomie…

Si vos salariés sont atteints de TMS, les conséquences peuvent être plus ou moins sérieuses. Diminution de performance, absentéisme, turnover, ces troubles peuvent amener, dans certains cas, à un handicap temporaire ou permanent, voire à un arrêt de travail si cela n’est pas diagnostiqué et pris en charge à temps. Les Troubles Musculo-Squelettiques ont un coût en matière de santé mais également financier, c’est pourquoi, instaurer une politique de prévention dans votre entreprise est primordial pour vous aider à maintenir vos collaborateurs en bonne santé et en sécurité.

En matière de prévention, la formation est l’une des solutions efficaces pour lutter contre ces risques, préconisée par l’Assurance Maladie – Risques professionnels, alors renseignez-vous !

2 subventions pour lutter contre les TMS

L’assurance Maladie vous accompagne afin de prévenir et limiter l’apparition du risque de TMS dans votre entreprise.
2 subventions existent pour les entreprises allant de 1 à 49 salariés :

TMS Pros Diagnostic : vous souhaitez mettre en place un plan d’action contre les troubles musculo-squelettiques

  • Votre entreprise a la possibilité de former une personne en interne. L’objectif est de la rendre autonome, capable d’animer et de mettre en place un projet de prévention des TMS. Elle aura toutes les compétences nécessaires pour réaliser un diagnostic et un plan d’action de prévention.

Et/ou

  • Vous pouvez choisir de bénéficier d’une offre ergonomique pour mettre en place un diagnostic de prévention des TMS. Il comportera l’étude de la situation de travail correspondant à votre secteur d’activité, et le plan d’action.

Cette aide TMS Pros Diagnostic  permet de financer 70% d’un montant total de 25 000 € HT de ces prestations.

Réservation TMS Pros Diagnostic

TMS Pros Action : vous souhaitez vous équiper pour prévenir les troubles musculo-squelettiques

Plafonnée à 25 000 €, TMS Pros Action prend en charge 50 % d’un montant de 2 000 € HT minimum.

La subvention permet à votre entreprise de financer du matériel et/ou des équipements adaptés afin de limiter le risque de TMS en réduisant les contraintes physiques liées à votre activité – postures pénibles, mouvements répétitifs, manutention manuelle de charges etc.  Vous pourrez également faire participer vos salariés à des formations ciblées.

Réservations TMS Pros Action

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Le risque de TMS peut avoir des conséquences humaines et économiques graves au sein de votre structure, mais des aides financières existent pour vous accompagner dans la mise en place de vos actions de prévention.

Vous souhaitez en savoir plus et être accompagné dans votre projet ? Prenez contact avec nos équipes et consultez l’ensemble de nos formations liées à la santé au travail.

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Hausse des TMS en entreprise : les comprendre pour les éviter

HAUSSE DES TMS EN ENTREPRISE : LES COMPRENDRE POUR LES ÉVITER

La lutte contre le risque de TMS – Troubles Musculo Squelettiques – est en enjeu de santé pour les salariés, mais aussi pour l’entreprise et son économie. Si vous souhaitez maintenir une activité continue et prospère tout en garantissant un climat sécuritaire à vos collaborateurs, cet article vous permettra de comprendre les TMS, et vous donnera les moyens de lutter contre les facteurs de risques associés.

Qu’est-ce qu’un TMS ?

Les TMS sont des troubles de l’appareil locomoteur qui affectent les muscles, les tendons, ou les articulations. Ils sont les plus récurrents parmi les maladies professionnelles, et c’est bien souvent le métier exercé qui en est la source. Sans intervention de la part de l’employeur, la poursuite de l’activité dans des conditions inchangées contribue à aggraver les symptômes et empêcher la guérison.

Les causes d’apparition de ces douleurs sont « infinies » et propres à chaque métier, elles résultent d’une contrainte physique telle que des gestes répétitifs, des efforts conséquents, des manutentions lourdes, une immobilité prolongée, des postures contraignantes, le contact avec des vibrations, ou encore le travail dans le froid, etc.

tms et lombalgie après port de charges

Quels sont les symptômes et conséquences des TMS ?

