Reprise d’activité professionnelle : il existe une vie après une maladie ou un accident du travail

REPRISE D’ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE : IL EXISTE UNE VIE APRÈS UNE MALADIE OU UN ACCIDENT DU TRAVAIL

Le mal de dos peut impacter fortement la productivité d’un employé et peut même provoquer des accidents de travail ou des maladies professionnelles. Pour ces salariés, il est parfois difficile voire impossible de reprendre leur activité.

Voici la dernière partie de notre interview de Béatrice. Elle nous explique comment grâce à son métier d’ergothérapeute, elle a aidé de nombreux salariés, handicapés par leur mal de dos, à réintégrer leur poste, tout en s’adaptant à leur nouvelle situation.

Dans le milieu de l’entreprise, quelles sont les pathologies les plus courantes ?

Le plus souvent, ce sont les douleurs chroniques lombaires ou des maux du haut du dos. Ces souffrances sont souvent dues au travail de bureau, aux postes entrainant de mauvaises postures ou gestes répétés, un emploi à responsabilités générant du stress ou encore des postes de manutention.

Il y a également beaucoup d’hernies discales dues à la manutention, au port de charges lourdes ou répétitives ou à des postures de travail inadaptées.

Comment prévenir le mal de dos dans son environnement professionnel – travail de bureau, manutention, mouvements répétitifs… ?

Pour le travail de bureau, il faut que l’installation ne contraigne pas le salarié à faire des postures inadaptées. Par exemple, il faut éviter de faire des rotations constantes de la tête, pour regarder un écran ou bien tenir son téléphone avec la tête inclinée. L’utilisation d’un casque permet d’éviter ce type de postures. Il est très important aussi d’avoir un siège adapté selon la pathologie et les besoins. Si ce n’est pas le cas, l’utilisation d’un coussin d’assise, sur un siège plus ordinaire, peut permettre de retrouver une bonne posture.

Dans la réalité du monde de l’entreprise, il est souvent difficile d’éviter de travailler le dos rond lorsque l’on travaille penché en avant. En revanche, suivre certains conseils pour prendre conscience qu’il est possible de se consacrer un moment pour se redresser, aligner son dos, plier les jambes si notre métier nous le permet.

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En ce qui concerne les métiers avec beaucoup de manutention ou des mouvements répétitifs, une réflexion ergonomique peut être nécessaire pour la préconisation de l’aménagement du poste de travail, d’autant plus lorsque celui-ci est inadapté. Par exemple, il est possible d’installer un tapis roulant ou acheter des tables élévatrices pour éviter une série de manutentions. Ce n’est pas l’homme qui doit s’adapter, mais le poste qui doit être adapté. Il serait utile de pouvoir prendre de très courtes pauses mais régulières pour faire quelques mouvements pour se relâcher.

Il est important aussi pour tous les travailleurs de prendre conscience du rôle du stress dans l’origine des douleurs de dos. Quel que soit le domaine professionnel, l’inadéquation entre la tâche demandée (pénibilité, quantité, changement d’organisation…) et les capacités de la personne à y faire face provoque ce stress.

Suite à un accident du travail, gestes répétés ou maladies, que faire pour que des douleurs lombaires n’impactent pas une activité professionnelle ?

A partir du moment où un salarié subit un accident ou est victime d’une maladie professionnelle, la reprise d’activité professionnelle n’est pas toujours évidente sans un réel aménagement. Celui-ci, dépend souvent de la « bonne volonté » de l’employeur, mais doit également être validé par le médecin du travail qui connaît les atteintes de l’employé et ses limites. Une étude des missions doit être réalisée afin d’identifier tous les aspects qui doivent être modifiés. Selon l’activité, cela n’est pas forcément possible.
Dans un service SSR (Soin de Suite et Réadaptation), l’ergothérapeute propose des mises en situation «para»professionnelles, et un entraînement sur les gestes professionnels, en lien avec le kiné et l’éducateur sportif.

Quels outils peuvent être mis en place pour adapter le poste de travail d’une personne victime d’un handicap ?

  • Étude ergonomique,
  • Préconisations pour adapter le poste de travail,
  • Dossier de demande d’aides au financement auprès de l’Agefiph,
  • Mises en situation pendant le séjour de rééducation.
  • Essais dans l’entreprise sous forme de stage ou reprise de l’activité à temps partiel thérapeutique.

Comment gérer le suivi d’une personne qui a eu un accident de travail ?

La problématique de l’accident du travail est complexe. En effet, il peut être la conséquence d’une « faute de l’employeur », lié à d’autres salariés ou dû à une erreur involontaire du salarié…

L’accident du travail a parfois des répercussions psychologiques qui nécessitent un accompagnement par un psychologue, qui est systématiquement proposé à tous les patients lombalgiques et est particulièrement important dans ce type de situation. L’ergothérapeute, en lien avec le médecin du travail de l’entreprise, a également un rôle important à jouer dans la prise en charge, pendant la rééducation. La reprise sur le poste antérieur, même avec des aménagements, n’est pas toujours possible. Pour des raisons physiques et psychologiques, un reclassement est parfois nécessaire. Il peut se faire dans la même entreprise sur un poste allégé.

Suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle, la reprise d’activité professionnelle n’est pas toujours évidente. L’ergothérapeute, en différentes étapes, aide ses patients à aménager un espace de travail adapté, en fonction de la perte de capacité du salarié. Leur rôle est donc primordial et d’un grand soutien pour les patients.

Un grand merci à Béatrice qui nous a partagé son expérience et son expertise sur l’univers de l’ergothérapie.

À venir, plus d’interview d’experts, restez connectés !

