BTP : des technologies au service de la prévention des accidents du travail

BTP : des technologies au service de la prévention des accidents du travail

Dans le bâtiment et les travaux publics, le défi de la sécurité est un gros enjeu. Organismes, incubateurs et ingénieurs cherchent à trouver des solutions pour agir sur la pénibilité, la sécurité et la prévention des risques. 

Le BTP parmi les secteurs les plus sinistrés

En 2018 en France, le secteur représentait 15% des maladies professionnelles, et 14% des accidents du travail, dont les 3 causes principales sont la manutention manuelle, les chutes, et l’outillage à main*.

Parallèlement à ces chiffres, on constate une volonté d’adapter ses habitudes de travail pour réduire les contraintes et chocs physiques prolongés. Ces résolutions professionnelles s’expliquent par une prise de conscience progressive mais déjà bien engagée du danger lié aux conditions difficiles d’exercice de ces métiers, mais surtout des conséquences qui en résultent : 39% des artisans du BTP se déclarent ainsi en mauvaise santé, et 68% d’entre eux disent souffrir de douleurs musculaires**.

Salariés du BTP travaillant sur un chantier

Nouvelles initiatives et intérêt croissant pour la technologie

Grâce aux études, à la prévention, et à la diffusion de l’information, les artisans et ouvriers du BTP ont désormais un regard différent sur la pénibilité de leur travail et **46% d’entre eux s’intéressent de près aux EPI (Equipement de Protection Individuelle) et aux dispositifs de balisages connectés pour sécuriser les zone de chantier.

L’impact des technologies sur les chantiers se fera autant ressentir auprès des salariés que des patrons en répondant à des objectifs humains, techniques, et organisationnels. Ceci se traduit grossièrement par une hausse de la productivité d’un côté, et d’un autre par la diminution des risques avec des gestes et postures de travail adaptés, une réactivité d’alerte plus efficace lors d’un accident, et une cohabitation engin et homme mieux contrôlée, notamment grâce à une meilleure visibilité sur les zones dangereuses.  

Si de telles avancées voient le jour, c’est aussi grâce aux accélérateurs de start-up spécialisés tel que « Santé – Prévention dans le BTP » qui accompagne les projets en faveur de la santé et de la qualité de vie au travail des salariés du BTP.

Preuve de cet engouement sur le plan technologique, le nombre de robot disponibles sur le marché et permettant d’alléger les tâches a été multiplié par 10 en seulement 5 ans.

Les robots d’assistance aux efforts

Côté technologie, plusieurs catégories se démarquent pour prévenir autant que diminuer le risque d’accidents sur chantier, et les robots en font partie. Si les robots 100% opérationnels pour remplacer l’homme sur des activités physiquement contraignantes font débat, les exosquelettes eux fascinent et intéressent de plus en plus les entreprises, tout en étant bien mieux accueillis par les salariés.

Homme portant un exosquelette pour porter des cartons sans douleurs

A destination des salariés dont la tête et le regard sont continuellement dirigés vers le haut, l’entreprise VIZ-O a mis au point un exosquelette permettant de soutenir les cervicales. Le système dynamique repose sur l’accompagnement du poids de la tête tout en suivant le mouvement des cervicales pour les soulager et éviter les douleurs.

L’entreprise K-Ryole s’est inspiré de son produit phare, une remorque électrique intelligente pour vélo, pour réaliser à la demande d’une entreprise de construction une brouette intuitive permettant de transporter sans efforts jusqu’à 250 kg et peu importe l’état du terrain.

Enfin, les artisans du BTP peuvent attendre avec impatience la solution encore en incubation de la société Moten technologies qui permettra de prévenir les troubles musculo-squelettiques (tendinites, lombalgies, etc.). Le fonctionnement de cette technologie repose sur l’écoute des sons et vibrations émis par les muscles du corps, qu’elle analyse ensuite en temps réel pour déterminer lorsque la sollicitation est trop importante et qu’une pause dans l’activité devient nécessaire. Elle permettrait enfin l’analyse poussée et l’ajustement du poste de travail pour en diminuer la pénibilité physique.  

Les technologies de reconnaissance vidéo 

Par drône ou par caméra, la vidéo trouve progressivement sa place sur les chantiers. Il ne s’agit pas ici de surveillance du travail effectué mais d’un moyen d’avoir une vision globale sur l’activité, afin de déterminer ce qui relève du danger et éviter les accidents.

