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Reprise d’activité professionnelle : il existe une vie après une maladie ou un accident du travail

REPRISE D’ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE : IL EXISTE UNE VIE APRÈS UNE MALADIE OU UN ACCIDENT DU TRAVAIL

Le mal de dos peut impacter fortement la productivité d’un employé et peut même provoquer des accidents de travail ou des maladies professionnelles. Pour ces salariés, il est parfois difficile voire impossible de reprendre leur activité.

Voici la dernière partie de notre interview de Béatrice. Elle nous explique comment grâce à son métier d’ergothérapeute, elle a aidé de nombreux salariés, handicapés par leur mal de dos, à réintégrer leur poste, tout en s’adaptant à leur nouvelle situation.

Dans le milieu de l’entreprise, quelles sont les pathologies les plus courantes ?

Le plus souvent, ce sont les douleurs chroniques lombaires ou des maux du haut du dos. Ces souffrances sont souvent dues au travail de bureau, aux postes entrainant de mauvaises postures ou gestes répétés, un emploi à responsabilités générant du stress ou encore des postes de manutention.

Il y a également beaucoup d’hernies discales dues à la manutention, au port de charges lourdes ou répétitives ou à des postures de travail inadaptées.

Comment prévenir le mal de dos dans son environnement professionnel – travail de bureau, manutention, mouvements répétitifs… ?

Pour le travail de bureau, il faut que l’installation ne contraigne pas le salarié à faire des postures inadaptées. Par exemple, il faut éviter de faire des rotations constantes de la tête, pour regarder un écran ou bien tenir son téléphone avec la tête inclinée. L’utilisation d’un casque permet d’éviter ce type de postures. Il est très important aussi d’avoir un siège adapté selon la pathologie et les besoins. Si ce n’est pas le cas, l’utilisation d’un coussin d’assise, sur un siège plus ordinaire, peut permettre de retrouver une bonne posture.

Dans la réalité du monde de l’entreprise, il est souvent difficile d’éviter de travailler le dos rond lorsque l’on travaille penché en avant. En revanche, suivre certains conseils pour prendre conscience qu’il est possible de se consacrer un moment pour se redresser, aligner son dos, plier les jambes si notre métier nous le permet.

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En ce qui concerne les métiers avec beaucoup de manutention ou des mouvements répétitifs, une réflexion ergonomique peut être nécessaire pour la préconisation de l’aménagement du poste de travail, d’autant plus lorsque celui-ci est inadapté. Par exemple, il est possible d’installer un tapis roulant ou acheter des tables élévatrices pour éviter une série de manutentions. Ce n’est pas l’homme qui doit s’adapter, mais le poste qui doit être adapté. Il serait utile de pouvoir prendre de très courtes pauses mais régulières pour faire quelques mouvements pour se relâcher.

Il est important aussi pour tous les travailleurs de prendre conscience du rôle du stress dans l’origine des douleurs de dos. Quel que soit le domaine professionnel, l’inadéquation entre la tâche demandée (pénibilité, quantité, changement d’organisation…) et les capacités de la personne à y faire face provoque ce stress.

Suite à un accident du travail, gestes répétés ou maladies, que faire pour que des douleurs lombaires n’impactent pas une activité professionnelle ?

A partir du moment où un salarié subit un accident ou est victime d’une maladie professionnelle, la reprise d’activité professionnelle n’est pas toujours évidente sans un réel aménagement. Celui-ci, dépend souvent de la « bonne volonté » de l’employeur, mais doit également être validé par le médecin du travail qui connaît les atteintes de l’employé et ses limites. Une étude des missions doit être réalisée afin d’identifier tous les aspects qui doivent être modifiés. Selon l’activité, cela n’est pas forcément possible.
Dans un service SSR (Soin de Suite et Réadaptation), l’ergothérapeute propose des mises en situation «para»professionnelles, et un entraînement sur les gestes professionnels, en lien avec le kiné et l’éducateur sportif.

Quels outils peuvent être mis en place pour adapter le poste de travail d’une personne victime d’un handicap ?

  • Étude ergonomique,
  • Préconisations pour adapter le poste de travail,
  • Dossier de demande d’aides au financement auprès de l’Agefiph,
  • Mises en situation pendant le séjour de rééducation.
  • Essais dans l’entreprise sous forme de stage ou reprise de l’activité à temps partiel thérapeutique.

Comment gérer le suivi d’une personne qui a eu un accident de travail ?

