Les démarches essentielles pour prévenir le risque incendie

Les démarches essentielles pour prévenir le risque incendie

Chaque année, de nombreuses entreprises subissent les conséquences d’un d’incendie qui peuvent être dramatiques, avec des répercussions autant humaines que matérielles. Malgré la gravité d’un tel sinistre, le nombre de victimes reste heureusement relativement faible, tandis que les conséquences socio-économiques s’avèrent quant à elle très souvent fatales pour les entreprises.  Perte de clients, dégâts matériels importants, baisse de la production, il est difficile de se relever après une telle épreuve, c’est pourquoi la prévention du risque est indispensable pour éviter un départ de feu dans un établissement.

Comprendre le risque incendie

Comment se déclenche un incendie ?

Pour qu’il y ait départ de feu, il faut impérativement que les 3 éléments suivants soient réunis :

  • Un combustible comme le papier, le carton…
  • Un comburant tel que l’air, l’oxygène…
  • Une source d’inflammation, par exemple une étincelle, une cigarette encore allumée…

Dès qu’il s’est déclaré, l’incendie évolue sans contrôle dans l’espace et le temps. Il émet alors très rapidement de dangereuses chaleurs, fumées et des gaz polluants, rendant l’atmosphère irrespirable.

Les facteurs de déclenchement d’un incendie sont nombreux, et variés. On peut cependant les regrouper en 3 types de causes de départ de feu :

  1. Techniques : problème électrique comme la surcharge des prises, embrasement de produits chimiques, …
  2. Humaines : acte de négligence comme le jet de mégots de cigarette au sol, travaux par points chauds, …
  3. Naturelles : aléas météorologiques (foudre ou sécheresse)

Prévenir le risque d’incendie le plus tôt possible et sans attendre un incident est ainsi primordial pour une organisation. La règlementation française exige en ce sens d’assurer la protection des personnes et des biens en mettant en œuvre un plan d’actions qui permettront :

  • D’évacuer le plus rapidement possible l’ensemble des personnes
  • De limiter la propagation du feu
  • De favoriser l’accès et l’intervention des pompiers

Prévenir le risque incendie dans votre entreprise

Le risque incendie dans une organisation doit être évalué régulièrement. Pour cela, il est conseillé d’effectuer un diagnostic et une analyse de la situation permettant d’adopter en réponse des mesures techniques et organisationnelles adaptées. Ces mesures vous permettront de comprendre comment éviter un départ de feu, limiter sa propagation et réduire les conséquences humaines et matérielles.

1. Adapter vos locaux au maximum

Les mesures de prévention sont d’autant plus efficaces lorsqu’elles font partie d’un plan bien établi et organisé à l’avance. Cela consiste par exemple à adapter vos locaux pour éviter les situations propices au déclenchement d’un feu, et optimiser certains aspects qui permettront d’être plus résistants en cas d’incendie.

Lorsque vous concevez vos bureaux et leurs cheminements, pensez notamment aux évacuations pour le personnel, à l’isolement des locaux à risques, à l’ajout de distances de sécurité pour réduire la propagation du feu, aux choix des matériaux, à la conception d’issues efficaces… Ces points de construction, définis par de nombreux textes de loi, vous permettront de limiter le risque d’incendie dans votre entreprise.

2. Afficher les consignes de sécurité

Quelle attitude avoir lors d’un déclenchement de feu, comment réagir ou intervenir face à l’urgence, quels sont les gestes de sécurité à adopter ? Les consignes de sécurité de votre entreprise donnent des indications en lien avec les risques spécifiques liés à l’activité de votre organisation. Être formé et informé sur ces consignes permet au personnel d’agir plus rapidement et efficacement contre un début d’incendie. Ces consignes doivent être affichées de manière apparente, claire et visible de tous afin que chaque employé puisse y avoir accès.

