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Télétravail : 3 conseils pour être dans de bonnes conditions

Depuis janvier de nouvelles mesures imposent aux entreprises des jours de télétravail pour les salariés qui le peuvent. Or, si certains employés étaient déjà habitués à cette pratique, pour d’autres, c’est un challenge d’adaptation à relever. Voici nos conseils pour veiller à ce que le télétravail se déroule dans les meilleures conditions et sans risque pour vos collaborateurs.

Maintenez la communication en télétravail pour survivre à l’isolement social

Le travail à domicile implique un certain isolement et une plus grande autonomie de travail. Pour veiller à ce que cette nouvelle organisation, adopté par de plus en plus de salariés, se déroule sans stress et sans risques, vous pouvez :

  • prioriser la redéfinition des méthodes de travail,
  • fixer des objectifs clairs sur le plus long terme,
  • et surtout tout mettre en œuvre pour favoriser la communication.

Il est fortement recommandé d’encourager les salariés à utiliser sans modération les outils qu’ils disposent pour garder contact entre collègues. Comme avec la hiérarchie, vos employés peuvent utiliser les réunions et appels en visio, les plateformes de communication collaboratives etc…

Le maintien des communications et des relations habituelles permettra de lutter contre un isolement néfaste au bien-être. Des échanges réguliers génèrent en plus une forme d’esprit d’équipe et de soutien généralisé. Cela est propice à la productivité et rassurant, dans ce contexte inhabituel qui peut être porteur de stress.

Pour lutter contre la monotonie des journées, il est également recommandé de :

  • faire des pauses régulières,
  • entrecouper les périodes de travail avec des moments d’activité physique,
  • des étirements, etc.

Face au Covid-19, c’est un effort collectif qui est nécessaire pour s’adapter aux mesures recommandées. Il est nécessaire de mettre en place les moyens adéquats pour garantir la santé et la sécurité de chacun.

Veillez à ce que vos collaborateurs aménagent un bon espace de travail !

L’employeur est légalement tenu de veiller à la santé de ses salariés. Cette responsabilité conserve sa valeur, quelque soit le lieu de pratique du travail, aussi bien en entreprise, lors des déplacements, que lors du recours au télétravail à domicile.

Pour travailler depuis chez soi dans les meilleures conditions possibles, vos salariés doivent avoir à disposition le matériel nécessaire à la bonne réalisation de ses missions. Ce qui inclus : matériel informatique, mobilier ergonomique et équipements divers pour l’espace de travail (clé d’accès internet, système de ventilation, éclairage adéquat, etc.). Généralement, le salarié aménage son espace de travail avec son mobilier et ses propres ressources. Dans le cas contraire, c’est à l’employeur de lui fournir ce dont il a besoin.

En revanche, pour éviter avec plus de certitude que la posture de travail et l’aménagement de l’espace ne nuisent à la santé de vos salariés, vous pouvez leur faire effectuer une formation aux gestes et postures.

Dans tous les cas, l’employeur doit être très vigilant sur ces points et devra s’assurer de la conformité de l’installation de travail. Il peut pour cela faire appel à une société habilitée qui se rendra sur place afin de lui remettre une attestation de conformité. Sinon, c’est le salarié qui remet une déclaration sur l’honneur que son installation est adaptée à la réalisation de son travail et à la préservation de sa santé.

Garantissez à vos salariés une environnement de travail sécurisé

Les responsabilités de l’employeur vis-à-vis de ses salariés en télétravail concernent également leur sécurité. Une fois encore, elles sont difficiles à mettre en œuvre lorsqu’il s’agit du domicile privé. Cependant, une équipe technique peut intervenir pour attester du respect des règles de sécurité. Ces règles concernent notamment les installations électriques et/ou les installations à risques mises en place par le salarié. L’employeur devra donc s’assurer que les prescriptions de sécurité spécifiées en entreprise sont également respectées à domicile.

Qu’il s’agisse de la santé ou de la sécurité, un accès au domicile peut être demandé, soumis à l’accord du salarié, pour s’assurer de la conformité de l’espace de travail dans sa globalité. La demande peut être à l’initiative de l’employeur, mais aussi du CSE, ou encore du médecin du travail.

Pour rester informé des dernières actualités de la santé au travail et pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

Consignes particulières de sécurité : ce qu’il faut comprendre !

L’affichage de consignes particulières de sécurité incendie fait partie des mesures nécessaires en matière de sécurité au travail. Ces consignes prennent en compte les particularités des travaux et des opérations que vos employés peuvent être amenés à réaliser. Elles tiennent aussi compte des types de locaux dans lesquels votre personnel travaille. Mais alors, que faut-il comprendre de ces consignes particulières ? Que contiennent-elles exactement et comment s’assurer que tous les employés concernés seront capables de les mettre en pratique le moment venu ? Au travers de cet article, nous vous éclairons sur ce sujet important de la sécurité en entreprise !

Consignes particulières de sécurité : de quoi s’agit-il ?

De façon générale, les consignes particulières englobent l’ensemble des éléments de sécurité que toute personne travaillant dans ces locaux ou qui exerce certains travaux doit connaître.

À la différence des consignes générales de sécurité qui concernent l’ensemble d’un bâtiment, les consignes particulières sont rattachées à des zones spécifiques comme les zones à risques d’explosion (zones Atex) par exemple, dont l’accès est strictement réglementé ou encore certains locaux tels que les ateliers, les laboratoires, les entrepôts, les zones de stockage de matières inflammables, les chaufferies, etc. Les consignes particulières sont aussi mises en place dans l’entreprise lorsque les salariés effectuent des opérations bien particulières telles que des travaux par points chauds par exemple.

Pour établir ces consignes, il est important de procéder en premier lieu à une analyse approfondie de l’ensemble des risques d’incendie en fonction des types de locaux existants dans votre entreprise et selon les opérations particulières réalisées et qui nécessitent des consignes de sécurité spécifiques. Cette analyse se réalise en grande partie avec la rédaction du Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnelles (DUERP) de votre entreprise, ou bien, pour les zones Atex, la rédaction du Document Relatif à la Protection Contre les Explosions (DRPCE).