La problématique de l’accident du travail est complexe. En effet, il peut être la conséquence d’une « faute de l’employeur », lié à d’autres salariés ou dû à une erreur involontaire du salarié…

L’accident du travail a parfois des répercussions psychologiques qui nécessitent un accompagnement par un psychologue, qui est systématiquement proposé à tous les patients lombalgiques et est particulièrement important dans ce type de situation. L’ergothérapeute, en lien avec le médecin du travail de l’entreprise, a également un rôle important à jouer dans la prise en charge, pendant la rééducation. La reprise sur le poste antérieur, même avec des aménagements, n’est pas toujours possible. Pour des raisons physiques et psychologiques, un reclassement est parfois nécessaire. Il peut se faire dans la même entreprise sur un poste allégé.

Suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle, la reprise d’activité professionnelle n’est pas toujours évidente. L’ergothérapeute, en différentes étapes, aide ses patients à aménager un espace de travail adapté, en fonction de la perte de capacité du salarié. Leur rôle est donc primordial et d’un grand soutien pour les patients.

Un grand merci à Béatrice qui nous a partagé son expérience et son expertise sur l’univers de l’ergothérapie.

À venir, plus d’interview d’experts, restez connectés !

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Ergothérapeute : un accompagnement à la reprise du travail après un accident ou une maladie professionnelle

ERGOTHÉRAPEUTE : UN ACCOMPAGNEMENT À LA REPRISE DU TRAVAIL APRÈS UN ACCIDENT OU UNE MALADIE PROFESSIONNELLE

Peu connu mais pourtant indispensable, le métier d’ergothérapeute apporte un vrai soutien à de nombreux patients victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles.

Pour en savoir plus, nous avons interviewé Béatrice Jean, ergothérapeute depuis trente ans, pour qu’elle partage avec nous son expérience.

Existe-t-il une différence entre votre métier et l’ergonomie ?

L’ergothérapie et l’ergonomie, du grec « ergon » signifiant « travail, action » regroupent des réalités très différentes. L’ergothérapie consiste à accompagner une personne ayant perdu des capacités du fait d’un accident ou d’une maladie. Après l’évaluation de ses capacités, il s’agit de mettre en œuvre, avec la personne, un plan de traitement visant à :

  • récupérer ou développer ses aptitudes restantes,
  • compenser ses incapacités,
  • adapter son environnement de façon à favoriser la reprise des activités dont elle avait l’habitude, sur le plan personnel ainsi que sur le plan social et professionnel.

L’ergonomie, en revanche, s’oriente surtout sur le travail. Son objectif est d’optimiser le bien-être du travailleur, d’améliorer sa situation de travail, donc sa santé au travail, tout en veillant à la performance globale et à l’efficacité du système.

En vue d’accompagner le patient dans la reprise de son emploi, l’ergothérapeute agira sur les exigences de l’activité (aménagement du poste) pour les adapter aux capacités de la personne, tandis que l’ergonome centrera davantage ses interventions sur l’environnement et la tâche de travail.

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Quel type de patients suiviez-vous ?

J’ai suivi des patients accueillis pour un séjour de rééducation en SSR (Soins de Suite et Réadaptation) pendant quelques semaines voire quelques mois. J’accompagnais également des personnes avec de lourds handicaps pendant un à deux ans. Les pathologies auxquelles j’étais le plus souvent confrontées étaient :

  • Les accidents – Traumatisme Crânien, lésion traumatique de la colonne (paraplégie ou tétraplégie), traumatologies diverses touchant les membres supérieurs ou le dos…
  • Les maladies – Accident Vasculaire Cérébral, sclérose en plaque, cancer, myopathie ou autre pathologie…
  • Les pathologies dégénératives du rachis ou autre atteinte rhumatologique…

J’ai suivi des patients accueillis pour un séjour de rééducation en SSR (Soins de Suite et Réadaptation) pendant quelques semaines voire quelques mois. J’accompagnais également des personnes avec de lourds handicaps pendant un à deux ans.

Comment est-on amené à consulter un ergothérapeute ?

Les séances sont prescrites par le médecin de rééducation, le patient ne choisit donc pas cette prise en charge. En général, les malades sont répartis selon les disponibilités de l’équipe d’ergothérapie ou parfois en fonction des compétences particulières d’un soignant.

Les personnes que nous accompagnons pendant leur séjour dans le Centre se considèrent plus ou moins comme «patients». En effet, c’est le terme utilisé mais ce sont avant tout des personnes victimes d’un « accident » au cours de leur parcours de vie, qui va parfois laisser des modifications importantes dans leur vie future.

Comment se passe une consultation ?

Nous réalisons une prise en charge globale de la personne, avec différentes étapes adaptées selon la pathologie. Premièrement, il est parfois nécessaire de voir le patient dans sa chambre (toilette, habillage, transferts…), en salle de rééducation pour des évaluations, exercices ou activités visant à récupérer une fonction. Ensuite, l’ergothérapeute organise des mises en situation de vie quotidienne en cuisine, en grande surface, en ville pour prendre le bus ou sur des tâches ménagères par exemple.