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Le télétravail en 3 questions pour travailler dans de bonnes conditions

LE TÉLÉTRAVAIL EN 3 QUESTIONS POUR TRAVAILLER DANS DE BONNES CONDITIONS

Depuis la crise de la COVID-19, le télétravail a été adopté par de nombreuses entreprises pour éviter les déplacements, les contacts, et ainsi limiter les risques de contaminations. Les employeurs ont dû s’organiser rapidement pour mettre en place le travail à distance pour la majorité des salariés. Si certains étaient déjà habitués à cette pratique, pour d’autres, c’est un challenge d’adaptation à relever. Voici nos conseils pour veiller à ce que le télétravail se déroule dans les meilleures conditions et sans risque pour les salariés.

Télétravail : comment survivre à l’isolement social ?

Le travail à domicile implique un certain isolement et une plus grande autonomie de travail. Pour veiller à ce que cette nouvelle organisation, adopté par de plus en plus de salariés, se déroule sans stress et sans risques, l’employeur doit :

  • prioriser la redéfinition des méthodes de travail,
  • fixer des objectifs clairs sur le plus long terme,
  • et surtout tout mettre en œuvre pour favoriser la communication.

Il est fortement recommandé d’encourager les salariés à utiliser sans modération les outils qu’ils disposent pour garder contact entre collègues comme avec la hiérarchie (réunions et appels en visio, réguliers, plateforme de communication collaborative etc.).

Le maintien des communications et des relations habituelles permettra de lutter contre un isolement néfaste au bien-être. Des échanges réguliers génèrent en plus une forme d’esprit d’équipe et de soutien généralisé propice à la productivité et rassurant, dans ce contexte inhabituel qui peut être porteur de stress.

Pour lutter contre la monotonie des journées, il est également recommandé de :

  • faire des pauses régulières,
  • entrecouper les périodes de travail avec des moments d’activité physique,
  • des étirements, etc.

Face au Covid-19, c’est un effort collectif qui est nécessaire pour s’adapter aux mesures recommandées, mais aussi pour mettre en place les moyens adéquats pour garantir la santé et la sécurité de chacun.

Comment veiller à la santé de vos salariés qui télétravaillent ?

L’employeur est légalement tenu de veiller à la santé de ses salariés. Cette responsabilité conserve sa valeur, quelque soit le lieu de pratique du travail, aussi bien en entreprise, lors des déplacements, que lors du recours au télétravail à domicile.

Pour travailler depuis chez soi dans les meilleures conditions possibles, le salarié doit avoir à disposition le matériel nécessaire à la bonne réalisation de ses missions : matériel informatique, mobilier ergonomique et équipements divers pour l’espace de travail (clé d’accès internet, système de ventilation, éclairage adéquat, etc.). Généralement, le salarié aménage son espace de travail avec son mobilier et ses propres ressources, mais dans le cas contraire, c’est à l’employeur de lui fournir ce dont il a besoin.

En revanche, pour éviter avec plus de certitude que la posture de travail et l’aménagement de l’espace ne nuisent à la santé de ses salariés, l’employeur peut leur faire effectuer une formation aux gestes et postures.

Dans tous les cas, l’employeur doit être très vigilant sur ces points et devra s’assurer de la conformité de l’installation de travail. Il peut pour cela faire appel à une société habilitée qui se rendra sur place afin de lui remettre une attestation de conformité. Sinon, c’est le salarié qui remet une déclaration sur l’honneur que son installation est adaptée à la réalisation de son travail et à la préservation de sa santé.

Comment sécuriser son poste de travail à la maison ?

Les responsabilités de l’employeur vis-à-vis de ses salariés en télétravail concernent également leur sécurité. Une fois encore, elles sont difficiles à mettre en œuvre lorsqu’il s’agit du domicile privé, mais une équipe technique peut également intervenir pour attester du respect des règles de sécurité. Ces règles concernent notamment les installations électriques et/ou les installations à risques mises en place par le salarié. L’employeur devra donc s’assurer que les prescriptions de sécurité spécifiées en entreprise sont également respectées à domicile.

Qu’il s’agisse de la santé ou de la sécurité, un accès au domicile peut être demandé, soumis à l’accord du salarié, pour s’assurer de la conformité de l’espace de travail dans sa globalité. La demande peut être à l’initiative de l’employeur, mais aussi du CSE, ou encore du médecin du travail.

Pour rester au courant des dernières actualités de la santé au travail et pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

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Quelles obligations pour l’employeur en termes de sécurité incendie ?

QUELLES OBLIGATIONS POUR L’EMPLOYEUR EN TERMES DE SECURITE INCENDIE ?

Un employeur a pour obligation d’assurer de manière optimale la sécurité de ses employés. Des mesures de prévention sont ainsi mises en place pour lutter contre les risques professionnels, notamment les dangers de l’incendie. Mais parmi de nombreuses informations, quelles sont celles qui sont obligatoires pour l’employeur.

Un décret préconise l’installation de consignes et d’équipements spécifiques pour favoriser la sécurité du personnel. Les entreprises doivent également réaliser des formations pour préparer leurs salariés à agir de manière efficace face à un départ de feu. 

Les consignes & équipements pour assurer la sécurité de tous sur le lieu de travail

  1. Les consignes de sécurité incendie

Selon le Code du Travail, les consignes de sécurité doivent être affichées dans tous les locaux dont l’effectif est supérieur à 5 personnes ainsi que les bâtiments manipulant des substances inflammables. Elles indiquent plusieurs éléments, tels le matériel d’extinction, les personnes en charge de mettre ce matériel en action, les moyens d’alerte, l’adresse et le numéro d’appel téléphonique du service de secours de premier appel… Ces consignes devront être accessibles et visibles par tous les travailleurs.