L’apparition de douleurs ou d’une gêne importante lors de certains mouvements sont des symptômes annonciateurs à prendre immédiatement en considération. Ils peuvent se manifester dans tous le corps (dos, épaules, coudes, poignets, genoux etc.) et donnent lieu à des maladies telles que les tendinites ou lombalgies.

Dès les premiers symptômes, le salarié n’est plus en mesure d’effectuer un travail de qualité et souffre de son activité professionnelle. La plupart de ces maladies laissent en plus des séquelles non compatibles avec une reprise efficace.

Pour l’employeur, les conséquences sont tout aussi néfastes et lui font faire face à des coûts supplémentaires, à une baisse de productivité, et à une perte d’engagement générale liée à la propagation d’un climat de travail difficile et non propice au bien-être.

Quelles actions mettre en œuvre pour limiter le risque de TMS en entreprise ?

  • L’aménagement des conditions de travail

En premier lieu, il convient de procéder à un état des lieux général en rédigeant le Document Unique qui recense et évalue toutes les situations à risques liées à l’activité professionnelle. Une fois ces facteurs déterminés, l’employeur dispose des ressources suffisantes pour se mettre en conformité en aménageant les espaces, en adaptant les méthodes de travail, en investissant dans du nouveau matériel, etc.

aménagement du poste de travail pour éviter les tms
  • L’organisation et le management

Une bonne organisation du travail permet à chaque salarié d’évoluer à son rythme sans contraindre sa santé mentale (stress) et physique (trop forte intensité et épuisement). Dans des conditions d’exercices propices au bien-être, les collaborateurs sont plus attentifs à leurs gestes et ne surexploitent pas leurs corps.

formation de formateur gestes et postures
  • Acquisition de compétences et prévention

Les salariés n’ont pas, d’office et de naturel, les moyens de se protéger. C’est la responsabilité de l’employeur de communiquer sur l’existence du Document Unique et d’informer les salariés des risques auxquels ils pourraient s’exposer, et ce pour chaque unité de travail.

La capacité à reconnaître et prévenir le risque de TMS passe également par des actions de formation pour permettre l’acquisition de compétences utiles et adaptées aux spécificités de son métier.

Vous êtes employeur ? Impliquez vos salariés en leur proposant des formations adaptées qui leur enseigneront les bons réflexes pour préserver leur santé et leur sécurité.

Lire aussi : 4 raisons de faire de la prévention dans mon entreprise

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Aide et soin à domicile : comment éviter les risques ?

AIDE ET SOIN À DOMICILE : COMMENT FAIRE POUR ÉVITER LES RISQUES ?

En 2017, la fréquence des accidents de travail baisse dans tous les secteurs à l’exception de celui de l’Aide et du soin à domicile. Même constat pour les maladies professionnelles dont le nombre demeure alarmant à cause, notamment, d’une nécessité récurrente d’aider les patients à se déplacer.  

Aide et soin à domicile : Quels sont les risques reconnus de ce secteur ?

  • Manutentions manuelles – troubles musculo-squelettiques et accidents dus au travail debout avec piétinement, à la manutention de la personne et du matériel, aux gestes répétitifs, aux domiciles inadaptés et aux déplacements extérieurs),
  • Chutes de plain-pied – glissade au sol, port trop lourd d’un patient, chutes au domicile de la personne ou au cours des déplacements extérieurs, etc.,
  • Chutes de hauteur – chute d’un escabeau ou autre équipement, chute dans les escaliers, etc.,
  • Risque électrique – équipements de travail inadaptés, en mauvais état ou non maîtrise de l’utilisation (engins ménagers).

Quelles solutions pour éviter les risques sur son lieu de travail ?

