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Responsable Unique de Sécurité : Mon entreprise est-elle concernée ?

RESPONSABLE UNIQUE DE SÉCURITÉ : MON ENTREPRISE EST-ELLE CONCERNÉE ?

Vous êtes un établissement recevant du public (ERP) constitué de plusieurs exploitations ? Vous savez alors peut-être qu’une direction unique de sécurité doit veiller à la sécurité des personnes présentes dans votre structure. Cette direction est dirigée par un Responsable Unique de Sécurité (RUS).

Pourquoi mon entreprise a-t-elle besoin d’un Responsable Unique de Sécurité ?

Votre entreprise est catégorisée comme un ERP car elle admet recevoir une personne extérieure, en plus du personnel, que ce soit de manière gratuite, payante ou sur invitation. Pour ce type d’entreprise, un responsable unique de sécurité doit en effet être désigné pour assurer la sécurité globale de l’établissement.

Le RUS intervient sur deux plans :

  1. Premièrement, sur l’aspect technique en veillant au bon fonctionnement des équipements et des installations des bâtiments – systèmes de sécurité incendie, portes coupe-feu, zones d’évacuations, espaces d’attentes sécurisés. Il vérifie et s’assure que tout est prêt à être utilisé.
  2. Deuxièmement, il gère tout ce qui concerne la sécurité du personnel et du public. Il contrôle que chaque personne soit formée à la sécurité incendie et est donc capable d’identifier un risque et d’appréhender ses dangers.

Au sein de l’entreprise, il exerce différentes missions :

Administratives :

  • Organiser la visite de la commission de sécurité,
  • Mettre à jour le registre de sécurité de chaque exploitation,
  • Assurer la traçabilité des actions menées en matière de sécurité incendie,
  • Récupérer les courriers venant de l’autorité administrative et les envoyer, à titre informatif ou pour mettre en place des actions, aux différents exploitants.

D’informations :

  • Envoyer les informations concernant la sécurité incendie et les conditions particulières à respecter aux exploitants, aux propriétaires ou au gestionnaire et le cas échéant à l’administration,
  • Informer les propriétaires ou le gestionnaire des problèmes liés à la sécurité incendie,
  • Mettre en œuvre les moyens de première intervention et assurer l’évacuation du public avec les autres responsables,
  • Organiser les exercices périodiques d’instruction du personnel.

De coordination et de contrôle :

  • S’occuper des obligations d’entretien et de vérifications techniques périodiques,
  • Assurer la levée des prescriptions de la commission de sécurité, des observations des organismes de contrôle et techniciens compétents,
  • S’assurer que les travaux dangereux soient réalisés en dehors de la présence du public,
  • Gérer la maintenance des installations et équipements de sécurité.

La responsabilité du RUS pourra être engagée s’il ne peut pas prouver qu’il a pris toutes les dispositions nécessaires en vue de rappeler aux exploitants leurs obligations et de s’assurer de leur respect.

Comment devenir Responsable Unique de Sécurité ?

A. Qui peut devenir RUS ?

Que vous soyez chef d’établissement, responsable des services techniques, maître d’ouvrage et/ou gestionnaire désigné au service sécurité, vous avez la possibilité d’occuper cette fonction. En effet, aucune loi ne définit réellement quel est le public visé pour devenir Responsable Unique de Sécurité.

En revanche, cette personne doit disposer d’une expérience qualitative dans le secteur de la sécurité incendie, de l’autorité et des moyens suffisants pour faire respecter les mesures de prévention et les consignes de sécurité. Avoir du temps et être disponible font aussi partie des conditions nécessaires pour assurer ce rôle.

Ce sont le ou les organismes responsables du groupe d’établissements qui nomment le RUS. Cette personne peut être interne ou désignée au sein d’une société externe.

B. La formation

Pour devenir RUS, il faut impérativement suivre une formation qui a pour objectif de :

  • Connaître la législation dans les ERP,
  • Tenir à jour les documents légaux,
  • Maitriser les risques incendie de son établissement,
  • Assurer la sécurité du personnel et du public en ERP,
  • Savoir agir en cas d’incident.