L’entreprise NVIDIA a mis au point une technologie basée sur la reconnaissance vidéo qui permet de visualiser en 3D les chantiers et différencier les hommes, leurs engins et outils. Elle suit ensuite ces interactions, en relation avec les objets connectés du chantier,  pour veiller à la sécurité du site et de son activité.

Dans la même optique, Colas a développé en partenariat avec Volvo CR une intelligence artificielle qui vient prévenir le conducteur d’engin de la présence d’un collaborateur dans son champ de manœuvre. Cette technologie vient renforcer la vigilance au cœur des chantiers, mais lutte également contre les négligences comme l’oubli du port de son EPI.

En matière de prévention, les technologies numériques associées à la formation du personnel à la prévention des risques sont deux piliers co-dépendants qui permettront de réduire significativement les accidents du travail dans le secteur du BTP, où les chutes et accidents liés aux manutentions manuelles sont encore trop récurrents.

* Assurance Maladie Risques Professionnels
** Selon le baromètre ArtiSanté BTP

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Hausse des TMS en entreprise : les comprendre pour les éviter

Hausse des TMS en entreprise :
les comprendre pour les éviter

La lutte contre le risque de TMS – Troubles Musculo Squelettiques – est en enjeu de santé pour les salariés, mais aussi pour l’entreprise et son économie. Si vous souhaitez maintenir une activité continue et prospère tout en garantissant un climat sécuritaire à vos collaborateurs, cet article vous permettra de comprendre les TMS, et vous donnera les moyens de lutter contre les facteurs de risques associés.

Qu’est-ce qu’un TMS ?

Les TMS sont des troubles de l’appareil locomoteur qui affectent les muscles, les tendons, ou les articulations. Ils sont les plus récurrents parmi les maladies professionnelles, et c’est bien souvent le métier exercé qui en est la source. Sans intervention de la part de l’employeur, la poursuite de l’activité dans des conditions inchangées contribue à aggraver les symptômes et empêcher la guérison.

Les causes d’apparition de ces douleurs sont « infinies » et propres à chaque métier, elles résultent d’une contrainte physique telle que des gestes répétitifs, des efforts conséquents, des manutentions lourdes, une immobilité prolongée, des postures contraignantes, le contact avec des vibrations, ou encore le travail dans le froid, etc.

tms et lombalgie après port de charges

Quels sont les symptômes et conséquences des TMS ?

L’apparition de douleurs ou d’une gêne importante lors de certains mouvements sont des symptômes annonciateurs à prendre immédiatement en considération. Ils peuvent se manifester dans tous le corps (dos, épaules, coudes, poignets, genoux etc.) et donnent lieu à des maladies telles que les tendinites ou lombalgies.

Dès les premiers symptômes, le salarié n’est plus en mesure d’effectuer un travail de qualité et souffre de son activité professionnelle. La plupart de ces maladies laissent en plus des séquelles non compatibles avec une reprise efficace.

Pour l’employeur, les conséquences sont tout aussi néfastes et lui font faire face à des coûts supplémentaires, à une baisse de productivité, et à une perte d’engagement générale liée à la propagation d’un climat de travail difficile et non propice au bien-être.

Quelles actions mettre en œuvre pour y remédier ?

  • L’aménagement des conditions de travail

En premier lieu, il convient de procéder à un état des lieux général en rédigeant le Document Unique qui recense et évalue toutes les situations à risques liées à l’activité professionnelle. Une fois ces facteurs déterminés, l’employeur dispose des ressources suffisantes pour se mettre en conformité en aménageant les espaces, en adaptant les méthodes de travail, en investissant dans du nouveau matériel, etc.

aménagement du poste de travail pour éviter les tms
  • L’organisation et le management

Une bonne organisation du travail permet à chaque salarié d’évoluer à son rythme sans contraindre sa santé mentale (stress) et physique (trop forte intensité et épuisement). Dans des conditions d’exercices propices au bien-être, les collaborateurs sont plus attentifs à leurs gestes et ne surexploitent pas leurs corps.

formation de formateur gestes et postures
  • Acquisition de compétences et prévention

Les salariés n’ont pas, d’office et de naturel, les moyens de se protéger. C’est la responsabilité de l’employeur de communiquer sur l’existence du Document Unique et d’informer les salariés des risques auxquels ils pourraient s’exposer, et ce pour chaque unité de travail.

La capacité à reconnaître et prévenir le risque de TMS passe également par des actions de formation pour permettre l’acquisition de compétences utiles et adaptées aux spécificités de son métier.