3. Former des équipes à la lutte contre le feu

Comment réagir en cas d’incendie ? Il n’est pas évident de garder son calme et de savoir quoi faire dans une telle situation. Former ses salariés à la lutte contre le feu est un moyen efficace de prévention du risque incendie. Vous apprenez à reconnaitre les situations à risques et acquérez les bons réflexes, car en cas de feu, vous devez savoir agir vite et être très réactif pour limiter les dégâts. La formation joue donc un rôle essentiel dans la maîtrise du risque incendie en entreprise.

4. Mettre en place des exercices d’évacuation

La formation pour prévenir le risque d’incendie en entreprise passe également par la mise en place d’exercices d’évacuation réguliers. Ils sont obligatoires et permettent de préparer vos équipes à acquérir les bons réflexes en cas de départ de feu.

Ces exercices se déroulent en 3 temps :

Préparation

  • Définir le rôle et la responsabilité des intervenants comme le chargé d’évacuation ou les observateurs
  • Vérification et contrôle des installations
  • Information du personnel
  • Organisation pratique (date, objectif de l’exercice, thème de l’incendie)

Déroulement

  • Déclencher l’alarme
  • Stopper toute activité et rejoindre les points de rassemblement dans le calme
  • Vérifier que tout le personnel a été évacué du bâtiment
  • Faire l’appel
  • Annoncer la fin de l’exercice
  • Relever le temps nécessaire à l’évacuation
  • Remplir le bilan de l’exercice

Évaluation

S’assurer que les gestes ont bien été acquis

Prévenir le risque incendie, c’est mettre en œuvre des actions qui permettront d’éviter qu’un feu se déclare, mais c’est aussi se donner les moyens d’en limiter les dégâts. Il est donc indispensable de définir un plan d’action et des mesures à appliquer, et mettre en place des exercices réguliers dans votre structure.

Vous êtes employeur ? Impliquer vos salariés en leur proposant des formations adaptées à leur activité et à leur établissement pour prévenir efficacement le risque d’incendie.

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Quelles aides financières pour prévenir le risque de troubles musculo-squelettiques dans votre entreprise ?

Quelles aides financières pour prévenir le risque de troubles musculo-squelettiques dans votre entreprise ?

Vous êtes une entreprise de moins de 50 salariés, et vous souhaitez vous faire accompagner financièrement pour lutter contre les risques liés à votre métier ? Il existe des solutions.
Le risque de troubles musculo-squelettiques (TMS) est présent dans chaque secteur d’activité. Pour le prévenir et ainsi préserver la santé de vos salariés, l’Assurance Maladie – Risques professionnels vous aide dans la mise en place de votre projet.

Les TMS, tous concernés

Prévenir du risque des troubles musculo-squelettiques est devenu un enjeu social et économique. En effet, les TMS impactent gravement la santé des salariés et engendrent des coûts élevés pour votre entreprise. Ils sont l’une des causes de maladies professionnelles les plus courantes. Selon une étude de l’INRS, ils sont même à l’origine de 4 maladies professionnelles sur 5.

Mais que sont vraiment les TMS ? Troubles de l’appareil locomoteur pour lesquels l’activité professionnelle peut jouer un rôle dans le développement, le maintien ou l’aggravation, ils peuvent affecter les muscles, les tendons ou les nerfs, particulièrement sur les membres supérieurs (cou, épaules, poignets, bas du dos…). Les membres inférieurs comme les genoux ou les chevilles peuvent également être impactés. Une personne victime de TMS ressentira rapidement une gêne dans ses mouvements, des raideurs ou une maladresse.

Ces troubles, le plus souvent liés à l’environnement professionnel, se développent généralement pour des raisons :

  • Physiques – répétitions de mouvements, charges lourdes, travail statique, mauvaise posture, travail au froid…
  • Psychosociales – mauvais climat social, manque de reconnaissance, travail complexe, poids émotionnel lourd…
  • D’organisation du travail – délai trop court, manque d’autonomie…

Si vos salariés sont atteints de TMS, les conséquences peuvent être plus ou moins sérieuses. Diminution de performance, absentéisme, turnover, ces troubles peuvent amener, dans certains cas, à un handicap temporaire ou permanent, voire à un arrêt de travail si cela n’est pas diagnostiqué et pris en charge à temps. Les Troubles Musculo-Squelettiques ont un coût en matière de santé mais également financier, c’est pourquoi, instaurer une politique de prévention dans votre entreprise est primordial pour vous aider à maintenir vos collaborateurs en bonne santé et en sécurité.