Pour favoriser la santé et la sécurité des salariés, il est nécessaire de mettre en place une démarche prévention au sein de votre entreprise.
La prévention des risques professionnels permet de lutter contre les accidents de travail et de contribuer à la baisse des maladies professionnelles, tout en diminuant les risques d’épuisements physiques liés au métier.
En complément de la prévention, la formation contribue à corriger les méthodes de travail et en améliorer les conditions, et permettre à vos salariés d’être capable de préserver leur corps, leur santé, dans un cadre sécuritaire pour eux comme pour leurs patients.

Quelles formations pour répondre aux besoins de prévention des risques dans le secteur de l’aide et du soin à domicile ?

Optimiser les conditions de travail de l’employé,
Améliorer le confort, les soins et la sécurité apportés aux patients,
Répondre aux besoins techniques, organisationnels et humains de l’entreprise.

Optimiser les conditions de travail de l’employé,
Améliorer le confort, les soins et la sécurité apportés aux patients,
Répondre aux besoins techniques, organisationnels et humains de l’entreprise.

Être capable de secourir toute personne victime d’un accident de travail ou d’un malaise, en attendant l’arrivée des spécialistes.

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BTP : réduire les risques par la formation

BTP : RÉDUIRE LES RISQUES PAR LA FORMATION

Dans le secteur du BTP, la fréquence des accidents de travail a baissé de 3 % en 2007. Ce chiffre est tristement contrasté par le nombre de maladies professionnelles qui connait quant à lui une hausse de +3.5 %. Ce secteur à hauts risques invite à redoubler d’effort en matière de prévention et de formation pour parvenir à inverser plus nettement la tendance.

BTP : quels sont les risques les plus fréquents ?

  • Manutentions manuelles – le port de charges lourdes ou la manipulation des différents matériaux de chantier favorisent les troubles musculo-squelettiques ou les lombalgies,
  • Accidents avec engins de travaux – la mauvaise manipulation des engins, les engins défectueux ou mal entretenus et le non-respect des consignes de sécurité par les conducteurs sont des causes d’accidents de travail,
  • Chutes de hauteur – les chutes des échafaudages ou des nacelles,
  • Outillage à main – les accidents surviennent surtout sur les machines en atelier (en dehors des chantiers).

Quelles solutions pour éviter les risques sur son lieu de travail dans le secteur du BTP ?

Tous les acteurs d’une entreprise doivent être conscients des risques présents dans leur secteur. Pour cela, une politique de prévention doit être mise en place par l’ensemble des instances impliquées : la direction, les maîtres d’ouvrage, les personnes chargées de la sécurité, les salariés et leurs représentants.
La formation est l’une des actions majeures dans une démarche prévention. De nombreux organismes externes peuvent intervenir pour sensibiliser et former le personnel aux dangers liés à leur activité.

Résultats attendus de l’action de formation.

  • faire prendre conscience des dangers inhérents au secteur du BTP,
  • parvenir à diminuer les risques d’accidents du travail et de maladies professionnelles

Vous travaillez dans le secteur du BTP, ces formations peuvent répondre à vos besoins.

Être capable de secourir toute personne victime d’un accident de travail ou d’un malaise, en attendant l’arrivée des spécialistes.

Être habilité à réaliser des opérations sur ou à proximité d’une installation électrique par l’employeur, en sécurité vis-à-vis des réglementations électriques.

Être habilité à réaliser des opérations électriques pour les travaux au voisinage de basse tension.
Savoir reconnaitre les risques électriques et appliquer les règles de sécurité.

Être habilité à réaliser des opérations électriques pour les travaux au voisinage de basse tension.
Savoir reconnaître les risques électriques et appliquer les procédures de travail dans le cadre des interventions basses tensions élémentaires sur circuits terminaux (conformément à la norme NFC18-510)

Conduite d’engins de chantier télécommandés ou à conduite portée (Recommandation R372) (CACES) :

Obtenir l’autorisation de conduite (CACES) par l’employeur en conformité avec la législation.

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