Vous êtes employeur ? Impliquez vos salariés en leur proposant des formations adaptées qui leur enseigneront les bons réflexes pour préserver leur santé et leur sécurité.

Lire aussi : 4 raisons de faire de la prévention dans mon entreprise

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Evaluer les risques professionnels dans son entreprise avec le Document Unique

Evaluer les risques professionnels dans son entreprise avec le Document Unique

L’évaluation des risques professionnels est un travail minutieux qui demande préparation et organisation. Si la tâche peut sembler fastidieuse, une fois accomplie, elle deviendra un véritable atout pour l’entreprise en termes de santé et de longévité.

 Pourquoi évaluer les risques ?

  • Une obligation réglementaire

L’évaluation des risques professionnels et la mise en place d’actions de prévention font partie des obligations réglementaires de l’employeur. Le Code du Travail indique que tout employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Cela passe par une évaluation des risques « y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail des substances ou préparations chimiques, dans l’aménagement ou le réaménagement des lieux de travail, des installations et dans la définition des postes de travail », en application de l’article L. 230-2 du code du travail.

  • Un gage de performance

Plus qu’une obligation, cette démarche de prévention est un levier économique pour l’entreprise. Elle permet d’améliorer le fonctionnement de l’activité avec des procédés – ou une organisation –  efficaces et sans risques, et surtout de limiter le nombre de maladies professionnelles et d’accidents du travail. Les conditions de travail sont également plus favorables à la productivité et les salariés enclins à s’impliquer. L’évaluation des risques professionnels est donc une action de prévention qui bénéficie à tout le monde : employeur, salariés, entreprise.

  • Une étape obligatoire pour le Document Unique

L’analyse des risques s’inscrit enfin dans la démarche d’élaboration du DUER – Document Unique d’Évaluation des Risques professionnels, document obligatoire dans toute entreprise, quelle que soit son activité et sa masse salariale. Il contient la transposition écrite des résultats de l’évaluation et recense les risques dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement. La notion d’unité de travail est précisée par la circulaire n°6 DRT du 18 avril 2002 « comme un champ pouvant s’étendre d’un poste de travail, à plusieurs types de postes occupés par les travailleurs ou à des situations de travail, présentant les mêmes caractéristiques. D’un point de vue géographique, l’unité de travail ne se limite pas forcément à une activité fixe, mais peut aussi bien couvrir des lieux différents (manutention, chantiers, transports, etc.). »


Comment rédiger le document unique de votre entreprise ?

  • Préparation

L’élaboration de votre DUER est une opération qui nécessite d’être préparée en amont pour définir les acteurs, les unités de travail, et les moyens que possède l’entreprise pour financer ses actions. Vous déterminerez également tous les moyens dont vous disposez, ou dans lesquels vous souhaitez investir, pour communiquer régulièrement auprès des salariés.

  • Évaluation

Vient ensuite l’identification et l’évaluation des risques. Cette étape doit dissocier 2 notions :

  • L’identification des dangers :
    Le danger est la propriété ou capacité intrinsèque d’un équipement, d’une substance, d’une méthode de travail, de causer un dommage pour la santé des travailleurs ;
  • L’analyse des risques :
    C’est le résultat de l’étude des conditions d’exposition des travailleurs à ces dangers.
  • Classification

Une fois les risques professionnels clairement identifiés, vous ferez un inventaire de vos résultats qui vous permettra de hiérarchiser chaque risque par ordre d’importance et de priorité. Selon s’ils représentent un risque ou un danger imminent, en fonction de l’impact et de la gravité des nuisances causées, etc.  

  • Actions de prévention

L’inventaire des risques et leur classification  vous guideront enfin pour déterminer les actions à mettre en œuvre dans le but de prévenir les risques professionnels. Cette étape permet d’organiser et de planifier les actions dans le temps, selon les priorités et les moyens de l’entreprise.


Comment le mettre en application ?

Votre DUER – Document Unique d’Evaluation des Risques professionnels est terminé ?

Vous pouvez désormais mettre en œuvre les actions de prévention nécessaire en commençant par celles qui concernent un réel danger ou qui sont essentielles au fonctionnement de l’activité dans des conditions réglementaire. Les mesures de prévention collectives priment également sur les mesures individuelles.

Vous pouvez planifiez vos actions dans le temps pour étaler les frais. Sachez qu’il est possible de bénéficier de subvention en vous rapprochant de votre caisse régionale de rattachement.

Enfin, communiquez auprès de vos salariés sur l’existence du Document Unique et informez-les des actions qui ont été mises en œuvre. Vos actions de communication doivent être régulières pour rappeler sans cesse les messages de prévention.