2. Les équipements obligatoires

En plus des consignes de sécurité indispensables au sein de l’entreprise, l’employeur doit également s’équiper d’un SSI (système de sécurité incendie) et d’un matériel de communication pour lutter contre le risque incendie.

Pour toutes les entreprises de plus de 50 salariés, un dispositif d’alarme sonore est obligatoire. Il doit être entendu par tous les travailleurs et dans l’ensemble du bâtiment. L’employeur mettra également en place des systèmes de lutte contre le feu. En effet, des extincteurs adaptés aux activités de l’établissement ainsi qu’au bâtiment concerné sont exigés.

Les personnes exposées au risque incendie devront disposer de matériels spécifiques comme des lampes, des couvertures anti-feu ou encore des vêtements spéciaux. Enfin, un appareil de désenfumage est nécessaire pour permettre l’évacuation des fumées.

La formation pour une sécurité incendie optimale

Chaque employeur est tenu d’assurer la sécurité ainsi que la protection de ses salariés. C’est pourquoi, il est tenu de former son personnel aux dangers de l’incendie. Ils apprennent à agir de manière efficace tout en gérant leur stress face à un sinistre, mais aussi, à supprimer les causes d’un départ de feu.

La loi recommande de former au minimum 1 employé sur 10 et d’attribuer différents rôles liés à la sécurité incendie pour une meilleure organisation :

→ 1 personne qui s’occupe de la première intervention (il sait utiliser les extincteurs)

→ 1 personne en charge de l’évacuation des personnes (il définit les rôles de chacun lors d’une évacuation)

→ 1 personne qui gère les premiers secours (il contacte les premiers secours)

La formation est efficace si celle-ci est réalisée de manière régulière afin de maintenir et actualiser les compétences des travailleurs. Il est d’ailleurs recommandé de réaliser des exercices d’évacuation au sein de son entreprise tous les 6 mois.

La règlementation demande aux employeurs de former leur personnel sur les risques de l’incendie présent sur le lieu de travail. Ces formations permettent de prévenir et limiter les risques incendies et de familiariser les travailleurs à adopter les bons réflexes et à gérer un départ de feu sans stress.

En plus de la formation, l’entreprise devra mettre à disposition des consignes et des équipements qui permettent de lutter contre le feu et d’assurer la sécurité des employés.

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4 critères pour bien choisir son organisme de formation incendie

4 CRITÈRES POUR BIEN CHOISIR SON ORGANISME DE FORMATION INCENDIE

Chaque entreprise dispose d’un droit à la formation. Cependant, choisir le bon organisme de formation n’est pas une tâche facile. En effet, il existe un nombre important de prestataires et sélectionner celui qui convient à votre entreprise n’est pas évident.

Pourtant, ce travail de recherche est primordial. En effet, travailler avec un organisme de formation de qualité est la clé pour obtenir de réels résultats et une montée en compétences des salariés. Il  détermine la qualité de la formation.

Pourquoi former ses salariés à la sécurité incendie ?

Chaque employeur a l’obligation de veiller à la sécurité de ses salariés. En effet, il doit notamment les informer et les former à la sécurité incendie.

La formation a pour but d’apprendre aux travailleurs à savoir agir de manière efficace tout en gérant leur stress face à un départ de feu mais permet également de comprendre comment supprimer les causes d’un incendie. Les salariés connaissent et assimilent les moyens d’extinction, les consignes de sécurité, et les gestes d’évacuation à travers des apprentissages théoriques et des cas pratiques.

Quel critère prendre en compte pour choisir son organisme de formation ?


Afin de trouver de manière simple et efficace un organisme de formation qui correspond aux attentes de votre entreprise, voici quelques critères importants pour sélectionner votre prestataire :

Une offre en accord avec les besoins de mon entreprise : Le prestataire évalue vos besoins et recherche la meilleure offre formation.

Un organisme à mon écoute et qui m’accompagne : L’organisme est à votre écoute et vous propose des formations personnalisées en fonction de vos objectifs et de votre secteur d’activité. Il propose également un accompagnement complet tout au long du projet (procédures administratives, fixation d’une date…)

Tarif en accord avec la prestation

Des formations de qualité : L’organisme propose des formations avec des formateurs expérimentés et qualifiés, du matériel de qualité et une approche pédagogique qui pousse à la montée en compétences. Enfin, il est très important d’avoir un suivi de la formation (évaluation des acquis, analyse et retour des salariés et du client, axes d’amélioration…)

Il existe un grand nombre d’organismes de formation. Cependant, tous ne vous mèneront pas aux mêmes résultats. Afin de bien choisir son organisme, il faut étudier plusieurs critères qui vous garantiront une formation de qualité.

Finalement, un organisme de formation de qualité, c’est celui qui place votre intérêt professionnel au centre du projet et qui vous offre un accompagnement de qualité et personnalisé tout au long du processus de formation.

Vous souhaitez en savoir plus sur notre organisme et monter un projet ? Contactez-nous !

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Le document unique : la « boite à outils » des entreprises

Le document unique : la « boite à outils » des entreprises

L’évaluation des risques dans une entreprise est primordiale et constitue le point de départ d’une démarche de prévention. Elle permet en effet à l’employeur de connaître les risques qui peuvent toucher son entreprise et ses salariés afin de mettre en place des actions adaptées en conséquence. Selon la loi, chaque organisation à l’obligation d’établir un Document Unique d’Évaluation des Risques professionnels (DUER).

Evaluer les risques avec le DUER ?