Toute entreprise recevant du public a l’obligation de s’entourer d’un Responsable Unique de Sécurité. Il veillera à la sécurité de toutes les installations techniques et s’assure que chaque travailleur ait reçu une formation sur les dangers de l’incendie.

Vous souhaitez devenir responsable unique de sécurité ? Contactez-nous pour en savoir plus !

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Qui peut devenir Équipier de Première Intervention ?

QUI PEUT DEVENIR ÉQUIPIER DE PREMIÈRE INTERVENTION

Savoir alerter les secours, manier un extincteur, éteindre un feu naissant ou bien évacuer un bâtiment en toute sécurité, est à la portée de tous si vous passer la formation Équipier de Première Intervention (EPI).

Devenir EPI, c’est s’engager pour sa sécurité et celle de ses collègues. C’est un rôle à responsabilités qui demande de prendre la situation en main, de savoir agir contre le feu de manière efficace et rapide, et de gérer son stress pour évacuer le personnel en toute sécurité.

Équipier de Première Intervention : son rôle dans l’entreprise

La formation et l’information définissent les rôles de l’Équipier de Première Intervention en termes de sécurité incendie. L’EPI doit être capable d’organiser, de connaître et d’appliquer les consignes de sécurité mais aussi de reconnaître et de maîtriser l’utilisation des moyens d’extinction. Il fixe, tout en gérant son stress, les priorités d’action lors d’un départ de feu :

  1. Il déclenche l’alarme située à proximité des escaliers ou proche des sorties ;
  2. Il donne l’alerte en appelant les pompiers et en leur donnant calmement des informations précises ;
  3. Il fait évacuer en dirigeant et en mettant en sécurité toutes personnes présentes dans l’entreprise.

Il a également le devoir d’avertir et d’intervenir immédiatement dans sa zone de travail avec les moyens mis à sa disposition sur place.

Devenir EPI

Peu importe leur secteur d’activité, tous les salariés de l’entreprise peuvent devenir Équipier de Première Intervention.

Sur la base du volontariat ou désigné par l’employeur, un Équipier de Première Intervention est une personne de l’entreprise qui intervient lorsqu’un feu se déclenche. Il est le premier maillon de la chaîne de secours en matière d’incendie. En effet, l’EPI fait partie des équipiers d’intervention incendie qui se divisent en 3 niveaux :

  1. L’ensemble du personnel
  2. L’Équipier de Première Intervention
  3. L’Équipier de Seconde Intervention

Pour devenir EPI, il faut suivre une formation plus complète que celle administrée à l’ensemble du personnel. L’objectif est de comprendre les principales règles de sécurité mais aussi de connaître et maîtriser les moyens de lutte contre le feu. Une fois validée, il est important de maintenir et d’actualiser les compétences du travailleur avec une formation de remise à niveau qui a lieu tous les ans.

Attention à ne pas confondre ! Il existe plusieurs formations en termes de sécurité incendie comme l’Équipier de Seconde Intervention (ESI). Leur rôle est de compléter l’action des EPI en apportant et en utilisant les moyens additionnels de lutte contre le feu, plus puissants, en attendant l’intervention des pompiers. Pour devenir ESI, il faut impérativement avoir suivi la formation d’EPI.

Devenez acteur de la prévention dans votre entreprise et assurez votre sécurité et celle de vos collègues avec la formation Équipier de Première Intervention.

Vous avez saisi les enjeux et devenir EPI est quelque chose qui vous intéresse ? Formez-vous !

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Comment et pourquoi mettre en place une formation incendie ?

COMMENT ET POURQUOI METTRE EN PLACE UNE FORMATION INCENDIE DANS VOTRE ENTREPRISE ?

Pour veiller à la protection de vos salariés et des ressources matérielles de votre entreprise, il est primordial de mettre en place des dispositifs de sécurité ainsi que des formations pour vos employés. Les dangers de l’incendie sont présents dans toutes entreprises. Se former permet de savoir comment agir si un sinistre était amené à se produire au sein de votre structure. Mais quels sont véritablement les bénéfices d’une formation incendie ? 

Les étapes pour réaliser une formation incendie

  1. Trouver le bon organisme

Pour s’assurer de la bonne qualité d’une formation, il est important de choisir le bon prestataire pour vous accompagner durant tout le processus. Il existe un nombre important d’organismes mais ils ne proposent pas tous une offre adaptée à vos attentes. Mais comment bien le choisir ? Découvrez notre article qui vous donnera les bons conseils et les critères à analyser pour sélectionner celui qui correspond à votre entreprise.