Vous pouvez compléter ces mesures par des actions de formation à la prévention des risques, en cohérence avec l’organisation du travail et les nouveaux moyens existants de votre entreprise. Les formations permettent d’acquérir des compétences et des connaissances essentielles pour éviter les risques.

L’évaluation des risques et l’élaboration du Document Unique seront un véritable atout pour votre entreprise. Ce travail est à renouveler une fois par an pour actualiser les informations, et à chaque fois qu’un nouveau risque sera constaté. Ce peut être le cas suite à une réorganisation du travail, à un accident du travail, à une crise sanitaire, à l’utilisation de nouveaux procédés, produits, matériels, etc.

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Comment élaborer un Plan de Continuité d’Activité ?

Comment élaborer un Plan de Continuité d’Activité ?

L’élaboration d’un Plan de Continuité d’activité, qui permet de maintenir l’organisation en activité en cas de crise, nécessite un travail profond d’analyse de tout ce qui touche de loin ou de près à l’entreprise. Pour vous aider dans la réalisation de ce document, voici 10 étapes essentielles à suivre méthodiquement.

  1. Définir le contexte et les objectifs de l’organisation 

Cette analyse permet de déterminer le contexte aussi bien externe qu’interne (contrats, environnement économique, histoire et gouvernance de l’entreprise etc.), puis ainsi le niveau de risque supportable par l’entreprise, et les activités essentielles pour son maintien.

  1. Identifier et formaliser les besoins de continuité

Il s’agira d’affiner la précédente analyse des activités essentielles et préciser pour chacune le niveau de service nécessaire, le fonctionnement, les processus et les objectifs.

  1. Identifier et gérer les risques prioritaires 

Cette étape vise à identifier les risques de tous types qui peuvent affecter le maintien de l’activité et de ses objectifs, puis d’en faire l’analyse (source, vulnérabilité, impacts, etc.), et enfin de les évaluer pour les classer selon leur probabilité d’occurrence et la gravité de leur effet. Vous traiterez enfin ces risques en déterminant quelles actions peuvent les éliminer ou les limiter.

  1. Choisir les scénarios à prendre en compte 

Établir des scénarios vous permettra de cibler des risques de faible probabilité mais dont les conséquences peuvent tout de même s’avérer critiques.

  1. Formaliser les moyens et procédures 

Cette étape consiste à trouver comment intervenir suite à la perte de ressources pour assurer le maintien de l’activité et préparer la reprise. Il s’agira de recourir à d’autres ressources non impactées par la crise, d’un appel à des ressources extérieures, etc.

  1. Définir la stratégie de continuité

Les scénarios ont permis de définir en amont quels étaient les seuils critiques nécessitant un plan de continuité, et les actions à mettre en œuvre ; l’ensemble de l’analyse réalisée a aussi permis d’estimer les coûts de chaque scénario. Ces informations croisées avec les données de probabilité et de gravité permettront d’établir la stratégie de mise en place du plan de continuité.

  1. Spécifier les procédures de gestion de crise et de communication

Il s’agira de définir les dispositifs et les procédures qui permettront de détecter les signes annonciateurs d’une crise et les étapes qui suivront, telle que la mise en place d’une cellule de crise, pour répondre efficacement et rapidement et activer le Plan de Continuité.

  1. Rédiger le plan de continuité et la documentation associée

Au regard des travaux d’analyse et d’évaluation achevés, vous pourrez rédiger le Plan de Continuité d’Activité afin de décrire la démarche, les scénarios sélectionnés, et les réponses à appliquer.

  1. Assurer la capacité de mise en œuvre du plan

Les moyens et les ressources déterminant pour l’application du plan de continuité doivent toujours être disponibles. Ce travail de vérification doit être réalisé régulièrement pour veiller à ce qu’il n’y ai aucun obstacle à la mise en place des procédures.

  1. Faire évoluer le plan : exercices et retours d’expérience

Enfin, le plan établit devra être réévalué au besoin, en fonction des fluctuations de l’organisation et du contexte extérieur, afin de garantir son efficacité.

Suite à la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, il semble essentiel pour les entreprises de préparer dès aujourd’hui leur Plan de Continuité d’Activité afin de ne pas subir un nouveau rebond, ou une toute nouvelle typologie de crise, qui pourrait cette fois s’avérer fatale pour l’activité.