Que contient l’affichage des consignes particulières de sécurité

Les consignes particulières de sécurité apportent les indications nécessaires sur plusieurs éléments relatifs à la sécurité incendie. Voici les éléments importants pouvant y figurer :  

  • La diffusion de l’alarme dans la zone en question : personnes relais qui doivent donner l’alarme, moyens pour transmettre l’alarme et contenu précis du message d’alerte,
  • L’intervention dans la zone en question : les moyens de lutte contre le feu spécifiques à utiliser, l’interdiction de manipuler des matières dangereuses, le tri des déchets dans des récipients prévus à cet effet, etc.,
  • Les zones à risques d’explosion : les accès réglementés et les autorisations d’exécution des travaux, l’utilisation d’un matériel ou d’un équipement spécifique, etc.
  • L’évacuation et la mise en sécurité de la zone : signal de mise en sécurité, itinéraire spécifique d’évacuation, localisation des espaces d’attente sécurisés, point de rassemblement de la zone,
  • Les différentes procédures : manière d’utiliser les matériaux et équipements, travaux autorisés et exécutés dans ces zones, nécessité de l’obtention d’un permis de feu,
  • L’interdiction de fumer.

Les consignes particulières doivent toujours être rédigées selon le contexte de la zone qu’elles couvrent, elles doivent également prendre en compte les personnes amenées à y travailler.

Comprendre et maîtriser les consignes de sécurité de son entreprise

Vos consignes particulières doivent être mises à jour de manière régulière et lors de toute évolution des opérations ou des zones de travail de votre entreprise.

Veillez à les afficher à un endroit stratégique du local concerné et à les imprimer dans une taille conséquente, de manière à être bien visibles. Elles sont idéalement protégées par un support résistant, afin de ne pas être abimées, par le temps ou par des éléments extérieurs.

Allez à l’essentiel en matière de contenus et soyez le plus précis possible pour ne soulever aucun doute ! Pour une bonne compréhension de vos consignes, limitez donc au maximum la longueur du texte et évitez les phrases trop complexes. Les pictogrammes et les dessins sont à privilégier car ils sont plus parlants, notamment en matière du port obligatoire des EPI (Équipements de Protection Individuelle).

Enfin, pensez à former vos salariés à la gestion d’évacuation. Constituée d’exercices pratiques, la formation met vos salariés en situation réelle afin de les préparer dans l’éventualité d’un sinistre. Elle est essentielle car elle leur apprend la maîtrise des bons gestes et des comportements à adopter en cas d’incendie.

Dans certaines situations, il vous sera nécessaire de mettre en place des consignes particulières de sécurité, afin de donner à vos travailleurs, les conduites à tenir pour intervenir en cas d’incendie et surtout éviter les risques.

Vous voulez en savoir plus sur les consignes de sécurité à mettre en place dans votre établissement, consulter nos autres articles sur le sujet. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les consignes générales de sécurité ainsi que les consignes spéciales.

La sécurité de vos employés est au centre de vos préoccupations ? Contactez-nous pour en savoir plus sur les formations possibles dans le domaine de la sécurité incendie.

Consignes spéciales de sécurité : ce qu’il faut retenir !

Pour savoir réagir et évacuer en toute sécurité lors d’un départ de feu, il est primordial que vos salariés aient à leur disposition des consignes de sécurité incendie.

Il existe plusieurs types de consignes de sécurité et les consignes spéciales de sécurité en font partie. Elles viennent compléter les consignes générales de sécurité que nous avons détaillées lors d’un précédent article.

Les consignes spéciales précisent les modalités d’exécution des actions attendues en cas de sinistre, par les personnes désignées au préalable par l’employeur. Ces personnes peuvent être les Équipiers de Première Intervention (EPI) ou de Seconde Intervention (ESI), le gardien de votre établissement, la personne en charge de l’accueil, etc.

Vous souhaitez mettre en place des consignes spéciales de sécurité dans votre entreprise ? Voici 3 étapes pour le faire de façon efficace !

Que contient l’affichage obligatoire des consignes spéciales de sécurité

La première étape est la rédaction de ces consignes spéciales de sécurité. Pour cela, il est important d’établir une liste des personnes concernées. En fonction de chaque catégorie de personne, précisez les actions à mener et leurs modalités d’exécution. Celles-ci constitueront le contenu de ces consignes.

Voici les principales consignes à diffuser :

  • Les consignes à la personne en charge de la transmission de l’alerte, comme les standardistes ou les gardiens : les indications des numéros d’urgence et du contenu des messages d’alerte, et le guidage de secours,
  • Les consignes aux équipiers de première intervention : les rôles, les équipements, les moyens et les contacts à établir,
  • Les consignes aux chefs et membres des éventuelles équipes de seconde intervention : les signaux, les points de ralliement, l’organisation et le fonctionnement des équipes,
  • Les consignes aux équipiers d’évacuation : les rôles, les zones d’actions, les itinéraires de secours, les contrôles à réaliser, le compte rendu au coordinateur de l’évacuation et aux pompiers,
  • Les consignes aux secouristes : les lieux de ralliement et le matériel à employer,
  • Les consignes aux personnes devant assurer des fonctions bien définies telles que des électriciens, des responsables d’installation, des magasiniers,…

Une diffusion efficace de vos consignes spéciales de sécurité auprès des salariés

Une fois les rôles et les actions de chacun précisés dans les consignes spéciales de sécurité, celles-ci peuvent être affichées. Nous vous donnons quelques conseils pour un affichage conforme et efficace !

  • Allez à l’essentiel : les consignes spéciales de sécurité doivent être écrites dans un langage clair, avec des phrases courtes, tout en restant précises.
  • Privilégiez la simplicité avec une typographie classique et bien lisible.
  • Rendez l’affichage de vos consignes spéciales plus attractif à l’aide de dessins et de pictogrammes.
  • Imprimez-les dans un format conséquent pour qu’elles soient bien visibles par tous.
  • Optez pour un affichage à des emplacements stratégiques : disposez-les près des escaliers, des ascenseurs, en salle de pause ou bien à la cafétéria… Et ce, à chaque étage de vos locaux !