2. Mettre en place la procédure de formation

Une fois votre organisme de formation choisi, vous devez démarrer les différentes procédures. Vous pouvez commencer par définir vos objectifs – sensibiliser vos employés aux dangers de l’incendie, éviter les départs de feu, comprendre comment maîtriser un incendie, savoir évacuer le personnel… Après avoir sélectionné les salariés qui participeront à la formation et fixer une date, vous pourrez ensuite entrer dans la partie un peu moins marrante : les démarches administratives.

Les avantages d’une formation

La formation incendie est primordiale au sein d’une entreprise. D’une part car au niveau de la loi, elle est obligatoire mais également car elle apporte au personnel de vraies compétences pour lutter contre un sinistre.

  1. Prévenir le risque incendie

Au cours d’une formation, toute une partie sur la prévention du risque est abordée. Cette approche  permet de supprimer les causes d’un incendie et de connaître les bons gestes pour éviter qu’il se déclenche ou se propage.

Lorsque l’on parle de prévention, les formateurs expliquent différentes notions : la propagation d’un incendie, les techniques pour maîtriser un feu de papier ou un feu électrique, l’utilisation des matériels de lutte contre le feu ou comment gérer une évacuation. Ces informations vous aideront à comprendre les dangers du feu, comment il apparaît et se propage et ses conséquences.

Enfin, il est encore plus intéressant de réaliser une formation personnalisée en rapport avec les risques incendie liés à votre entreprise.

2. Connaître les bonnes procédures

Dès qu’un feu se déclenche, le temps moyen pour évacuer les lieux est uniquement de 3 minutes. Une personne qui ne connaît pas les actions à effectuer lors d’un incendie peut vite être prise par la panique et se mettre en danger.

La formation est donc indispensable pour gérer son stress et agir de manière efficace pour évacuer un bâtiment qui brûle en toute sécurité. Il est aussi important de définir des rôles précis dans l’équipe pour être organisé et efficace si un feu était amené à se déclencher.

La formation incendie est obligatoire et très importante pour les entreprises. Elle offre à vos salariés les compétences nécessaires pour savoir agir rapidement et de manière assurée face à un feu.

Vous souhaitez lancer un projet de formation ? Lancez-vous et contactez-nous !

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Quelles obligations pour l’employeur en termes de sécurité incendie ?

QUELLES OBLIGATIONS POUR L’EMPLOYEUR EN TERMES DE SECURITE INCENDIE ?

Un employeur a pour obligation d’assurer de manière optimale la sécurité de ses employés. Des mesures de prévention sont ainsi mises en place pour lutter contre les risques professionnels, notamment les dangers de l’incendie. Mais parmi de nombreuses informations, quelles sont celles qui sont obligatoires pour l’employeur.

Un décret préconise l’installation de consignes et d’équipements spécifiques pour favoriser la sécurité du personnel. Les entreprises doivent également réaliser des formations pour préparer leurs salariés à agir de manière efficace face à un départ de feu. 

Les consignes & équipements pour assurer la sécurité de tous sur le lieu de travail

  1. Les consignes de sécurité incendie

Selon le Code du Travail, les consignes de sécurité doivent être affichées dans tous les locaux dont l’effectif est supérieur à 5 personnes ainsi que les bâtiments manipulant des substances inflammables. Elles indiquent plusieurs éléments, tels le matériel d’extinction, les personnes en charge de mettre ce matériel en action, les moyens d’alerte, l’adresse et le numéro d’appel téléphonique du service de secours de premier appel… Ces consignes devront être accessibles et visibles par tous les travailleurs.

2. Les équipements obligatoires

En plus des consignes de sécurité indispensables au sein de l’entreprise, l’employeur doit également s’équiper d’un SSI (système de sécurité incendie) et d’un matériel de communication pour lutter contre le risque incendie.

Pour toutes les entreprises de plus de 50 salariés, un dispositif d’alarme sonore est obligatoire. Il doit être entendu par tous les travailleurs et dans l’ensemble du bâtiment. L’employeur mettra également en place des systèmes de lutte contre le feu. En effet, des extincteurs adaptés aux activités de l’établissement ainsi qu’au bâtiment concerné sont exigés.