Pour répondre à son devoir d’assurer la santé et la sécurité de l’ensemble de ses salariés, tout employeur doit rédiger un DUER au sein de son entreprise. Il peut le rédiger seul mais peut également se faire accompagner de personnes ou d’organismes spécialisés – Comité Social et Economique (CSE), médecin du travail, organismes extérieurs, outil comme l’OiRA. En revanche, même s’il se fait accompagner dans sa réalisation, il en reste l’unique responsable.

Le DUER a pour finalité de limiter le nombre de maladies professionnelles et accidents de travail grâce à une démarche de prévention bien définie. C’est le point de départ pour construire un plan d’action adapté aux risques présents dans une entreprise.

Le document unique doit être établi dès l’embauche d’un premier salarié. Il doit être affiché dans l’entreprise afin d’être accessible par des membres internes (salariés, médecin du travail, CSE, CHSCT, délégués du personnel…) et externes (médecin du travail, inspecteur ou contrôleur du travail, agent de service de prévention des organisations de sécurité sociale…) à l’entreprise. Il est donc très important que le DUER soit mis à jour régulièrement pour diffuser les bonnes informations. La loi impose une actualisation annuelle ainsi qu’une mise à jour dès l’apparition :

  • D’une modification importante concernant les conditions de travail, de sécurité, de santé ou d’hygiène
  • D’une information supplémentaire sur l’évaluation des risques dans une unité de travail.

L’absence de Document Unique dans une entreprise peut être sanctionné d’une amende de 1 500 € par unité de travail et jusqu’à 3 000 € en cas de récidive.

Comment réaliser un document unique ?

La réalisation du Document Unique de l’Évaluation des Risques professionnels est libre. En effet, il n’existe aucun modèle prédéfini à suivre. Vous avez ainsi la possibilité de le réaliser au format papier ou numérique. Cependant, si vous choisissez la forme numérique, vous devrez le déclarer auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

Afin d’avoir un DUER complet et précis, n’hésitez pas à utiliser des ressources déjà existantes au sein de votre structure. En effet, vous pouvez vous servir du :

  • Bilan de la situation générale de la sécurité et des actions de prévention,
  • Programme de prévention des risques professionnels annuel,
  • Registre unique de sécurité.

Cependant, ces informations ne suffiront pas à constituer votre Document Unique. Vous devez également ajouter les informations suivantes :

  • le résultat de l’évaluation des risques identifiés et liés aux situations de travail propres à chaque salarié,
  • un inventaire des risques professionnels identifiés dans chaque unité de travail,
  • les données collectives utiles à l’évaluation des expositions individuelles ainsi que le nombre de salariés exposés.

La circulaire apporte quelques précisions concernant la notion d’inventaire et définit l’évaluation des risques en deux étapes.

Premièrement, l’identification des dangers qui correspond à la capacité d’un produit, d’une méthode de travail à causer un dommage à un salarié.

Deuxièmement, l’analyse des risques qui représente le résultat de l’étude des conditions d’expositions des employés. Le DUER doit comporter à minima le résultat de cette analyse en deux étapes.

Vous pouvez également apporter des informations utiles et pertinentes pour votre entreprise comme le classement des risques, la liste des actions à mener etc.

Le document unique est un outil indispensable pour une entreprise. Il contient la transposition écrite des résultats de l’évaluation des risques mise en œuvre par l’employeur dans le cadre de son obligation réglementaire d’assurer la sécurité et de protéger la santé de ses salariés.

Retrouvez d’autres informations sur la brochure évaluation des risques professionnels.

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« Plan d’action COVID-19 » : un outil en ligne gratuit pour travailler en sécurité et en bonne santé

« Plan d’action COVID-19 » : un outil en ligne gratuit pour travailler en sécurité et en bonne santé

La crise sanitaire du Covid-19 impacte fortement le développement des entreprises. Beaucoup d’entre elles ont réussi à mettre en place des mesures de prévention adaptées à cette situation. Cependant, d’autres cherchent encore la meilleure solution pour poursuivre leur activité tout en garantissant la sécurité et la santé de l’ensemble de leurs salariés. Les entreprises peuvent aujourd’hui s’aider de l’outil en ligne « Le plan d’action Covid-19 » pour évaluer les risques et construire un plan d’action permettant d’agir en conséquence.

Qu’est-ce que le « Plan d’action COVID-19 » ?

Il est aujourd’hui difficile de savoir quelles mesures mettre en place face à l’épidémie de la COVID-19. Ainsi, l’Assurance Maladie et l’Institut National de Recherche et de Sécurité – INRS, ont mis en place l’outil en ligne gratuit  « Plan d’action COVID-19 », disponible sur la plateforme européenne d’outils interactifs OiRA, afin d’aider les entreprises à prévenir les risques liés à la crise sanitaire actuelle. En effet, comme pour tous les autres risques, la prévention est la clef pour limiter au maximum la propagation du virus.

Disponible en libre accès sur internet et facile à utiliser, cet outil permet à toute entreprise de réaliser un questionnaire d’une quarantaine de questions. Ce test a pour objectif d’aider les entreprises à identifier les situations à risques, proposer des mesures opérationnelles et aider les organisations à travailler en sécurité et en bonne santé au sein d’un environnement entièrement modifié. Suite au questionnaire, un plan d’action vous est proposé. Ce dernier est téléchargeable et devra être intégré au document unique de votre organisation.

L’outil « Plan d’action COVID-19 » propose en somme des conseils génériques à adapter à votre entreprise. Il présente un large panel de situations qui peuvent toucher chaque entreprise (accueil client, adaptabilité des locaux, gestion des prestataires extérieurs, collaborateur présentant des risques ou déclaré comme cas contact…) et vous aideront à protéger vos salariés en trouvant une solution à chaque situation.