Bien former son personnel à l’exécution des consignes spéciales de sécurité

Les consignes spéciales de sécurité existent pour que vos employés aient les moyens de réagir en cas de sinistre. Ainsi, pour maximiser leur sécurité, leur simple affichage ne suffit pas.

Veillez donc à informer tout votre personnel de leur mise en place. Pour cela, vous pouvez, par exemple, organiser une réunion d’information pour expliquer leur utilité et leur fonctionnement.

Les salariés désignés par les consignes spéciales de sécurité, tels que les Équipiers de Première Intervention ou de Seconde Intervention, doivent recevoir les formations adéquates pour être capables d’organiser, de connaître et d’appliquer ces consignes face à un départ de feu dans l’entreprise. De plus, il est essentiel que l’ensemble de votre personnel soit formé à la lutte contre l’incendie. Pour cela, organisez régulièrement des exercices d’évacuation dans votre entreprise.

Vous l’aurez compris, la formation est un facteur déterminant de l’efficacité des consignes spéciales de sécurité.

La mise en place de ces consignes spéciales de sécurité fait partie des éléments-clés de la démarche de prévention du risque incendie en entreprise. Lorsqu’elles sont bien rédigées, affichées aux bons endroits, expliquées et couplées aux bonnes formations, elles permettent à vos salariés de connaître leur rôle et les actions à mener en cas de sinistre.

Pour compléter vos connaissances en matière de consignes de sécurité, n’hésitez pas revenir sur notre article sur les consignes générales de sécurité. Vous pouvez également consulter celui sur la mise en place des consignes particulières de sécurité, liées plus spécifiquement à certains travaux ou à des locaux spécifiques de votre entreprise.

Consignes générales de sécurité : ce qu’il faut savoir !

Pour éviter tout accident et savoir réagir en cas de sinistre, il est essentiel de mettre à disposition des salariés, les consignes générales de sécurité de votre entreprise. Elles s’adressent à l’ensemble du personnel et sont complétées par d’autres consignes : les consignes particulières qui sont propres à certains travaux ou à des locaux spécifiques et les consignes spéciales qui concernent uniquement le personnel désigné. Ces consignes générales font partie des mesures de prévention obligatoires dans les établissements de plus de 50 salariés. Elles doivent énoncer de façon claire et visible toutes les informations qui vont permettre à votre personnel d’être capable d’agir en cas d’accident, de donner l’alerte, d’évacuer les locaux sans danger et d’avoir les moyens de lutter contre un départ d’incendie.

Voyons à présent, quelles sont les informations que l’on doit retrouver dans vos consignes générales de sécurité et comment s’assurer que ces consignes seront efficacement transmises à vos salariés !

1. Comment rédiger les consignes générales de sécurité de votre entreprise ?

Essentielles pour veiller à la sécurité de vos salariés, ces consignes doivent aider votre personnel à adopter la bonne conduite en cas de sinistre ou d’accident. C’est pourquoi, tous les éléments suivants doivent s’y retrouver :

  • les consignes pour permettre aux premiers témoins du début d’incendie l’intervention immédiate, de connaître les démarches spécifiques et la transmission de l’alarme (à qui ? par quels moyens ?),
  • la méthode de diffusion de l’alarme pour rallier les équipes d’intervention et déclencher l’évacuation (par qui ? par quel moyen ?),
  • la méthode de diffusion de l’alerte aux secours extérieurs (Sapeurs-pompiers, SAMU, etc.) : personnes chargées des appels, numéros d’urgence à connaître, liste des personnes à prévenir, procédures…,
  • les consignes de mise en sécurité et d’évacuation : diffusion de l’ordre d’évacuation ou de mise en sécurité (type de signal, personne qui donne l’ordre) et identification des équipiers d’intervention, définition des issues de secours et itinéraires de sorties d’urgence, point de rassemblement, évacuation des personnes en espace confiné,
  • l’organisation de la première et seconde intervention,
  • l’organisation des secours aux blessés : désignation des personnes formées en charge de cette organisation (SST, infirmiers, etc), des lieux de regroupement, et des moyens à utiliser,
  • Et pour finir, les éléments complémentaires : les interdictions de fumer, l’obligation de maintenir l’ordre et la propreté, l’obligation de ne pas entraver la fermeture des portes coupe-feu et de laisser libre les voies de circulation, les mesures à observer pour le stationnement des véhicules et la circulation dans l’établissement, l’interdiction d’utiliser les ascenseurs dès le déclenchement de l’alarme, la gestion des visiteurs, etc.

Les consignes générales servent aussi à planifier la vérification du bon fonctionnement du matériel d’extinction, ainsi que l’entrainement du personnel à agir en cas de sinistre.

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2. Comment avoir des consignes générales de sécurité efficaces ?

Un affichage clair

Ces consignes de sécurité se présentent sous la forme d’un affichage. Elles ne sont efficaces que lorsqu’elles sont clairement identifiables par tous les employés. Pour être accessibles à tous, elles doivent alors être placées à des points stratégiques des locaux, à chaque étage : dans les espaces proches des sorties, les escaliers et ascenseurs ou bien les espaces communs (salle de pause, cafétéria…). En format carré ou rectangulaire, elles sont imprimées dans un format conséquent afin d’être bien visibles. Le support de cet affichage doit être résistant afin de pouvoir durer dans le temps.

N’oubliez pas que la compréhension rapide de ces consignes est primordiale ! Les phrases doivent alors être courtes et explicites. Pour ce qui est de la présentation, préférez une typographie simple et privilégiez les couleurs, les dessins et les pictogrammes. Pour vous aider, la norme NF X 08-070 met à votre disposition les règles de conception de ces consignes.

Les consignes doivent être vérifiées et mises à jour régulièrement.

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Du personnel formé

Une fois les consignes générales de sécurité affichées dans votre entreprise, il faut vous assurer que l’ensemble de votre personnel retienne ces consignes correctement et efficacement.