Les personnes exposées au risque incendie devront disposer de matériels spécifiques comme des lampes, des couvertures anti-feu ou encore des vêtements spéciaux. Enfin, un appareil de désenfumage est nécessaire pour permettre l’évacuation des fumées.

La formation pour une sécurité incendie optimale

Chaque employeur est tenu d’assurer la sécurité ainsi que la protection de ses salariés. C’est pourquoi, il est tenu de former son personnel aux dangers de l’incendie. Ils apprennent à agir de manière efficace tout en gérant leur stress face à un sinistre, mais aussi, à supprimer les causes d’un départ de feu.

La loi recommande de former au minimum 1 employé sur 10 et d’attribuer différents rôles liés à la sécurité incendie pour une meilleure organisation :

→ 1 personne qui s’occupe de la première intervention (il sait utiliser les extincteurs)

→ 1 personne en charge de l’évacuation des personnes (il définit les rôles de chacun lors d’une évacuation)

→ 1 personne qui gère les premiers secours (il contacte les premiers secours)

La formation est efficace si celle-ci est réalisée de manière régulière afin de maintenir et actualiser les compétences des travailleurs. Il est d’ailleurs recommandé de réaliser des exercices d’évacuation au sein de son entreprise tous les 6 mois.

La règlementation demande aux employeurs de former leur personnel sur les risques de l’incendie présent sur le lieu de travail. Ces formations permettent de prévenir et limiter les risques incendies et de familiariser les travailleurs à adopter les bons réflexes et à gérer un départ de feu sans stress.

En plus de la formation, l’entreprise devra mettre à disposition des consignes et des équipements qui permettent de lutter contre le feu et d’assurer la sécurité des employés.

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Formation secourisme : vous aussi pouvez sauver des vies !

FORMATION SECOURISME : VOUS AUSSI POUVEZ SAUVER DES VIES

Chaque jour, une personne se retrouve victime d’un malaise ou d’un accident du travail. Heureusement, il existe des gestes simples qui permettent de sauver des vies, mais pour cela, ils doivent être parfaitement exécutés.

Si cela devait se produire un jour sous vos yeux, seriez-vous capable de porter secours, tout en gardant votre calme ? Connaissez-vous vraiment les gestes et comportements qui vous permettront d’intervenir en toute sécurité ?

Sauver des vies, c’est possible si l’on connaît les bons gestes

Il faut se former pour être prêt ! SafetyFirst Formation a développé plusieurs formations autour de la thématique du secourisme. Chaque formation apporte les connaissances nécessaires pour exécuter les gestes de premiers secours en attendant l’intervention des pompiers, des gestes vitaux, qui vous permettront de sauver des vies.

Quelles sont les principales différences entre chaque formation et comment choisir celle qui vous correspond ? Toutes les formations permettent d’apprendre et s’exercer de façon intensive aux gestes qui sauvent. Certaines intègrent en plus, une partie prévention afin de vous apprendre comment éviter certains risques. Cela peut être par exemple, tous ce que vous allez pouvoir mettre en place dans votre entreprise, pour éviter au maximum qu’un accident ne se produise.

Formation secourisme : trouver le programme qui convient !

Les formations s’adressent à tous, sans pré-requis particuliers. La partie pratique représente soit 100% soit 80% de la formation, selon le programme choisi. À l’issue de chaque formation, vous êtes capable de porter secours à une personne en danger, en pratiquant les bons gestes et comportements d’urgence avec précision !

L’objectif de chacune de ces formations est de maîtriser les gestes qui sauvent. En cas d’accident, vous devez être capable de vous protéger, de protéger les autres et d’alerter les urgences, tout en portant secours.

Découvrons à présent ces trois formations !

1. Formation Gestes et Comportements qui sauvent

Durée : 2 heures

Méthode : Vous travaillez exclusivement sur des mises en situation, afin de vous exercer et de mettre en pratique, dans des conditions réalistes, les gestes d’urgence.

2. Premiers secours

Durée : 7 heures

Méthode : En plus des entraînements poussés que propose la formation précédente, vous suivrez en amont une formation pratique, pour comprendre quand et comment réaliser les gestes techniques du secourisme.