Pour les entreprises ayant déjà commencé à élaborer un plan d’action, elles pourront assurer son suivi et mettre en place de nouvelles actions. Il existe également des organismes spécifiques pour les structures se questionnant sur des risques précis liés à leur secteur d’activité.

Les démarches à suivre pour utiliser l’outil en ligne

Pour obtenir le plan d’action à adapter à votre structure, il vous faut réaliser un questionnaire sur différentes thématiques impactées par la COVID-19. Rendez-vous sur la plateforme OiRA pour démarrer une session d’essai afin de comprendre et maîtriser l’outil. Une fois que vous avez manipulé la plateforme, inscrivez-vous pour sauvegarder et télécharger votre évaluation. Ce test vous permet d’obtenir un rapport complet ainsi qu’un plan d’action à adapter à votre structure.

Afin de réaliser au mieux le plan d’action, nous vous proposons quelques conseils à mettre en place durant l’évaluation.

1. Imprimer la liste de tous les risques

Imprimer cette liste vous permettra d’avoir une vue d’ensemble sur tous les risques existants et voir ceux qui vous concernent. Vous pouvez également distribuer cette liste à votre équipe pour avoir leurs avis sur les mesures qui pourraient éventuellement être mises en place. L’échange avec vos salariés est très important afin de comprendre et analyser les risques auxquels ils sont confrontés.

2. Procéder à l’évaluation dans l’outil OiRA

Dans cette étape, il est important de lister toutes les mesures déjà mises en place pour chacun des risques présents au sein de votre entreprise. Après les avoir identifiées, il faut estimer si ces solutions sont suffisantes pour maîtriser ces risques.

3. Construire la partie « plan d’action »

Cette partie vous permet d’affiner votre plan d’action pour maîtriser les risques. Aussi, pour toutes les questions « risque maîtrisé ? » auxquelles vous répondrez « non », vous avez la possibilité d’ajouter une ou plusieurs mesures proposées par la plateforme en cliquant sur le bouton « pré-remplir ».

4. Editer votre rapport et votre plan d’action

L’outil vous permet de personnaliser au maximum votre rapport en ajoutant des commentaires pour décrire au mieux la situation de votre entreprise. Vous pouvez également ajouter des risques propres liés à votre secteur d’activité en cliquant sur « risques ajoutés ». 

Votre évaluation est terminée ? Il vous suffit de la télécharger et de l’imprimer. Intégrez-la dans votre document unique afin qu’elle puisse être consultable par l’ensemble de vos salariés.

La situation sanitaire actuelle oblige les entreprises à mettre en place des dispositifs de prévention pour que leurs salariés puissent poursuivre leur activité en toute sécurité et en bonne santé. L’outil « Plan d’action COVID-19 » répond aux interrogations des entreprises concernant les démarches à mettre en place et  leur propose un plan d’action pour savoir comment agir face à un environnement complètement modifié.

En complément, vous pouvez également télécharger un guide qui vous aidera à suivre un protocole sanitaire dans votre entreprise.

La prévention du risque passe également par la formation. Formez vos salariés afin qu’ils sachent comment prévenir le risque infectieux du COVID-19.

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Les démarches essentielles pour prévenir le risque incendie

Les démarches essentielles pour prévenir le risque incendie

Chaque année, de nombreuses entreprises subissent les conséquences d’un d’incendie qui peuvent être dramatiques, avec des répercussions autant humaines que matérielles. Malgré la gravité d’un tel sinistre, le nombre de victimes reste heureusement relativement faible, tandis que les conséquences socio-économiques s’avèrent quant à elle très souvent fatales pour les entreprises.  Perte de clients, dégâts matériels importants, baisse de la production, il est difficile de se relever après une telle épreuve, c’est pourquoi la prévention du risque est indispensable pour éviter un départ de feu dans un établissement.

Comprendre le risque incendie

Comment se déclenche un incendie ?

Pour qu’il y ait départ de feu, il faut impérativement que les 3 éléments suivants soient réunis :

  • Un combustible comme le papier, le carton…
  • Un comburant tel que l’air, l’oxygène…
  • Une source d’inflammation, par exemple une étincelle, une cigarette encore allumée…

Dès qu’il s’est déclaré, l’incendie évolue sans contrôle dans l’espace et le temps. Il émet alors très rapidement de dangereuses chaleurs, fumées et des gaz polluants, rendant l’atmosphère irrespirable.

Les facteurs de déclenchement d’un incendie sont nombreux, et variés. On peut cependant les regrouper en 3 types de causes de départ de feu :

  1. Techniques : problème électrique comme la surcharge des prises, embrasement de produits chimiques, …
  2. Humaines : acte de négligence comme le jet de mégots de cigarette au sol, travaux par points chauds, …
  3. Naturelles : aléas météorologiques (foudre ou sécheresse)

Prévenir le risque d’incendie le plus tôt possible et sans attendre un incident est ainsi primordial pour une organisation. La règlementation française exige en ce sens d’assurer la protection des personnes et des biens en mettant en œuvre un plan d’actions qui permettront :

  • D’évacuer le plus rapidement possible l’ensemble des personnes
  • De limiter la propagation du feu
  • De favoriser l’accès et l’intervention des pompiers

Prévenir le risque incendie dans votre entreprise

Le risque incendie dans une organisation doit être évalué régulièrement. Pour cela, il est conseillé d’effectuer un diagnostic et une analyse de la situation permettant d’adopter en réponse des mesures techniques et organisationnelles adaptées. Ces mesures vous permettront de comprendre comment éviter un départ de feu, limiter sa propagation et réduire les conséquences humaines et matérielles.