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Plan de Continuité d’Activité : comment gérer une crise

Plan de Continuité d’Activité : comment gérer une crise

Tout événement de crise qui viendrait interrompre l’activité d’une entreprise peut compromettre sa santé économique, même sur une courte période. Dans l’objectif de se préparer à un cas semblable, il est recommandé d’identifier au préalable quelles peuvent être les menaces pour une organisation et comment celles-ci peuvent impacter son activité.

La crise actuelle, générée par la pandémie de COVID-19, a forcé de nombreuses entreprises à se mettre à l’arrêt ; elle a bloqué les échanges de services et de produits, et a renversé l’économie vers un modèle inattendu, autant pour les entreprises à l’arrêt que pour celles qui ont pu, avec réorganisation, la maintenir. Certaines possédait déjà, ou l’ont établi en urgence, un PCA – Plan de Continuité d’Activité. Mais à quoi sert-il, et comment l’ont-ils intégré ?

Qu’est-ce qu’un PCA ?

Le PCA présente l’ensemble des mesures qui permettront d’assurer le maintien, de façon temporaire ou dégradée, des prestations de services ou d’autres tâches opérationnelles essentielles ou importantes de l’entreprise, puis les mesures qui permettront d’assurer la reprise planifiée des activités

En conditions normales, la rédaction du PCA prévoit une réponse adaptée en fonction de différents scénarios de crises étudiés (crise sanitaire, choc économique, etc.) ; dans le cas présent de crise sanitaire liée au Covid-19, il s’agissait de concevoir un plan d’activité permettant de tenir des objectifs minimums, et de répondre à ses obligations auprès des clients comme de son personnel.

Pourquoi élaborer un Plan de Continuité d’Activité ?

Selon le guide élaboré par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, « les retours d’expérience des grandes crises récentes montrent que les organisations ayant entrepris une démarche préalable visant à garantir la continuité de leur activité sont les plus résilientes face aux événements déstabilisants. »

L’élaboration d’un PCA n’est donc pas obligatoire mais une démarche essentielle pour préserver l’entreprise en cas d’événements de crise, telle que l’arrêt brutale des activités, la circulation extérieure et les échanges sociaux limités aux raisons de première nécessité, que nous avons connu. Le PCA permet alors de gérer rapidement ces contretemps et de trouver des alternatives pour conserver une activité minimale. Il permet de limiter les impacts et les conséquences des répercussions économiques, de maintenir ses engagements externes et une activité de minimale, et ainsi de faciliter la reprise d’activité pour les salariés.

Comment se construit un plan de continuité d’activité ?

Les étapes d’élaboration du PCA consistent finalement en une analyse globale de l’organisation pour définir son mode de fonctionnement, ses objectifs, et les critères essentiels à la continuité de l’activité.

Il convient ensuite de déterminer comment la crise, ici sanitaire, impacte l’activité, et établir une stratégie et des moyens spécifiques mis en œuvres pour y faire face. Ces moyens doivent intégrer un plan de communication pour informer en temps et en heure les relations externes et internes (clients, fournisseurs, prestataires, salariés, etc.).

Il n’est plus utopique aujourd’hui, au regard de la fréquence et de la nature des crises apparues au cours des 50 dernières années, de prévoir pour chaque entreprise un Plan de Continuité d’Activité. Son existence peut faire toute la différence et éviter une cessation d’activité forcée qu’ont subi de nombreuses entreprises depuis le début de la pandémie de Covid-19.

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6 conseils pour bien préparer votre reprise d’activité

6 conseils pour bien préparer votre reprise d’ACTIVITÉ

Le retour en entreprise et à la vie « en communauté » exige une préparation toute particulière pour permettre d’appliquer avec rigueur les gestes barrières. De nombreuses entreprises ont mis en œuvre leur PCA – Plan de Continuité d’Activité dès le début de la crise sanitaire. A présent, il est recommandé de concevoir et mettre en place un PRA – Plan de Reprise d’activité, qui consiste à détailler, étape par étape, les actions à coordonner face à différents types de risques. Dans le contexte actuel, le PRA permettra de mettre en œuvres les mesures nécessaires pour assurer une reprise en toute sécurité et faire face au risque de transmission du COVID-19 que pourrait générer la reprise de l’activité.

Vous vous apprêtez à ré-accueuillir vos salariés au sein de l’entreprise, voici nos conseils pour que cette reprise s’effectue en toute sécurité.

  1. Organisez les espaces

Le retour de vos salariés dans l’entreprise nécessite une organisation des locaux afin de définir des conditions de circulation et d’accès.