3. Formation Sauveteur Secouriste du Travail – SST

Durée : 2 jours

Méthode : Cette formation est la plus complète. En plus d’apprendre à intervenir en toute sécurité, elle vous offre la possibilité, d’être formé à la prévention du risque en milieu professionnel. C’est une partie importante de la formation, car elle va vous aider à comprendre comment éviter les risques et limiter les accidents au sein de votre structure. À l’issue de cette formation, vous obtenez une certification et êtes reconnu comme un acteur de la prévention dans votre entreprise. Même si vous n’avez pas comme objectif de devenir préventeur dans votre entreprise, cette formation vous donne toutes les connaissances nécessaires en matière de prévention du risque.

Vous l’aurez compris, se former, c’est oser sauver des vies, n’attendez plus ! Contactez-nous.

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Les démarches essentielles pour prévenir le risque incendie

Les démarches essentielles pour prévenir le risque incendie

Chaque année, de nombreuses entreprises subissent les conséquences d’un d’incendie qui peuvent être dramatiques, avec des répercussions autant humaines que matérielles. Malgré la gravité d’un tel sinistre, le nombre de victimes reste heureusement relativement faible, tandis que les conséquences socio-économiques s’avèrent quant à elle très souvent fatales pour les entreprises.  Perte de clients, dégâts matériels importants, baisse de la production, il est difficile de se relever après une telle épreuve, c’est pourquoi la prévention du risque est indispensable pour éviter un départ de feu dans un établissement.

Comprendre le risque incendie

Comment se déclenche un incendie ?

Pour qu’il y ait départ de feu, il faut impérativement que les 3 éléments suivants soient réunis :

  • Un combustible comme le papier, le carton…
  • Un comburant tel que l’air, l’oxygène…
  • Une source d’inflammation, par exemple une étincelle, une cigarette encore allumée…

Dès qu’il s’est déclaré, l’incendie évolue sans contrôle dans l’espace et le temps. Il émet alors très rapidement de dangereuses chaleurs, fumées et des gaz polluants, rendant l’atmosphère irrespirable.

Les facteurs de déclenchement d’un incendie sont nombreux, et variés. On peut cependant les regrouper en 3 types de causes de départ de feu :

  1. Techniques : problème électrique comme la surcharge des prises, embrasement de produits chimiques, …
  2. Humaines : acte de négligence comme le jet de mégots de cigarette au sol, travaux par points chauds, …
  3. Naturelles : aléas météorologiques (foudre ou sécheresse)

Prévenir le risque d’incendie le plus tôt possible et sans attendre un incident est ainsi primordial pour une organisation. La règlementation française exige en ce sens d’assurer la protection des personnes et des biens en mettant en œuvre un plan d’actions qui permettront :

  • D’évacuer le plus rapidement possible l’ensemble des personnes
  • De limiter la propagation du feu
  • De favoriser l’accès et l’intervention des pompiers

Prévenir le risque incendie dans votre entreprise

Le risque incendie dans une organisation doit être évalué régulièrement. Pour cela, il est conseillé d’effectuer un diagnostic et une analyse de la situation permettant d’adopter en réponse des mesures techniques et organisationnelles adaptées. Ces mesures vous permettront de comprendre comment éviter un départ de feu, limiter sa propagation et réduire les conséquences humaines et matérielles.

1. Adapter vos locaux au maximum

Les mesures de prévention sont d’autant plus efficaces lorsqu’elles font partie d’un plan bien établi et organisé à l’avance. Cela consiste par exemple à adapter vos locaux pour éviter les situations propices au déclenchement d’un feu, et optimiser certains aspects qui permettront d’être plus résistants en cas d’incendie.

Lorsque vous concevez vos bureaux et leurs cheminements, pensez notamment aux évacuations pour le personnel, à l’isolement des locaux à risques, à l’ajout de distances de sécurité pour réduire la propagation du feu, aux choix des matériaux, à la conception d’issues efficaces… Ces points de construction, définis par de nombreux textes de loi, vous permettront de limiter le risque d’incendie dans votre entreprise.