En matière de prévention, la formation est l’une des solutions efficaces pour lutter contre ces risques, préconisée par l’Assurance Maladie – Risques professionnels, alors renseignez-vous !

2 subventions pour lutter contre les TMS

L’assurance Maladie vous accompagne afin de prévenir et limiter l’apparition du risque de TMS dans votre entreprise.
2 subventions existent pour les entreprises allant de 1 à 49 salariés :

TMS Pros Diagnostic : vous souhaitez mettre en place un plan d’action contre les troubles musculo-squelettiques

  • Votre entreprise a la possibilité de former une personne en interne. L’objectif est de la rendre autonome, capable d’animer et de mettre en place un projet de prévention des TMS. Elle aura toutes les compétences nécessaires pour réaliser un diagnostic et un plan d’action de prévention.

Et/ou

  • Vous pouvez choisir de bénéficier d’une offre ergonomique pour mettre en place un diagnostic de prévention des TMS. Il comportera l’étude de la situation de travail correspondant à votre secteur d’activité, et le plan d’action.

Cette aide TMS Pros Diagnostic  permet de financer 70% d’un montant total de 25 000 € HT de ces prestations.

Réservation TMS Pros Diagnostic

TMS Pros Action : vous souhaitez vous équiper pour prévenir les troubles musculo-squelettiques

Plafonnée à 25 000 €, TMS Pros Action prend en charge 50 % d’un montant de 2 000 € HT minimum.

La subvention permet à votre entreprise de financer du matériel et/ou des équipements adaptés afin de limiter le risque de TMS en réduisant les contraintes physiques liées à votre activité – postures pénibles, mouvements répétitifs, manutention manuelle de charges etc.  Vous pourrez également faire participer vos salariés à des formations ciblées.

Réservations TMS Pros Action

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Le risque de TMS peut avoir des conséquences humaines et économiques graves au sein de votre structure, mais des aides financières existent pour vous accompagner dans la mise en place de vos actions de prévention.

Vous souhaitez en savoir plus et être accompagné dans votre projet ? Prenez contact avec nos équipes et consultez l’ensemble de nos formations liées à la santé au travail.

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BTP : des technologies au service de la prévention des accidents du travail

BTP : des technologies au service de la prévention des accidents du travail

Dans le bâtiment et les travaux publics, le défi de la sécurité est un gros enjeu. Organismes, incubateurs et ingénieurs cherchent à trouver des solutions pour agir sur la pénibilité, la sécurité et la prévention des risques. 

Le BTP parmi les secteurs les plus sinistrés

En 2018 en France, le secteur représentait 15% des maladies professionnelles, et 14% des accidents du travail, dont les 3 causes principales sont la manutention manuelle, les chutes, et l’outillage à main*.

Parallèlement à ces chiffres, on constate une volonté d’adapter ses habitudes de travail pour réduire les contraintes et chocs physiques prolongés. Ces résolutions professionnelles s’expliquent par une prise de conscience progressive mais déjà bien engagée du danger lié aux conditions difficiles d’exercice de ces métiers, mais surtout des conséquences qui en résultent : 39% des artisans du BTP se déclarent ainsi en mauvaise santé, et 68% d’entre eux disent souffrir de douleurs musculaires**.

Salariés du BTP travaillant sur un chantier

Nouvelles initiatives et intérêt croissant pour la technologie

Grâce aux études, à la prévention, et à la diffusion de l’information, les artisans et ouvriers du BTP ont désormais un regard différent sur la pénibilité de leur travail et **46% d’entre eux s’intéressent de près aux EPI (Equipement de Protection Individuelle) et aux dispositifs de balisages connectés pour sécuriser les zone de chantier.