Le nombre de personnes sera par exemple limité par zone, notamment dans les espaces communs, en respectant des espaces de 4m² dédié par personne.

Un plan de circulation pourra être établi pour éviter les croisements. Il peut s’agir d’un sens unique de circulation avec marquage au sol, mais aussi d’une différenciation des portes d’entrées et de sorties.

  1. Aménagez les horaires

L’aménagement des horaires concernera la réorganisation des horaires de pause pour éviter les attroupements dans les zones de détente, à la machine à café par exemple, ou dans les zones fumeurs.

Pour toute activité conduisant un salarié à être en contact rapproché avec des clients ou des collaborateurs, prévoyez des rotations au poste plus régulières lui permettant de se laver les mains et désinfecter sa zone de travail.

Globalement, pour éviter les croisements et si l’activité le permet, aménagez les emplois du temps pour décaler les prises de postes et séquencer les arrivées.

  1. Mettez en place un plan de nettoyage minutieux

Le nettoyage des locaux doit également être réajusté et renforcé. Idéalement, l’essentiel des bureaux et matériels devrait être désinfecté quotidiennement.

Désinfectez le plus fréquemment possible :

  • les bureaux,
  • le matériel informatique,
  • les rampes,
  • la banque d’accueil du public,
  • les poignées de portes/fenêtres,
  • les boutons d’ascenseurs,
  • les interrupteurs,
  • les distributeurs de boissons,
  • les outils,
  • les surfaces et les sols,
  • tout objets qui peut être fréquemment touchés.
  1. Mettez à disposition des moyens d’hygiène

Vos salariés doivent pouvoir bénéficier de moyens d’hygiène pour se protéger et contribuer à l’implication du tous. Des flacons de solution hydro-alcooliques peuvent être disposés à l’entrée de l’entreprise avec utilisation obligatoire à l’arrivée, mais également dans les bureaux, ou à proximité du matériel commun : machine à café, distributeurs, table de pause, etc.

Veillez à ce que chaque point d’eau soit fonctionnel et facilement accessible pour permettre un lavage régulier des mains.

N’hésitez pas également à mettre à disposition des lingettes désinfectantes, masques, gants, essuie-tout, sacs-poubelle, boîte de mouchoirs en papier, etc., selon les besoins et situations.

  1. Communiquez auprès de vos salariés

Pour les salariés, la reprise d’activité peut être synonyme de stress et de désinformation, avec un sentiment généralisé d’anxiété quant aux moyens d’exercer son métier en toute sécurité.

Misez sur la transparence et sur une bonne communication auprès de vos collaborateurs, avec un accès facile aux ressources. Il s’agit principalement d’énumérer les mesures mises en place pour les protéger, et de les accompagner dans la démarche de prévention en indiquant les bonnes pratiques (gestes barrières, distanciation sociale) en contexte professionnel, et en leur donnant les moyens d’intégrer de nouveaux réflexes adaptés à leurs missions, et à toute la vie de l’entreprise.

  1. Rassurez vos collaborateurs

Donnez des informations sur la santé de l’entreprise, soyez bienveillant et montrez que l’activité professionnelle n’est pas à risque. Prévoyez et communiquez également à l’avance sur le comportement à avoir en cas de suspicion de contamination au COVID-19 : plus le processus est cadré, plus vos salariés seront rassurés et impliqués.

Vous l’aurez compris, la reprise d’activité nécessite une organisation réfléchit en amont et une lourde réflexion sur les mesures à prendre, notamment suite à l’analyse des risques qui devra sera reportée dans le Document Unique. En suivant ces 6 conseils, vous serez en bonne voie pour accueillir vos salariés et reprendre votre d’activité en toute sécurité.

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Covid-19 : comment supprimer le risque de contamination dans votre entreprise

Covid-19 : comment supprimer le risque de contamination dans votre entreprise

La reprise d’activité s’effectue progressivement dans un contexte de crise sanitaire toujours bien présent. A nouveau, les entreprises doivent adapter leur organisation et trouver des dynamiques qui permettent de respecter les directives de l’Etat et les gestes barrières.

La formation prévention du risque infectieux et Covid-19 vous accompagne pour assurer la sécurité des salariés ayant repris une activité professionnelle en entreprise. Elle aborde pour cela différents domaines de connaissances essentiels à la prévention du risque de transmission du COVID-19 :

Les prescriptions réglementaires liées aux risques du COVID-19

Il est de la responsabilité de l’employeur de réévaluer les risques professionnels en lien avec la crise sanitaire traversée et prendre les mesures organisationnelles qui s’imposent pour éviter les risques d’exposition au virus : moyens d’hygiène et nettoyage adapté, mesures de protection avec le public, réorganisation des horaires, des espaces, et de la circulation, etc.