2. Afficher les consignes de sécurité

Quelle attitude avoir lors d’un déclenchement de feu, comment réagir ou intervenir face à l’urgence, quels sont les gestes de sécurité à adopter ? Les consignes de sécurité de votre entreprise donnent des indications en lien avec les risques spécifiques liés à l’activité de votre organisation. Être formé et informé sur ces consignes permet au personnel d’agir plus rapidement et efficacement contre un début d’incendie. Ces consignes doivent être affichées de manière apparente, claire et visible de tous afin que chaque employé puisse y avoir accès.

3. Former des équipes à la lutte contre le feu

Comment réagir en cas d’incendie ? Il n’est pas évident de garder son calme et de savoir quoi faire dans une telle situation. Former ses salariés à la lutte contre le feu est un moyen efficace de prévention du risque incendie. Vous apprenez à reconnaitre les situations à risques et acquérez les bons réflexes, car en cas de feu, vous devez savoir agir vite et être très réactif pour limiter les dégâts. La formation joue donc un rôle essentiel dans la maîtrise du risque incendie en entreprise.

4. Mettre en place des exercices d’évacuation

La formation pour prévenir le risque d’incendie en entreprise passe également par la mise en place d’exercices d’évacuation réguliers. Ils sont obligatoires et permettent de préparer vos équipes à acquérir les bons réflexes en cas de départ de feu.

Ces exercices se déroulent en 3 temps :

Préparation

  • Définir le rôle et la responsabilité des intervenants comme le chargé d’évacuation ou les observateurs
  • Vérification et contrôle des installations
  • Information du personnel
  • Organisation pratique (date, objectif de l’exercice, thème de l’incendie)

Déroulement

  • Déclencher l’alarme
  • Stopper toute activité et rejoindre les points de rassemblement dans le calme
  • Vérifier que tout le personnel a été évacué du bâtiment
  • Faire l’appel
  • Annoncer la fin de l’exercice
  • Relever le temps nécessaire à l’évacuation
  • Remplir le bilan de l’exercice

Évaluation

S’assurer que les gestes ont bien été acquis

Prévenir le risque incendie, c’est mettre en œuvre des actions qui permettront d’éviter qu’un feu se déclare, mais c’est aussi se donner les moyens d’en limiter les dégâts. Il est donc indispensable de définir un plan d’action et des mesures à appliquer, et mettre en place des exercices réguliers dans votre structure.

Vous êtes employeur ? Impliquer vos salariés en leur proposant des formations adaptées à leur activité et à leur établissement pour prévenir efficacement le risque d’incendie.

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Quelles aides financières pour prévenir le risque de troubles musculo-squelettiques dans votre entreprise ?

Quelles aides financières pour prévenir le risque de troubles musculo-squelettiques dans votre entreprise ?

Vous êtes une entreprise de moins de 50 salariés, et vous souhaitez vous faire accompagner financièrement pour lutter contre les risques liés à votre métier ? Il existe des solutions.
Le risque de troubles musculo-squelettiques (TMS) est présent dans chaque secteur d’activité. Pour le prévenir et ainsi préserver la santé de vos salariés, l’Assurance Maladie – Risques professionnels vous aide dans la mise en place de votre projet.

Les TMS, tous concernés

Prévenir du risque des troubles musculo-squelettiques est devenu un enjeu social et économique. En effet, les TMS impactent gravement la santé des salariés et engendrent des coûts élevés pour votre entreprise. Ils sont l’une des causes de maladies professionnelles les plus courantes. Selon une étude de l’INRS, ils sont même à l’origine de 4 maladies professionnelles sur 5.

Mais que sont vraiment les TMS ? Troubles de l’appareil locomoteur pour lesquels l’activité professionnelle peut jouer un rôle dans le développement, le maintien ou l’aggravation, ils peuvent affecter les muscles, les tendons ou les nerfs, particulièrement sur les membres supérieurs (cou, épaules, poignets, bas du dos…). Les membres inférieurs comme les genoux ou les chevilles peuvent également être impactés. Une personne victime de TMS ressentira rapidement une gêne dans ses mouvements, des raideurs ou une maladresse.