L’impact des technologies sur les chantiers se fera autant ressentir auprès des salariés que des patrons en répondant à des objectifs humains, techniques, et organisationnels. Ceci se traduit grossièrement par une hausse de la productivité d’un côté, et d’un autre par la diminution des risques avec des gestes et postures de travail adaptés, une réactivité d’alerte plus efficace lors d’un accident, et une cohabitation engin et homme mieux contrôlée, notamment grâce à une meilleure visibilité sur les zones dangereuses.  

Si de telles avancées voient le jour, c’est aussi grâce aux accélérateurs de start-up spécialisés tel que « Santé – Prévention dans le BTP » qui accompagne les projets en faveur de la santé et de la qualité de vie au travail des salariés du BTP.

Preuve de cet engouement sur le plan technologique, le nombre de robot disponibles sur le marché et permettant d’alléger les tâches a été multiplié par 10 en seulement 5 ans.

Les robots d’assistance aux efforts

Côté technologie, plusieurs catégories se démarquent pour prévenir autant que diminuer le risque d’accidents sur chantier, et les robots en font partie. Si les robots 100% opérationnels pour remplacer l’homme sur des activités physiquement contraignantes font débat, les exosquelettes eux fascinent et intéressent de plus en plus les entreprises, tout en étant bien mieux accueillis par les salariés.

Homme portant un exosquelette pour porter des cartons sans douleurs

A destination des salariés dont la tête et le regard sont continuellement dirigés vers le haut, l’entreprise VIZ-O a mis au point un exosquelette permettant de soutenir les cervicales. Le système dynamique repose sur l’accompagnement du poids de la tête tout en suivant le mouvement des cervicales pour les soulager et éviter les douleurs.

L’entreprise K-Ryole s’est inspiré de son produit phare, une remorque électrique intelligente pour vélo, pour réaliser à la demande d’une entreprise de construction une brouette intuitive permettant de transporter sans efforts jusqu’à 250 kg et peu importe l’état du terrain.

Enfin, les artisans du BTP peuvent attendre avec impatience la solution encore en incubation de la société Moten technologies qui permettra de prévenir les troubles musculo-squelettiques (tendinites, lombalgies, etc.). Le fonctionnement de cette technologie repose sur l’écoute des sons et vibrations émis par les muscles du corps, qu’elle analyse ensuite en temps réel pour déterminer lorsque la sollicitation est trop importante et qu’une pause dans l’activité devient nécessaire. Elle permettrait enfin l’analyse poussée et l’ajustement du poste de travail pour en diminuer la pénibilité physique.  

Les technologies de reconnaissance vidéo 

Par drône ou par caméra, la vidéo trouve progressivement sa place sur les chantiers. Il ne s’agit pas ici de surveillance du travail effectué mais d’un moyen d’avoir une vision globale sur l’activité, afin de déterminer ce qui relève du danger et éviter les accidents.

L’entreprise NVIDIA a mis au point une technologie basée sur la reconnaissance vidéo qui permet de visualiser en 3D les chantiers et différencier les hommes, leurs engins et outils. Elle suit ensuite ces interactions, en relation avec les objets connectés du chantier,  pour veiller à la sécurité du site et de son activité.

Dans la même optique, Colas a développé en partenariat avec Volvo CR une intelligence artificielle qui vient prévenir le conducteur d’engin de la présence d’un collaborateur dans son champ de manœuvre. Cette technologie vient renforcer la vigilance au cœur des chantiers, mais lutte également contre les négligences comme l’oubli du port de son EPI.

En matière de prévention, les technologies numériques associées à la formation du personnel à la prévention des risques sont deux piliers co-dépendants qui permettront de réduire significativement les accidents du travail dans le secteur du BTP, où les chutes et accidents liés aux manutentions manuelles sont encore trop récurrents.

* Assurance Maladie Risques Professionnels
** Selon le baromètre ArtiSanté BTP

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