1. Adapter vos locaux au maximum

Les mesures de prévention sont d’autant plus efficaces lorsqu’elles font partie d’un plan bien établi et organisé à l’avance. Cela consiste par exemple à adapter vos locaux pour éviter les situations propices au déclenchement d’un feu, et optimiser certains aspects qui permettront d’être plus résistants en cas d’incendie.

Lorsque vous concevez vos bureaux et leurs cheminements, pensez notamment aux évacuations pour le personnel, à l’isolement des locaux à risques, à l’ajout de distances de sécurité pour réduire la propagation du feu, aux choix des matériaux, à la conception d’issues efficaces… Ces points de construction, définis par de nombreux textes de loi, vous permettront de limiter le risque d’incendie dans votre entreprise.

2. Afficher les consignes de sécurité

Quelle attitude avoir lors d’un déclenchement de feu, comment réagir ou intervenir face à l’urgence, quels sont les gestes de sécurité à adopter ? Les consignes de sécurité de votre entreprise donnent des indications en lien avec les risques spécifiques liés à l’activité de votre organisation. Être formé et informé sur ces consignes permet au personnel d’agir plus rapidement et efficacement contre un début d’incendie. Ces consignes doivent être affichées de manière apparente, claire et visible de tous afin que chaque employé puisse y avoir accès.

3. Former des équipes à la lutte contre le feu

Comment réagir en cas d’incendie ? Il n’est pas évident de garder son calme et de savoir quoi faire dans une telle situation. Former ses salariés à la lutte contre le feu est un moyen efficace de prévention du risque incendie. Vous apprenez à reconnaitre les situations à risques et acquérez les bons réflexes, car en cas de feu, vous devez savoir agir vite et être très réactif pour limiter les dégâts. La formation joue donc un rôle essentiel dans la maîtrise du risque incendie en entreprise.

4. Mettre en place des exercices d’évacuation

La formation pour prévenir le risque d’incendie en entreprise passe également par la mise en place d’exercices d’évacuation réguliers. Ils sont obligatoires et permettent de préparer vos équipes à acquérir les bons réflexes en cas de départ de feu.

Ces exercices se déroulent en 3 temps :

Préparation

  • Définir le rôle et la responsabilité des intervenants comme le chargé d’évacuation ou les observateurs
  • Vérification et contrôle des installations
  • Information du personnel
  • Organisation pratique (date, objectif de l’exercice, thème de l’incendie)

Déroulement

  • Déclencher l’alarme
  • Stopper toute activité et rejoindre les points de rassemblement dans le calme
  • Vérifier que tout le personnel a été évacué du bâtiment
  • Faire l’appel
  • Annoncer la fin de l’exercice
  • Relever le temps nécessaire à l’évacuation
  • Remplir le bilan de l’exercice

Évaluation

S’assurer que les gestes ont bien été acquis

Prévenir le risque incendie, c’est mettre en œuvre des actions qui permettront d’éviter qu’un feu se déclare, mais c’est aussi se donner les moyens d’en limiter les dégâts. Il est donc indispensable de définir un plan d’action et des mesures à appliquer, et mettre en place des exercices réguliers dans votre structure.

Vous êtes employeur ? Impliquer vos salariés en leur proposant des formations adaptées à leur activité et à leur établissement pour prévenir efficacement le risque d’incendie.

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Quelles aides financières pour prévenir le risque de troubles musculo-squelettiques dans votre entreprise ?

Quelles aides financières pour prévenir le risque de troubles musculo-squelettiques dans votre entreprise ?

Vous êtes une entreprise de moins de 50 salariés, et vous souhaitez vous faire accompagner financièrement pour lutter contre les risques liés à votre métier ? Il existe des solutions.
Le risque de troubles musculo-squelettiques (TMS) est présent dans chaque secteur d’activité. Pour le prévenir et ainsi préserver la santé de vos salariés, l’Assurance Maladie – Risques professionnels vous aide dans la mise en place de votre projet.

Les TMS, tous concernés

Prévenir du risque des troubles musculo-squelettiques est devenu un enjeu social et économique. En effet, les TMS impactent gravement la santé des salariés et engendrent des coûts élevés pour votre entreprise. Ils sont l’une des causes de maladies professionnelles les plus courantes. Selon une étude de l’INRS, ils sont même à l’origine de 4 maladies professionnelles sur 5.

Mais que sont vraiment les TMS ? Troubles de l’appareil locomoteur pour lesquels l’activité professionnelle peut jouer un rôle dans le développement, le maintien ou l’aggravation, ils peuvent affecter les muscles, les tendons ou les nerfs, particulièrement sur les membres supérieurs (cou, épaules, poignets, bas du dos…). Les membres inférieurs comme les genoux ou les chevilles peuvent également être impactés. Une personne victime de TMS ressentira rapidement une gêne dans ses mouvements, des raideurs ou une maladresse.

Ces troubles, le plus souvent liés à l’environnement professionnel, se développent généralement pour des raisons :

  • Physiques – répétitions de mouvements, charges lourdes, travail statique, mauvaise posture, travail au froid…
  • Psychosociales – mauvais climat social, manque de reconnaissance, travail complexe, poids émotionnel lourd…
  • D’organisation du travail – délai trop court, manque d’autonomie…

Si vos salariés sont atteints de TMS, les conséquences peuvent être plus ou moins sérieuses. Diminution de performance, absentéisme, turnover, ces troubles peuvent amener, dans certains cas, à un handicap temporaire ou permanent, voire à un arrêt de travail si cela n’est pas diagnostiqué et pris en charge à temps. Les Troubles Musculo-Squelettiques ont un coût en matière de santé mais également financier, c’est pourquoi, instaurer une politique de prévention dans votre entreprise est primordial pour vous aider à maintenir vos collaborateurs en bonne santé et en sécurité.