Enfin, des déplacements au domicile des patients sont parfois organisés dans le cas où un aménagement de celui-ci doit être envisagé – lien avec la famille, préconisation de matériels et de transformations pour permettre le retour au domicile malgré le handicap.

En tant qu’ergothérapeute chargé du retour à l’emploi, quel était votre rôle ?

Pendant plus d’une vingtaine d’années, mon travail s’est axé sur l’accompagnement des patients qui présentaient différents types d’atteintes susceptibles de rendre leur retour au travail difficile. Les personnes victimes d’un handicap, dont la reprise de leur activité professionnelle était impossible, devaient envisager une reconversion.

Mon rôle consistait ainsi à mettre en œuvre les aménagements nécessaires, en lien avec le médecin du travail et l’employeur pour favoriser le retour dans l’entreprise. Nous réalisions des évaluations fonctionnelles diverses qui permettent de mesurer les pertes de capacité et les possibilités restantes.

Nous interrogions également la personne sur son activité pour comprendre son poste de travail et les missions qui le constitue. La préconisation de matériels, d’aides techniques, ou de modifications dans le contenu du poste de travail se fait après la visite dans l’entreprise et toujours en lien avec le médecin du travail et l’employeur. Evidemment, la personne est au centre de tous ces questionnements, il lui faut le temps d’accepter ses limites et de trouver les bonnes solutions malgré les nombreuses contraintes.

Mon travail était extrêmement varié aussi bien dans le domaine de la rééducation / réadaptation, que dans la préparation du retour au travail, avec dans les deux domaines la nécessité d’une adaptabilité permanente, et d’une grande disponibilité pour soutenir la personne vers la construction d’un nouvel avenir.

Métier au cœur de l’humain, l’ergothérapeute apporte un réel accompagnement à des patients qui ont vu leur vie complètement chamboulée.

Maintenant que vous en savez plus sur cette profession, retrouvez dès la semaine prochaine, un nouveau chapitre autour de l’ergothérapie et les douleurs lombaires. Béatrice partagera avec nous, conseils, astuces et exercices pour lutter contre les maux de dos.

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Reprise d’activité : analysez les nouveaux risques liés au COVID-19

Reprise d’ACTIVITÉ : analysez les
nouveaux risques liés au covid-19

La crise sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19 a conduit les entreprises à mettre en pause leur activité, à se réorganiser et à composer avec le travail à distance. Avec le déconfinement, les établissements peuvent enfin penser à une reprise progressive, mais celle-ci demande finalement tout autant d’organisation et d’investissement pour assurer un retour au travail en toute sécurité. Vous préparez votre reprise d’activité ? Voici quelques démarches essentielles pour vous aider à l’organiser.

Etre en règle avec les obligations réglementaires

Le code du travail place sous la responsabilité de l’employeur la mise en œuvre des mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.

Toute reprise d’activité doit donc avoir anticipé les risques de transmission du virus, en fonction desquels des règles seront établies et des moyens spécifiques de protection seront mis en place, avant le retour en entreprise.

Evaluer les nouveaux risques

L’analyse et l’évaluation des nouveaux risques est une étape qui demande rigueur et organisation. Elle nécessite de passer au peigne fin chaque situation et implique d’établir des scénarios pour reproduire la journée type de chaque salarié. Vous aurez finalement à scruter chaque activité pour  déterminer d’une part celles qui sont prioritaires dans le processus de redémarrage, et d’autre part les mesures à prendre pour que l’ensemble des métiers puissent exercer sans s’exposer au risque.

Votre étude devra enfin prendre en compte les 2 types de risques rapportés par l’épidémie de COVID-19 :

  • le risque de transmission du virus,
  • les risques qui résultent des nouvelles mesures organisationnelles et sanitaires mises en place.

Enfin, priorisez les mesures de protection collective, puis le cas échéant complétez-les avec des mesures de protection individuelle.

Mettre à jour le Document Unique

Les résultats de votre étude devront être reportés dans le DUER – Document Unique d’Evaluation des Risques, dans l’optique d’effectuer sa mise à jour.

Pour une actualisation complète du DUER, les étapes à suivre sont les suivantes :

  • Énoncez les résultats de l’évaluation des risques
  • Faites un inventaire des risques professionnels que vous aurez recensés pour chaque différent service
  • Définissez les situations à risques et les dommages qui peuvent survenir
  • Evaluez les différents risques afin d’établir des niveaux de priorité
  • Exposez les actions à mener.

Le travail de recherche et d’évaluation des risques reste le plus fastidieux mais est une étape obligatoire pour assurer la santé et la sécurité de vos salariés. Après cette analyse, vous pourrez appliquer les résultats et mettre en place des mesures de prévention efficaces.

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