C’est pourquoi, nous vous conseillons dans un premier temps, d’expliquer et de commenter ces consignes à vos collaborateurs. Pour amener votre personnel à les maîtriser parfaitement, il est essentiel d’organiser, dans un second temps, des exercices pratiques d’évacuation au cours desquels vos employés prendront connaissance du signal sonore d’alarme générale et apprendront à localiser et utiliser les espaces d’attente sécurisés. Grâce à ces exercices, ils seront également capables de se servir des moyens de premier secours et d’exécuter les diverses manœuvres nécessaires en cas d’incendie. Ils sont d’ailleurs obligatoires et doivent être réalisés tous les 6 mois (Article R4227-39 du Code du Travail).

Si vous souhaitez aller plus loin, il existe des formations plus complètes pour apprendre à vos salariés à être de véritables acteurs de la prévention du risque incendie dans votre entreprise.

Face au risque d’incendie, rien ne vaut une formation régulière de votre personnel.

Vous l’aurez compris, les consignes générales de sécurité sont non seulement obligatoires dans la majorité des établissements mais elles garantissent la sécurité de vos employés et de vos locaux. Vous avez donc tout intérêt à les mettre en place rapidement et à former votre personnel sur la conduite à tenir en cas d’accident ou de sinistre. Il est en effet essentiel que chaque salarié sache exactement ce qu’il doit faire en cas d’incendie. Pour compléter ces consignes générales, il existe également des consignes plus spécifiques dont il faut prendre connaissance, il s’agit des consignes particulières et spéciales de sécurité.

Comment bien choisir son organisme de formation de santé et sécurité au travail ?

Mettre en place un plan de prévention pour réduire les risques d’accidents ou de maladies professionnelle dans une entreprise est essentiel. Ces dernières cotisent d’ailleurs auprès d’organismes de compétences, les OPCO, qui en retour mettent à disposition des budgets pour financer les formations professionnelles. Grâce à ces aides, mettre en place des formations n’a jamais été aussi simple, à condition d’avoir sous la main le meilleur organisme pour son entreprise. En revanche, choisir son organisme de formation relève parfois du défi…

Alors, comment faire son choix parmi le nombre incalculable de prestataires ? Quels critères prendre en compte lors de votre sélection ? Avant de vous révéler les clefs pour faire votre choix, il est essentiel de bien comprendre les enjeux d’une démarche prévention dans son établissement.

Une démarche prévention dans votre entreprise : pour quoi faire ?

Mauvaises conditions de travail, pénibilité des tâches, travail répétitif ou encore environnement à risque, sont autant de facteurs qui peuvent conduire à une altération de la santé ou de la sécurité de vos salariés. Tout doit être mis en œuvre pour protéger vos collaborateurs ! En mettant en place une démarche de prévention efficace, vous y gagnez, c’est sûr et vos salariés aussi. En effet, les risques professionnels qui pèsent sur les salariés, ont souvent pour conséquence, le développement de maladies professionnelles ou d’accident, engendrant une baisse de productivité et s’accompagnant de coûts non négligeables pour les entreprises.

Lutter contre ces risques permet donc, non seulement, de veiller à la santé et à la sécurité des employés, mais également d’assurer la pérennité de votre entreprise, en favorisant le développement d’une culture de prévention. Cela se fait grâce au travers de la démarche de prévention dans votre structure, qui pour être efficace devra s’appuyer sur :

l’identification des risques en entreprise,

– la mise en place d’actions préventives et leur suivi,

– le questionnement sur l’utilisation des protections collectives et/ou individuelles pour éliminer ou réduire les risques,

– la formation et l’information.

Vous l’aurez enfin bien compris, mettre en place des formations en prévention des risques est plus qu’essentiel dans le développement de votre entreprise. Il en existe de nombreuses dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail et elles se regroupent principalement en 3 catégories :

la santé au travail,

la sécurité électrique,

la sécurité incendie.

Pour trouver la/ou les formations adaptées à votre entreprise et pour vous aider dans votre projet, vous pouvez vous orienter vers un organisme de formation. C’est pour cela qu’il est très important de choisir le meilleur organisme pour vous.

4 critères pour trouver l’organisme de formation qui vous vaut bien !

Choisir un organisme de formation peut s’avérer être une tâche fastidieuse. Vous aurez beau taper tous les mots-clefs que vous voulez sur Google, vous devrez quand même faire votre sélection. Et à moins de choisir un organisme un peu au hasard, en vous basant sur les 3 premiers résultats de votre moteur de recherche, il vous faudra mettre en place une stratégie.

Afin de trouver de manière simple et efficace, un organisme de formation qui correspond aux besoins de votre entreprise et qui vous propose des formations de qualité, voici 4 critères que nous jugeons essentiels pour faire votre sélection :

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1- Un prix qui rentre dans votre budget

Demandez un devis et vérifiez que les tarifs annoncés correspondent bien au prix du marché et surtout qu’ils rentrent dans votre budget. Car même si votre OPCO vous fait bénéficier de financements, ceux-ci ne sont pas infinis. En demandant plusieurs devis, vous percerez à jour les organismes qui exagèrent. Attention aussi aux prix trop bas, c’est comme tout, s’ils sont bien en dessous des prix des autres prestataires, alors il y a anguille sous roche ! Vous voulez une formation, pas de l’information ! Les enjeux sont trop importants.

Interrogez-vous également sur ce que comprend véritablement votre prestation ? Les déplacements des formateurs sont-ils à votre charge ou à celle de l’organisme, qu’en est-il des paniers-repas des stagiaires dans le cadre de formations inter-entreprises ?  Le prix est-il TTC ou hors taxe ? Vous devez vous assurer qu’aucun service supplémentaire ne vous sera facturé à votre insu, et être sûr, que vous n’aurez aucune mauvaise surprise sur votre facture.

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2Une prestation qui s’adapte à vos besoins

Avez-vous besoin de mettre en place des formations dans vos locaux ou préférez-vous que cela se passe dans les locaux de l’organisme ? Demandez alors au prestataire contacté s’il dispose de salles de formations pour accueillir vos collaborateurs.

Vous souhaitez mettre en place plusieurs formations en passant par le même organisme, mais êtes-vous sûr que celui-ci est capable de vous proposer toutes les formations dont vous avez besoin ? Assurez-vous bien que la structure choisie dispense toutes les formations dont vous avez besoin ! Cela vous évitera de faire appel à plusieurs organismes ce qui peut compliquer votre organisation et votre gestion au quotidien.