En matière de prévention, la formation est l’une des solutions efficaces pour lutter contre ces risques, préconisée par l’Assurance Maladie – Risques professionnels, alors renseignez-vous !

2 subventions pour lutter contre les TMS

L’assurance Maladie vous accompagne afin de prévenir et limiter l’apparition du risque de TMS dans votre entreprise.
2 subventions existent pour les entreprises allant de 1 à 49 salariés :

TMS Pros Diagnostic : vous souhaitez mettre en place un plan d’action contre les troubles musculo-squelettiques

  • Votre entreprise a la possibilité de former une personne en interne. L’objectif est de la rendre autonome, capable d’animer et de mettre en place un projet de prévention des TMS. Elle aura toutes les compétences nécessaires pour réaliser un diagnostic et un plan d’action de prévention.

Et/ou

  • Vous pouvez choisir de bénéficier d’une offre ergonomique pour mettre en place un diagnostic de prévention des TMS. Il comportera l’étude de la situation de travail correspondant à votre secteur d’activité, et le plan d’action.

Cette aide TMS Pros Diagnostic  permet de financer 70% d’un montant total de 25 000 € HT de ces prestations.

Réservation TMS Pros Diagnostic

TMS Pros Action : vous souhaitez vous équiper pour prévenir les troubles musculo-squelettiques

Plafonnée à 25 000 €, TMS Pros Action prend en charge 50 % d’un montant de 2 000 € HT minimum.

La subvention permet à votre entreprise de financer du matériel et/ou des équipements adaptés afin de limiter le risque de TMS en réduisant les contraintes physiques liées à votre activité – postures pénibles, mouvements répétitifs, manutention manuelle de charges etc.  Vous pourrez également faire participer vos salariés à des formations ciblées.

Réservations TMS Pros Action

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Le risque de TMS peut avoir des conséquences humaines et économiques graves au sein de votre structure, mais des aides financières existent pour vous accompagner dans la mise en place de vos actions de prévention.

Vous souhaitez en savoir plus et être accompagné dans votre projet ? Prenez contact avec nos équipes et consultez l’ensemble de nos formations liées à la santé au travail.

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Évaluer les risques professionnels dans son entreprise avec le Document Unique

ÉVALUER LES RISQUES PROFESSIONNELS DANS SON ENTREPRISE AVEC LE DOCUMENT UNIQUE

L’évaluation des risques professionnels est un travail minutieux qui demande préparation et organisation. Si la tâche peut sembler fastidieuse, une fois accomplie, elle deviendra un véritable atout pour l’entreprise en termes de santé et de longévité.

 Pourquoi évaluer les risques ?

  • Une obligation réglementaire

L’évaluation des risques professionnels et la mise en place d’actions de prévention font partie des obligations réglementaires de l’employeur. Le Code du Travail indique que tout employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Cela passe par une évaluation des risques « y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail des substances ou préparations chimiques, dans l’aménagement ou le réaménagement des lieux de travail, des installations et dans la définition des postes de travail », en application de l’article L. 230-2 du code du travail.

  • Un gage de performance

Plus qu’une obligation, cette démarche de prévention est un levier économique pour l’entreprise. Elle permet d’améliorer le fonctionnement de l’activité avec des procédés – ou une organisation –  efficaces et sans risques, et surtout de limiter le nombre de maladies professionnelles et d’accidents du travail. Les conditions de travail sont également plus favorables à la productivité et les salariés enclins à s’impliquer. L’évaluation des risques professionnels est donc une action de prévention qui bénéficie à tout le monde : employeur, salariés, entreprise.

  • Une étape obligatoire pour le Document Unique

L’analyse des risques s’inscrit enfin dans la démarche d’élaboration du DUER – Document Unique d’Évaluation des Risques professionnels, document obligatoire dans toute entreprise, quelle que soit son activité et sa masse salariale. Il contient la transposition écrite des résultats de l’évaluation et recense les risques dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement. La notion d’unité de travail est précisée par la circulaire n°6 DRT du 18 avril 2002 « comme un champ pouvant s’étendre d’un poste de travail, à plusieurs types de postes occupés par les travailleurs ou à des situations de travail, présentant les mêmes caractéristiques. D’un point de vue géographique, l’unité de travail ne se limite pas forcément à une activité fixe, mais peut aussi bien couvrir des lieux différents (manutention, chantiers, transports, etc.). »


Comment rédiger le document unique de votre entreprise ?

  • Préparation

L’élaboration de votre DUER est une opération qui nécessite d’être préparée en amont pour définir les acteurs, les unités de travail, et les moyens que possède l’entreprise pour financer ses actions. Vous déterminerez également tous les moyens dont vous disposez, ou dans lesquels vous souhaitez investir, pour communiquer régulièrement auprès des salariés.

  • Évaluation

Vient ensuite l’identification et l’évaluation des risques. Cette étape doit dissocier 2 notions :

  • L’identification des dangers :
    Le danger est la propriété ou capacité intrinsèque d’un équipement, d’une substance, d’une méthode de travail, de causer un dommage pour la santé des travailleurs ;
  • L’analyse des risques :
    C’est le résultat de l’étude des conditions d’exposition des travailleurs à ces dangers.
  • Classification

Une fois les risques professionnels clairement identifiés, vous ferez un inventaire de vos résultats qui vous permettra de hiérarchiser chaque risque par ordre d’importance et de priorité. Selon s’ils représentent un risque ou un danger imminent, en fonction de l’impact et de la gravité des nuisances causées, etc.  