Ces troubles, le plus souvent liés à l’environnement professionnel, se développent généralement pour des raisons :

  • Physiques – répétitions de mouvements, charges lourdes, travail statique, mauvaise posture, travail au froid…
  • Psychosociales – mauvais climat social, manque de reconnaissance, travail complexe, poids émotionnel lourd…
  • D’organisation du travail – délai trop court, manque d’autonomie…

Si vos salariés sont atteints de TMS, les conséquences peuvent être plus ou moins sérieuses. Diminution de performance, absentéisme, turnover, ces troubles peuvent amener, dans certains cas, à un handicap temporaire ou permanent, voire à un arrêt de travail si cela n’est pas diagnostiqué et pris en charge à temps. Les Troubles Musculo-Squelettiques ont un coût en matière de santé mais également financier, c’est pourquoi, instaurer une politique de prévention dans votre entreprise est primordial pour vous aider à maintenir vos collaborateurs en bonne santé et en sécurité.

En matière de prévention, la formation est l’une des solutions efficaces pour lutter contre ces risques, préconisée par l’Assurance Maladie – Risques professionnels, alors renseignez-vous !

2 subventions pour lutter contre les TMS

L’assurance Maladie vous accompagne afin de prévenir et limiter l’apparition du risque de TMS dans votre entreprise.
2 subventions existent pour les entreprises allant de 1 à 49 salariés :

TMS Pros Diagnostic : vous souhaitez mettre en place un plan d’action contre les troubles musculo-squelettiques

  • Votre entreprise a la possibilité de former une personne en interne. L’objectif est de la rendre autonome, capable d’animer et de mettre en place un projet de prévention des TMS. Elle aura toutes les compétences nécessaires pour réaliser un diagnostic et un plan d’action de prévention.

Et/ou

  • Vous pouvez choisir de bénéficier d’une offre ergonomique pour mettre en place un diagnostic de prévention des TMS. Il comportera l’étude de la situation de travail correspondant à votre secteur d’activité, et le plan d’action.

Cette aide TMS Pros Diagnostic  permet de financer 70% d’un montant total de 25 000 € HT de ces prestations.

Réservation TMS Pros Diagnostic

TMS Pros Action : vous souhaitez vous équiper pour prévenir les troubles musculo-squelettiques

Plafonnée à 25 000 €, TMS Pros Action prend en charge 50 % d’un montant de 2 000 € HT minimum.

La subvention permet à votre entreprise de financer du matériel et/ou des équipements adaptés afin de limiter le risque de TMS en réduisant les contraintes physiques liées à votre activité – postures pénibles, mouvements répétitifs, manutention manuelle de charges etc.  Vous pourrez également faire participer vos salariés à des formations ciblées.

Réservations TMS Pros Action

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Le risque de TMS peut avoir des conséquences humaines et économiques graves au sein de votre structure, mais des aides financières existent pour vous accompagner dans la mise en place de vos actions de prévention.

Vous souhaitez en savoir plus et être accompagné dans votre projet ? Prenez contact avec nos équipes et consultez l’ensemble de nos formations liées à la santé au travail.

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BTP : des technologies au service de la prévention des accidents du travail

BTP : DES TECHNOLOGIES AU SERVICE DE LA PRÉVENTION DES ACCIDENTS DU TRAVAIL

Dans le bâtiment et les travaux publics, le défi de la sécurité est un gros enjeu. Organismes, incubateurs et ingénieurs cherchent à trouver des solutions pour agir sur la pénibilité, la sécurité et la prévention des risques. 

Le BTP parmi les secteurs les plus sinistrés

En 2018 en France, le secteur représentait 15% des maladies professionnelles, et 14% des accidents du travail, dont les 3 causes principales sont la manutention manuelle, les chutes, et l’outillage à main*.

Parallèlement à ces chiffres, on constate une volonté d’adapter ses habitudes de travail pour réduire les contraintes et chocs physiques prolongés. Ces résolutions professionnelles s’expliquent par une prise de conscience progressive mais déjà bien engagée du danger lié aux conditions difficiles d’exercice de ces métiers, mais surtout des conséquences qui en résultent : 39% des artisans du BTP se déclarent ainsi en mauvaise santé, et 68% d’entre eux disent souffrir de douleurs musculaires**.