Vous voulez mettre en place des formations dans toute la France ou sur une région spécifique ? Vérifiez bien que l’organisme dispose de suffisamment de formateurs pour assurer sa prestation sans avoir à imputer à votre charge des frais supplémentaires liés au déplacement ou au logement du formateur.

Besoin d’une formation sur-mesure adaptée à votre secteur d’activité ? Posez la question, pour savoir si vous pouvez bénéficier de certaines adaptations.

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3- Un organisme de formation impliqué dans votre projet

Il ne s’agit pas juste de donner une date et d’envoyer un formateur le jour J, la mise en œuvre d’un plan de formation doit être prise très au sérieux. C’est pourquoi, votre choix d’organisme doit se porter sur des professionnels qui ont à cœur de vous aider dans l’atteinte vos objectifs de réduction des accidents et de maladies professionnelles. Ils doivent être véritablement engagés dans votre projet pour vous aider dans votre démarche.

Voici nos conseils ! Privilégiez un organisme qui saura vous conseiller tout au long de la mise en place de votre plan formation, du choix des formations jusqu’à leur mise en place.

Un bon organisme de formation doit également être en mesure de vous accompagner sur la durée, avec un suivi efficace des formations et des objectifs clairs de montée en compétence.

Favorisez également un organisme qui peut vous soulager d’un maximum de gestion administrative, qui est flexible sur les dates de formations que vous souhaitez avoir, et qui peut vous proposer un planning fixe avec un minimum d’annulation. Il doit aussi est très réactif sur l’envoi des dossiers de formations, etc.

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4- Des formations de qualité

Le respect de la réglementation ! Cela peut paraître évident, mais assurez-vous que l’offre de formation proposée est en accord avec la réglementation. Une formation Sauvetage Secouriste du Travail par exemple, c’est deux jours, pas un.

Des formateurs experts ! Quoi de mieux que des formateurs formés et expérimentés pour transmettre et faire monter en compétences vos salariés ? Optez pour un organisme qui recrute ses formateurs sur leur expérience du terrain et qui favorise leurs compétences en les formant, cela vous offrira une meilleure assurance quant à la qualité pédagogique des formations.

Un organisme certifié ! Aujourd’hui, tous les organismes doivent être certifiés Datadock. Assurez-vous que votre choix se porte sur un organisme qui dispose de cette certification. C’est un gage de qualité car elle permet aux financeurs de la formation professionnelle de vérifier la conformité des organismes de formation autour de 6 critères qualité qui sont définis par la loi et qui sont :

  • « l’identification précise des objectifs de formation et son adaptation au public formé,
  • l’adaptation des dispositifs d’accueil, de suivi pédagogique et d’évaluation aux publics de stagiaires,
  • l’adéquation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement à l’offre de formation
  • la qualification professionnelle et la formation continue des personnes chargées des formations,
  • les conditions d’information du public sur l’offre de formation, ses délais d’accès et les résultats obtenus,
  • la prise en compte des appréciations rendues par les stagiaires. »

Analyser les risques puis mettre en place un plan de prévention adaptée est une affaire très sérieuse, il est donc primordial de choisir les bons intervenants qui vous aideront à atteindre au mieux les objectifs de santé et de sécurité que votre entreprise s’est fixé, pour vos collaborateurs.

À présent, vous avez toutes les clefs en main pour sélectionner l’organisme qui vous convient, alors à vous de jouer ! Et si vous souhaitez engager vos démarches et en savoir plus sur notre accompagnement, contactez-nous !

5 raisons de faire de la prévention dans mon entreprise

La prévention des risques professionnels est une démarche indispensable et une priorité pour tous les secteurs d’activité. Elle joue un rôle essentiel dans la préservation de la santé et de la sécurité des salariés, et se répercute ainsi positivement sur la pérennité de l’entreprise. Découvrez les 5 intérêts de mettre en place des actions de prévention dans votre entreprise :

1. Etre en règle avec la législation concernant la prévention en entreprise

L’employeur est tenu, conformément aux dispositions du code du travail (articles L. 4121-1 et L. 4121-2), de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses employés.
Il a ainsi l’obligation légale de former ses salariés aux risques qui découlent de leurs activités. Il doit aussi mettre en œuvre les mesures nécessaires pour améliorer les conditions de travail, en outre aménager les postes et l’organisation du travail de manière adaptée, de sorte à réduire ou supprimer les risques.

2. Protéger ses salariés

La prévention de la santé et sécurité au travail représente l’ensemble des mesures destinées à assurer la santé individuelle et collective. Quelle que soit la taille de votre structure, TPE/PME, ETI, grand groupe… prévenir les risques de l’entreprise permet de diminuer, voire de supprimer, les accidents de travail et maladies professionnelles.
Sur le long terme, cette démarche promeut le bien-être des salariés et par conséquent, la stabilité de l’entreprise.

3. Améliorer la performance de l’entreprise

La prévention, c’est aussi une démarche morale et humaine. Promouvoir les actions mises en œuvre pour protéger la santé de ses salariés permet d’instaurer un climat sécuritaire et plus rassurant pour les équipes. Le facteur de pénibilité est amoindri et laisse place à plus de bien-être dans l’exercice de son métier. De ce fait, les travailleurs sont plus à l’aise et davantage impliqués afin de produire un travail de meilleur de qualité.
Enfin, ces conditions participent au partage de valeurs communes entre les collaborateurs, tout en s’intégrant dans une culture d’entreprise éthique et responsable. De quoi également renvoyer une image positive de l’entreprise aux clients et futurs talents.

4. Réduire les coûts de votre entreprise 

Le coût moyen des accidents du travail et maladies professionnelles, avec arrêt compris entre 16 et 45 jours, est estimé à la hauteur de 1700 € (tous secteurs confondus). A cela s’ajoute les coûts indirects liés à la réorganisation humaine et matérielle comme le remplacement, la formation au poste, le changement de matériel, la réorganisation du fonctionnement, la mise en place de nouvelles mesures, etc… Autant de coûts à intégrer simultanément aux dépenses qui pourraient être évités grâce à une démarche de prévention organisée et planifiée sur le long terme.