  • Actions de prévention

L’inventaire des risques et leur classification  vous guideront enfin pour déterminer les actions à mettre en œuvre dans le but de prévenir les risques professionnels. Cette étape permet d’organiser et de planifier les actions dans le temps, selon les priorités et les moyens de l’entreprise.


Comment le mettre en application ?

Votre DUER – Document Unique d’Evaluation des Risques professionnels est terminé ?

Vous pouvez désormais mettre en œuvre les actions de prévention nécessaire en commençant par celles qui concernent un réel danger ou qui sont essentielles au fonctionnement de l’activité dans des conditions réglementaire. Les mesures de prévention collectives priment également sur les mesures individuelles.

Vous pouvez planifiez vos actions dans le temps pour étaler les frais. Sachez qu’il est possible de bénéficier de subvention en vous rapprochant de votre caisse régionale de rattachement.

Enfin, communiquez auprès de vos salariés sur l’existence du Document Unique et informez-les des actions qui ont été mises en œuvre. Vos actions de communication doivent être régulières pour rappeler sans cesse les messages de prévention.

Vous pouvez compléter ces mesures par des actions de formation à la prévention des risques, en cohérence avec l’organisation du travail et les nouveaux moyens existants de votre entreprise. Les formations permettent d’acquérir des compétences et des connaissances essentielles pour éviter les risques.

L’évaluation des risques et l’élaboration du Document Unique seront un véritable atout pour votre entreprise. Ce travail est à renouveler une fois par an pour actualiser les informations, et à chaque fois qu’un nouveau risque sera constaté. Ce peut être le cas suite à une réorganisation du travail, à un accident du travail, à une crise sanitaire, à l’utilisation de nouveaux procédés, produits, matériels, etc.

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Comment élaborer un Plan de Continuité d’Activité ?

COMMENT ÉLABORER UN PLAN DE CONTINUITÉ D’ACTIVITÉ ?

L’élaboration d’un Plan de Continuité d’activité, qui permet de maintenir l’organisation en activité en cas de crise, nécessite un travail profond d’analyse de tout ce qui touche de loin ou de près à l’entreprise. Pour vous aider dans la réalisation de ce document, voici 10 étapes essentielles à suivre méthodiquement.

  1. Définir le contexte et les objectifs de l’organisation 

Cette analyse permet de déterminer le contexte aussi bien externe qu’interne (contrats, environnement économique, histoire et gouvernance de l’entreprise etc.), puis ainsi le niveau de risque supportable par l’entreprise, et les activités essentielles pour son maintien.

  1. Identifier et formaliser les besoins de continuité

Il s’agira d’affiner la précédente analyse des activités essentielles et préciser pour chacune le niveau de service nécessaire, le fonctionnement, les processus et les objectifs.

  1. Identifier et gérer les risques prioritaires 

Cette étape vise à identifier les risques de tous types qui peuvent affecter le maintien de l’activité et de ses objectifs, puis d’en faire l’analyse (source, vulnérabilité, impacts, etc.), et enfin de les évaluer pour les classer selon leur probabilité d’occurrence et la gravité de leur effet. Vous traiterez enfin ces risques en déterminant quelles actions peuvent les éliminer ou les limiter.

  1. Choisir les scénarios à prendre en compte 

Établir des scénarios vous permettra de cibler des risques de faible probabilité mais dont les conséquences peuvent tout de même s’avérer critiques.

  1. Formaliser les moyens et procédures 

Cette étape consiste à trouver comment intervenir suite à la perte de ressources pour assurer le maintien de l’activité et préparer la reprise. Il s’agira de recourir à d’autres ressources non impactées par la crise, d’un appel à des ressources extérieures, etc.

  1. Définir la stratégie de continuité

Les scénarios ont permis de définir en amont quels étaient les seuils critiques nécessitant un plan de continuité, et les actions à mettre en œuvre ; l’ensemble de l’analyse réalisée a aussi permis d’estimer les coûts de chaque scénario. Ces informations croisées avec les données de probabilité et de gravité permettront d’établir la stratégie de mise en place du plan de continuité.

  1. Spécifier les procédures de gestion de crise et de communication

Il s’agira de définir les dispositifs et les procédures qui permettront de détecter les signes annonciateurs d’une crise et les étapes qui suivront, telle que la mise en place d’une cellule de crise, pour répondre efficacement et rapidement et activer le Plan de Continuité.

  1. Rédiger le plan de continuité et la documentation associée

Au regard des travaux d’analyse et d’évaluation achevés, vous pourrez rédiger le Plan de Continuité d’Activité afin de décrire la démarche, les scénarios sélectionnés, et les réponses à appliquer.

  1. Assurer la capacité de mise en œuvre du plan

Les moyens et les ressources déterminant pour l’application du plan de continuité doivent toujours être disponibles. Ce travail de vérification doit être réalisé régulièrement pour veiller à ce qu’il n’y ai aucun obstacle à la mise en place des procédures.

  1. Faire évoluer le plan : exercices et retours d’expérience

Enfin, le plan établit devra être réévalué au besoin, en fonction des fluctuations de l’organisation et du contexte extérieur, afin de garantir son efficacité.

Suite à la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, il semble essentiel pour les entreprises de préparer dès aujourd’hui leur Plan de Continuité d’Activité afin de ne pas subir un nouveau rebond, ou une toute nouvelle typologie de crise, qui pourrait cette fois s’avérer fatale pour l’activité.

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