Salariés du BTP travaillant sur un chantier

Nouvelles initiatives et intérêt croissant pour la technologie

Grâce aux études, à la prévention, et à la diffusion de l’information, les artisans et ouvriers du BTP ont désormais un regard différent sur la pénibilité de leur travail et **46% d’entre eux s’intéressent de près aux EPI (Equipement de Protection Individuelle) et aux dispositifs de balisages connectés pour sécuriser les zone de chantier.

L’impact des technologies sur les chantiers se fera autant ressentir auprès des salariés que des patrons en répondant à des objectifs humains, techniques, et organisationnels. Ceci se traduit grossièrement par une hausse de la productivité d’un côté, et d’un autre par la diminution des risques avec des gestes et postures de travail adaptés, une réactivité d’alerte plus efficace lors d’un accident, et une cohabitation engin et homme mieux contrôlée, notamment grâce à une meilleure visibilité sur les zones dangereuses.  

Si de telles avancées voient le jour, c’est aussi grâce aux accélérateurs de start-up spécialisés tel que « Santé – Prévention dans le BTP » qui accompagne les projets en faveur de la santé et de la qualité de vie au travail des salariés du BTP.

Preuve de cet engouement sur le plan technologique, le nombre de robot disponibles sur le marché et permettant d’alléger les tâches a été multiplié par 10 en seulement 5 ans.

Les robots d’assistance aux efforts

Côté technologie, plusieurs catégories se démarquent pour prévenir autant que diminuer le risque d’accidents sur chantier, et les robots en font partie. Si les robots 100% opérationnels pour remplacer l’homme sur des activités physiquement contraignantes font débat, les exosquelettes eux fascinent et intéressent de plus en plus les entreprises, tout en étant bien mieux accueillis par les salariés.

Homme portant un exosquelette pour porter des cartons sans douleurs

A destination des salariés dont la tête et le regard sont continuellement dirigés vers le haut, l’entreprise VIZ-O a mis au point un exosquelette permettant de soutenir les cervicales. Le système dynamique repose sur l’accompagnement du poids de la tête tout en suivant le mouvement des cervicales pour les soulager et éviter les douleurs.

L’entreprise K-Ryole s’est inspiré de son produit phare, une remorque électrique intelligente pour vélo, pour réaliser à la demande d’une entreprise de construction une brouette intuitive permettant de transporter sans efforts jusqu’à 250 kg et peu importe l’état du terrain.

Enfin, les artisans du BTP peuvent attendre avec impatience la solution encore en incubation de la société Moten technologies qui permettra de prévenir les troubles musculo-squelettiques (tendinites, lombalgies, etc.). Le fonctionnement de cette technologie repose sur l’écoute des sons et vibrations émis par les muscles du corps, qu’elle analyse ensuite en temps réel pour déterminer lorsque la sollicitation est trop importante et qu’une pause dans l’activité devient nécessaire. Elle permettrait enfin l’analyse poussée et l’ajustement du poste de travail pour en diminuer la pénibilité physique.  

Les technologies de reconnaissance vidéo 

Par drône ou par caméra, la vidéo trouve progressivement sa place sur les chantiers. Il ne s’agit pas ici de surveillance du travail effectué mais d’un moyen d’avoir une vision globale sur l’activité, afin de déterminer ce qui relève du danger et éviter les accidents.

L’entreprise NVIDIA a mis au point une technologie basée sur la reconnaissance vidéo qui permet de visualiser en 3D les chantiers et différencier les hommes, leurs engins et outils. Elle suit ensuite ces interactions, en relation avec les objets connectés du chantier,  pour veiller à la sécurité du site et de son activité.

Dans la même optique, Colas a développé en partenariat avec Volvo CR une intelligence artificielle qui vient prévenir le conducteur d’engin de la présence d’un collaborateur dans son champ de manœuvre. Cette technologie vient renforcer la vigilance au cœur des chantiers, mais lutte également contre les négligences comme l’oubli du port de son EPI.

En matière de prévention, les technologies numériques associées à la formation du personnel à la prévention des risques sont deux piliers co-dépendants qui permettront de réduire significativement les accidents du travail dans le secteur du BTP, où les chutes et accidents liés aux manutentions manuelles sont encore trop récurrents.

* Assurance Maladie Risques Professionnels
** Selon le baromètre ArtiSanté BTP

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