5. Faire monter en compétences vos salariés

Le management de la prévention s’intègre dans toute stratégie RH. Il mobilise aussi bien les ressources humaines que matérielles.
Manager la prévention, c’est évaluer les besoins, organiser en amont, et anticiper, mais également former vos collaborateurs. En effet, la formation représente également sur le long terme l’acquisition de nouvelles qualifications utiles à l’entreprise. Ce qui joue favorablement sur la motivation des employés et leur performance.

Vous êtes convaincu mais ne savez pas par où commencer pour mettre en place votre plan de prévention ? Vous pouvez nous contacter pour que l’on puisse construire ensemble votre démarche !

Santé au travail : pas de prévention sans signalisation !

Elle fait partie intégrante de la démarche préventive dans une entreprise. Elle permet d’apporter aux travailleurs des instructions appropriées pour réduire le nombre de situations dangereuses et les risques d’accidents. La signalisation est donc un élément indispensable en entreprise pour assurer la sécurité et la santé de l’ensemble du personnel.

Comment mettre en place la signalisation ?

L’arrêté du 4 novembre 1993 relatif à la signalisation de sécurité et de santé sur le lieu de travail émane d’une directive européenne. Cette obligation de sécurité ne résonne plus seulement comme une obligation de garantir la sécurité physique (accidents du travail) et psychologiques (maladies professionnelles) des salariés sur leur lieu de travail. Elle s’est élargie à la prévention des conséquences que celui-ci peut entrainer sur leur santé quotidienne, telles que le burn-out ou l’alcoolisme.

Que votre secteur soit celui du BTP, de l’automobile, du tourisme, de la restauration…. La méthodologie reste la même. En tant qu’employeur, il vous faut :

1. Evaluer les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs selon leurs activités et méthodes de travail (fabrication, préparation chimique, définir les postes de travail…).

2. Consulter le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), ou délégué du personnel en son absence, pour optimiser la mise en place de la signalisation selon la réglementation en vigueur.

3. Déterminer la signalisation de santé et de sécurité qui doit être installée ou utilisée en fonction des risques de l’entreprise et de la zone à couvrir. Celle-ci est mise en œuvre toutes les fois qu’un risque ne peut pas être évité ou prévenu par une protection collective ou l’organisation du travail. Elle vient compléter la signalisation d’évacuation, de premiers secours, de lutte contre l’incendie et celle des substances dangereuses à manipuler.

4. Former les salariés pour connaître et comprendre le sens des différents panneaux et couleurs de sécurité (et des signaux lumineux et acoustiques), les risques qu’ils signalent et de l’attitude à adopter en fonction.

Des messages clairs pour qu’elle ne se fonde pas dans le décor…

Car le risque est qu’on l’oublie ! Selon le cas, la signalisation peut-être permanente ou occasionnelle et prendre la forme d’un panneau, d’une couleur, d’un signal lumineux ou acoustique.

Pour être rapidement identifiée elle doit être positionnée dans le champ de vision de salariés et à proximité immédiate d’un risque déterminé ou de l’objet à signaler. Si les conditions d’éclairage naturel sont mauvaises, des couleurs phosphorescentes, des matériaux réfléchissants et un éclairage artificiel peuvent être utilisés.

La signalisation choisie doit pouvoir résister aux chocs, aux intempéries et agressions dues au milieu ambiant.

Parmi les différents panneaux, on distingue six catégories avec des symboles, couleurs ou formes qui rappellent, dans une certaine mesure, le code de la route :

Vous pouvez suivre cette formation d’une durée de 8 jours à conditions de posséder un certificat SST en cours de validité et d’avoir effectué l’autoformation en ligne de l’INRS.

Cette formation vous permet de former des salariés qui souhaitent être SST au sein de votre entreprise ou dans le cadre d’un organisme de formation. Vous leur enseignez la maîtrise des risques propres à leur activité, la manière dont ils peuvent les éviter, et les gestes de premiers secours à apporter aux victimes en cas d’accident.

  • interdiction : ronds, cerclés, barrés de rouge ;
  • avertissement : triangulaires à fond jaune ;
  • risque ou danger : bandes jaunes et noires ou rouges et blanches ;
  • obligation : ronds à fond bleu et pictogramme blanc ;
  • sauvetage et secours : carrés ou rectangulaires et pictogrammes blancs sur fond vert ;
  • incendie : carrés ou rectangulaires et pictogrammes blancs sur fond rouge;

La signalisation intervient dans toutes les démarches de prévention des entreprises. Elle permet d’informer les salariés sur les dangers présents sur leur lieu de travail en leur apportant des instructions appropriées sur les risques auxquels ils sont exposés.

C’est une première étape dans le processus de prévention. En revanche, pour que votre personnel soit prêt à réagir en toute circonstance face à un danger, il faut le former aux risques de votre entreprise : se protéger, alerter, réagir face au danger et au dommage, assurer les gestes de première assistance pour sauver des vies. Consultez notre formation pour plus de sécurité dans votre entreprise.

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Soignants en EHPAD : vous aussi avez le droit à une bonne santé

En 2019, les accidents du travail en EHPAD représentaient une part de 23%. Ces résidences médicalisées pour les seniors autonomes ou en perte d’autonomie physique voire psychique, proposent un accompagnement à la fois médical et social à leurs résidents. Une prise en charge complète assurée par les personnels soignants (aides-soignants, infirmiers, psychomotriciens, ergothérapeutes, psychologues…) exposés alors à de nombreux risques physiques et psychologiques…

Lors d’un précédent article, nous vous avions exposés les risques physiques les plus courants dus à leurs déplacements, mais de nombreuses autres menaces existent. Face à cette réalité, une prévention adaptée à chaque contexte doit être mise en place. On vous explique tout !

Réduire les risques psychosociaux

Cette formation vous permet de former des salariés qui souhaitent être SST au sein de votre entreprise ou dans le cadre d’un organisme de formation. Vous leur enseignez la maîtrise des risques propres à leur activité, la manière dont ils peuvent les éviter, et les gestes de premiers secours à apporter aux victimes en cas d’accident.