Autant de règles de sécurité et consignes spécifiques qui contribuent à limiter les risques et assurer la sécurité des salariés face au Covid-19.

Les mécanismes de propagation des microbes

Les virus sont des ennemis invisibles. Pour lutter contre leur propagation et s’en protéger, il est essentiel de comprendre ce qu’est le risque infectieux, et plus particulièrement comment le covid-19 évolue dans notre société, en lien avec les échanges et les activités de notre quotidien.

Les mesures de prévention individuelles et collectives

Les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale sont désormais des incontournables de la vie en communauté que chacun est tenu de respecter. Si nous avons pris de nouvelles habitudes du côté de notre vie personnelle, ces réflexes doivent être les mêmes sur le lieu de travail.

Le lavage des mains, le nettoyage, le port du masque, de gants, ainsi que les précautions sociales et hygiéniques sont abordés dans cette formation dans le contexte spécifique de l’entreprise et de ses salariés. Ces derniers ont ainsi la capacité d’adapter leur comportement professionnel avec des conseils adaptés à leur rythme et à leur activité.

La formation Prévention du risque infectieux est disponible pour tous les salariés de votre entreprise et s’adapte à tout secteur d’activité. Il est également possible, en raison du contexte actuel, de dispenser la formation en classe virtuelle. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.

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Le télétravail en 3 questions pour travailler dans de bonnes conditions

Le télétravail en 3 questions pour travailler dans de bonnes conditions

Depuis l’allocution du Président de la République et l’annonce des mesures de confinement à respecter, le télétravail a été adopté à l’unisson pour éviter les déplacements, les contacts, et ainsi limiter les risques de contaminations au Covid-19. Les employeurs ont dû s’organiser rapidement pour mettre en place le travail à distance pour la majorité des salariés. Si certains étaient déjà habitués à cette pratique, pour d’autres, c’est un challenge d’adaptation à relever dans l’urgence. Voici nos conseils pour veiller à ce que le télétravail se déroule dans les meilleures conditions et sans risque pour les salariés. Alors évidemment, vu le contexte actuel il vous aura été difficile de mettre en pratique toutes les recommandations qui suivent mais gardez-les en mémoire pour la reprise d’activité et pour ceux qui souhaiteraient davantage télétravailler à l’avenir !

Confinement et télétravail : comment survivre à l’isolement social ?

Le confinement et le travail à domicile impliquent un certain isolement et une plus grande autonomie de travail. Pour veiller à ce que cette période se déroule sans stress et sans risques, l’employeur doit :

  • prioriser la redéfinition des méthodes de travail,
  • fixer des objectifs clairs sur le plus long terme,
  • et surtout tout mettre en œuvre pour favoriser la communication.

Il est fortement recommandé d’encourager les salariés à utiliser sans modération les outils qu’ils disposent pour garder contact entre collègues comme avec la hiérarchie (réunions et appels en visio, réguliers, plateforme de communication collaborative etc.).

Le maintien des communications et des relations habituelles permettra de lutter contre un isolement néfaste au bien-être. Des échanges réguliers génèrent en plus une forme d’esprit d’équipe et de soutien généralisé propice à la productivité et rassurant, dans ce contexte inhabituel qui peut être porteur de stress.

Pour lutter contre la monotonie des journées, il est également recommandé de :

  • faire des pauses régulières,
  • entrecouper les périodes de travail avec des moments d’activité physique,
  • des étirements, etc.

Face au Covid-19, c’est un effort collectif qui est nécessaire pour s’adapter aux mesures recommandées, mais aussi pour mettre en place les moyens adéquats pour garantir la santé et la sécurité de chacun.

Comment veiller à la santé de vos salariés qui télétravaillent ?

L’employeur est légalement tenu de veiller à la santé de ses salariés. Cette responsabilité conserve sa valeur, quel que soit le lieu de pratique du travail, aussi bien en entreprise, lors des déplacements, que lors du recours au télétravail à domicile.

Pour travailler depuis chez soi dans les meilleures conditions possibles, le salarié doit avoir à disposition le matériel nécessaire à la bonne réalisation de ses missions : matériel informatique, mobilier ergonomique et équipements divers pour l’espace de travail (clé d’accès internet, système de ventilation, éclairage adéquat, etc.). Généralement, le salarié aménage son espace de travail avec son mobilier et ses propres ressources, mais dans le cas contraire, c’est à l’employeur de lui fournir ce dont il a besoin.