En plus d’être un métier physique, le travail des soignants en EHPAD induit souvent un engagement personnel intense ce qui provoque une charge émotionnelle forte sur la durée :

  • accompagnement des résidents en fin de vie,
  • agressivité et violence verbale voire physique de la part des résidents atteints de troubles cognitifs,
  • mais également le contact avec les membres des familles présentant parfois des réactions psychologiques d’angoisse et de culpabilité

Les soignants sont également confrontés à un sentiment de frustration. Dans certains EHPAD ces derniers ne sont pas assez impliqués dans les décisions organisationnelles (gestion des plannings, environnement de travail…) ce qui peut brider leur autonomie sur certaines tâches.

Ces risques psychosociaux peuvent ainsi conduire à un épuisement professionnel (burnout) s’ils ne sont pas mesurés correctement. Les mesures de prévention suivantes visent à empêcher une aggravation de la santé des personnes déjà épuisées et prévenir l’apparition d’autres cas :

  • Former les soignants à la prise en charge de résidents atteints de troubles cognitifs,
  • Veiller à ce que l’organisation du travail ne surcharge pas les salariés et ne les mettent pas en porte-à-faux vis-à-vis des règles et de l’éthique de leur métier,
  • Favoriser le travail en équipe,
  • Inclure au mieux des aides techniques dans les soins pratiqués pour que les soignants puissent davantage se concentrer sur la relation humaine avec les patients,
  • Mettre en place une démarche de prévention collective des risques psychosociaux et une prise en charge des personnes atteintes psychologiquement.

Éviter les risques infectieux

En EHPAD de nombreuses infections sont susceptibles de se développer, comme des infections cutanées, urinaires, respiratoires…

Il est donc primordial pour les soignants de respecter les précautions standards et d’adopter les mesures de prévention liées au risque infectieux.
Pour se protéger des virus, chaque professionnel devrait considérer chaque résident, quelque soit son statut sérologique et son état de santé, comme porteur potentiel d’agents infectieux.

En complément, les soignants en EHPAD doivent également adopter certaines précautions comme l’hygiène des mains, le port de gants et de vêtements de protection, et veiller à la bonne gestion des déchets de soin et du linge sale.
Pour certain patient, en fonction de sa pathologie et des différents modes de transmission, le soignant sera amené à respecter d’autres mesures complémentaires en concertation avec le médecin et/ou l’infirmier en charge du résident.

Enfin, le protocole de conduite à réaliser par les professionnels exposés après un accident, au sang ou à des agents infectieux (grippe, coqueluche, gale…) doit être affiché en salle de soins.

Se protéger des risques chimiques

Beaucoup de produits sont utilisés comme les détergents ou les désinfectants liés aux opérations de nettoyage par exemple. Ils peuvent être irritants, corrosifs, allergisants. Leur utilisation peut alors causer des maladies professionnelles, des accidents du travail ou encore entraîner des pollutions environnementales.

La formation est un bon moyen pour apprendre aux intervenants comment :

  • utiliser correctement les produits chimiques,
  • appliquer les protocoles en vigueur dans l’établissement,
  • rappeler l’importance de ne jamais mélanger les produits.

Il est demandé à chaque entreprise de renseigner l’ensemble des risques présents dans leur établissement dans le document unique. Cela permet de les connaître et de mettre en place des mesures de prévention adaptées.

Le métier de soignant représente une lourde charge de travail physique et à la fois émotionnelle. Il est ainsi nécessaire de mettre en place des solutions de prévention pour anticiper ces risques et pérenniser la santé et à la sécurité du personnel qui travaille en EHPAD grâce à des formations adaptées à votre structure.

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Troubles musculosquelettiques, lombalgies, chutes : 3 risques fréquents en EHPAD

En France, on compte 7 500 EHPAD avec environ 350 000 personnes dédiées à la prise en charge des résidents. Il existe un grand nombre de métiers avec pour mission d’accompagner des personnes âgées dont le niveau de dépendance ne permet plus qu’elles restent seules à leur domicile.

Ces professionnels sont exposés à des risques physiques et psychologiques importants. Heureusement, aujourd’hui, de nombreuses mesures de prévention permettent de soulager la pénibilité de leur travail et d’éviter l’épuisement professionnel.

Éviter les lombalgies et les troubles musculosquelettiques

Les résidents des EHPAD sont physiquement dépendants des soignants. En effet, le personnel les aide à se déplacer, à bouger, à changer de position…
Toutes ces manipulations entraînent des risques de troubles musculosquelettiques (TMS) et peuvent également provoquer des douleurs lombaires qui deviennent rapidement handicapantes.

Ainsi, pour lutter contre ce risque et alléger les manutentions manuelles, il est important de mettre en place des mesures de prévention, et ce, le plus en amont possible.
Afin de faciliter le travail du personnel des EHPAD, des aides techniques se sont développées ces dernières années, qu’il est fortement recommandé d’intégrer pour préserver la santé et la sécurité des soignants. Celles-ci peuvent être installées dès la conception des locaux ou lors d’une rénovation du bâtiment. Quoiqu’il en soit, ces aides sont essentielles !

Que pouvez-vous mettre en place ?

  • un rail de plafonnier intégré dans la chambre de vos résidents, rendra leur manipulation plus facile et plus sûre. Le rail doit être installé tout autour du lit de la personne, en forme de H, pour couvrir une zone de transfert plus large tout en donnant accès à la salle de bain,
  • un revêtement de sol adapté favorisera le déplacement des aides techniques mobiles. Il peut également avoir une autre fonction non négligeable, celle d’absorber le bruit et d’amortir les chutes.
  • un espace de stockage des aides techniques bien situé et à proximité des chambres permettra de gagner du temps au quotidien et de rendre le travail du personnel des EHPAD plus efficace.

Ces aides techniques nécessitent cependant une formation pour qu’elles puissent être bien utilisées. Une mauvaise utilisation ou un mauvais usage de ces appareils peut entrainer des lésions ou encore des maladies professionnelles liées aux troubles musculosquelettiques.

Pour que ces systèmes d’aide soient performants, il est donc important de bien les choisir mais aussi de former les soignants à leur utilisation.