En revanche, pour éviter avec plus de certitude que la posture de travail et l’aménagement de l’espace ne nuisent à la santé de ses salariés, l’employeur peut leur faire effectuer une formation aux gestes et postures.

Dans tous les cas, l’employeur doit être très vigilant sur ces points et devra s’assurer de la conformité de l’installation de travail. Il peut pour cela faire appel à une société habilitée qui se rendra sur place afin de lui remettre une attestation de conformité. Sinon, c’est le salarié qui remet une déclaration sur l’honneur que son installation est adaptée à la réalisation de son travail et à la préservation de sa santé.

Comment sécuriser son poste de travail à la maison ?

Les responsabilités de l’employeur vis-à-vis de ses salariés en télétravail concernent également leur sécurité. Une fois encore, elles sont difficiles à mettre en œuvre lorsqu’il s’agit du domicile privé, mais une équipe technique peut également intervenir pour attester du respect des règles de sécurité. Ces règles concernent notamment les installations électriques et/ou les installations à risques mises en place par le salarié. L’employeur devra donc s’assurer que les prescriptions de sécurité spécifiées en entreprise sont également respectées à domicile.

Qu’il s’agisse de la santé ou de la sécurité, un accès au domicile peut être demandé, soumis à l’accord du salarié, pour s’assurer de la conformité de l’espace de travail dans sa globalité. La demande peut être à l’initiative de l’employeur, mais aussi du CSE, ou encore du médecin du travail.

Pour rester au courant des dernières actualités de la santé au travail et pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

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4 raisons de faire de la prévention dans mon entreprise

4 raisons de faire de la prévention dans mon entreprise

La prévention des risques professionnels est une démarche indispensable et une priorité pour tous les secteurs d’activité. Elle joue un rôle essentiel dans la préservation de la santé et de la sécurité des travailleurs, et se répercute positivement sur de nombreuses composantes de la vie d’une entreprise. Découvrez les bénéfices cachés derrière ces 4 raisons majeures de faire de la prévention :

1. Etre en règle avec la législation

L’employeur est tenu, conformément aux dispositions du code du travail (articles L. 4121-1 et L. 4121-2), de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.

Il a ainsi la responsabilité d’informer et de former ses salariés aux risques qui découlent de leur activité, en mettant en place des actions de prévention des risques professionnels. Il doit également mettre en œuvre les mesures nécessaires pour aménager les postes et l’organisation du travail de manière adaptée, de sorte à réduire ou supprimer le risque.

2. Répondre à un devoir sanitaire

Si la prévention contribue à diminuer chaque année le nombre d’accidents du travail et maladies professionnelles, elle en atténue également les conséquences, en évitant par exemple des accidents très graves ou des TMS irréversibles.

L’étendue des mesures de prévention doit réunir information et formation, aménagements des postes, et réorganisation du travail, pour s’avérer efficaces. Ces conditions jouent un rôle central pour permettre aux salariés de rester plus longtemps dans la vie active, et l’entreprise de bénéficier plus encore de leur expérience.

3. Instaurer un climat sécuritaire

La prévention, c’est aussi une démarche morale et humaine. Promouvoir les actions mises en œuvre pour protéger la santé de ses salariés permet d’instaurer un climat sécuritaire et plus rassurant pour les équipes. Le facteur de pénibilité est amoindri et laisse place à plus de bien-être dans l’exercice de son métier. De ce fait, les travailleurs sont plus à l’aise et davantage impliqués afin de produire un travail de meilleur de qualité.

Enfin, ces conditions participent au partage de valeurs communes entre les collaborateurs, tout en s’intégrant dans une culture d’entreprise éthique et responsable.

4. Réduire les coûts de votre entreprise 

Le coût moyen des accidents du travail et maladies professionnelles, avec arrêt compris entre 16 et 45 jours, est estimé à la hauteur de 1700 € (tous secteurs confondus). A cela s’ajoute les coûts indirects liés à la réorganisation humaine et matérielle, comme le remplacement, la formation au poste, le changement de matériel, la réorganisation du fonctionnement, la mise en place de nouvelles mesures, etc. Autant de coûts à intégrer simultanément aux dépenses qui pourraient être évités grâce à une démarche de prévention organisée et planifiée sur le long terme.

Vous êtes convaincu mais ne savez pas par où commencer pour mettre en place votre plan de prévention ? Suivez notre guide pour organiser votre démarche !

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