Prévenir les risques de chutes dans les EHPAD

Être soignant demande d’être toujours en activité et de réaliser de nombreux déplacements, souvent précipités, de longues distances ou encore sur plusieurs étages dans des espaces parfois exigus. C’est un métier physique qui entraine souvent des chutes de plain-pied ou des chutes de hauteur.

Pour éviter de se retrouver face à ces situations, il faut anticiper cette problématique dès la conception du bâtiment et ainsi limiter :

  • le nombre et l’amplitude des déplacements,
  • les dénivellations,
  • les seuils et les obstacles au sol.

Le choix du revêtement de sol est un élément important à prendre en compte dans la démarche de prévention. Pour les espaces où il existe des risques d’éclaboussures par exemple la cuisine ou la salle de bain, il est préférable de privilégier des revêtements antidérapants.
Concernant le personnel, il doit être équipé de chaussures fermées antidérapantes, pour limiter le risque de chute ou de glissade.

Les soignants qui travaillent en EHPAD sont exposés à de nombreux risques physiques. Après les avoir identifiés, il est nécessaire de mettre en place des actions de prévention pour veiller à la santé et à la sécurité du personnel.

Pour préparer encore plus vos salariés à faire face aux dangers liés à leur métier, il existe des formations qui s’adaptent à chacun des risques.
Nous pouvons vous accompagner pour élaborer votre projet, contactez-nous !

Les démarches essentielles pour prévenir le risque électrique

L’électricité est la forme d’énergie la plus utilisée dans notre société. En entreprise notamment, les salariés peuvent être amenés à utiliser du matériel électrique ou tout simplement à être en contact avec une source électrique, ce qui place les travailleurs en première ligne face au risque. Ils ne sont pas à l’abri donc d’un accident d’origine électrique.

Ces accidents sont certes moins fréquents que d’autres types d’accidents, cependant ils sont malheureusement souvent très graves voire mortels.

Ainsi il est essentiel que chaque entreprise mette en place des mesures de prévention sur la mise en sécurité des installations et des matériels électriques mais aussi sur le respect des règles de sécurité lors de leur utilisation ou lors d’opérations sur ou à proximité des installations électriques.

Analyse du risque électrique

Nombreuses sont les personnes qui ignorent les dangers de l’électricité et ses conséquences, d’autant plus sur des opérations d’ordre non électrique. Pourtant, il existe beaucoup de risques électriques qui provoquent des accidents graves, souvent à l’origine d’un contact direct (contact entre une partie du corps humain & une partie active d’une installation électrique) ou d’un contact indirect (contact entre une partie du corps et une masse conductrice mise accidentellement sous tension).

Pour les éviter, il est important d’analyser le risque électrique avant chaque opération afin d’anticiper et de prévenir les situations dangereuses. Pour ce faire, il faut prendre en compte les éléments suivants :

  • les caractéristiques de l’installation électrique (positionnement des câbles, domaines de tension…)
  • l’environnement de l’opération (proximité ou voisinage de pièce sous tension, chutes d’outils…)
  • les tâches à accomplir par les opérateurs (position, gestes, port des Équipement de Première Intervention – EPI)

Une fois cette phase d’analyse du risque réalisée, il est important de se protéger en mettant en place toutes les actions nécessaires pour éviter qu’un accident ne se produise.

Mise en place des mesures de prévention

Afin de travailler en toute sécurité, des mesures de prévention doivent être établies en amont comme par exemple signaler le local ou l’opération qui va être réalisée ou isoler l’installation…

D’autres actions préventives sont fortement recommandées voire obligatoires pour les salariés qui vont réaliser des opérations d’ordre électrique et non électrique.

1. Utilisation du matériel et des installations électriques

Le matériel et les installations électriques peuvent être la cause d’un accident si ceux-ci ne sont pas correctement utilisés.
Ainsi, pour utiliser le matériel électrique, il est important de :

  • Mettre en place des consignes d’utilisation et les respecter,
  • L’utiliser avec soin,
  • Vérifier l’état et signaler toute détérioration.

La vérification des installations permet de contrôler leur conformité et voir si elles répondent aux exigences règlementaires et normatives en vigueur. Elle doit avoir lieu :

  • au moment de la mise en service,
  • périodiquement,
  • sur mise en demeure par l’inspection du travail.

Celle-ci est réalisée par des organismes accrédités. Cependant, pour certaines entreprises, une personne compétente en interne remplissant certains critères peut en avoir la charge. Le résultat de la vérification est enregistré dans un registre.

2. Distribution d’Équipement de Protection Individuelle – EPI

Lorsque toutes les autres mesures d’élimination ou de réduction du risque électrique ne permettent pas d’assurer la sécurité des personnes, les salariés utilisent des EPI. L’employeur choisit de fournir ces équipements, qui doivent cependant être adaptés aux opérations à effectuer. En effet, ils doivent être conformes aux règles techniques de conception contenues dans le code du travail et faire l’objet de marquage de conformité CE. Enfin, les Équipements de Protection Individuelle sont personnels. Ils ne peuvent donc pas être prêtés s’ils n’ont pas été lavés et vérifiés.

3. Formation du personnel pour lutter contre le risque électrique

Toute personne qui réalise des travaux sur un matériel ou une installation électrique doit être formée et habilitée par son employeur. Cependant, les personnes qui opèrent dans des environnements électriques mais qui ne touchent pas à l’électricité doivent également être formées à ces dangers. Elles pourront ainsi réaliser les manœuvres :

  • qui se situent à l’extérieur des locaux ou emplacements à risques spécifiques électriques,
  • dont les risques inhérents à l’opération sont éliminés par construction.

La formation est un élément essentiel dans la démarche de prévention. Elle permet à chaque salarié de connaître et appréhender les dangers de l’électricité afin d’éviter d’être victime d’un accident.

Le risque électrique est partout autour de nous. Bien que les accidents du travail liés à ce danger soient faibles, ce n’est pas pour autant qu’ils ne représentent pas un danger important.
Afin d’appréhender cette source d’énergie, il existe quelques mesures de prévention comme le port d’Équipements de Protection Individuelle, la bonne utilisation du matériel et des installations ainsi que la formation.

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