Le télétravail en 3 questions pour travailler dans de bonnes conditions

LE TÉLÉTRAVAIL EN 3 QUESTIONS POUR TRAVAILLER DANS DE BONNES CONDITIONS

Depuis la crise de la COVID-19, le télétravail a été adopté par de nombreuses entreprises pour éviter les déplacements, les contacts, et ainsi limiter les risques de contaminations. Les employeurs ont dû s’organiser rapidement pour mettre en place le travail à distance pour la majorité des salariés. Si certains étaient déjà habitués à cette pratique, pour d’autres, c’est un challenge d’adaptation à relever. Voici nos conseils pour veiller à ce que le télétravail se déroule dans les meilleures conditions et sans risque pour les salariés.

Télétravail : comment survivre à l’isolement social ?

Le travail à domicile implique un certain isolement et une plus grande autonomie de travail. Pour veiller à ce que cette nouvelle organisation, adopté par de plus en plus de salariés, se déroule sans stress et sans risques, l’employeur doit :

  • prioriser la redéfinition des méthodes de travail,
  • fixer des objectifs clairs sur le plus long terme,
  • et surtout tout mettre en œuvre pour favoriser la communication.

Il est fortement recommandé d’encourager les salariés à utiliser sans modération les outils qu’ils disposent pour garder contact entre collègues comme avec la hiérarchie (réunions et appels en visio, réguliers, plateforme de communication collaborative etc.).

Le maintien des communications et des relations habituelles permettra de lutter contre un isolement néfaste au bien-être. Des échanges réguliers génèrent en plus une forme d’esprit d’équipe et de soutien généralisé propice à la productivité et rassurant, dans ce contexte inhabituel qui peut être porteur de stress.

Pour lutter contre la monotonie des journées, il est également recommandé de :

  • faire des pauses régulières,
  • entrecouper les périodes de travail avec des moments d’activité physique,
  • des étirements, etc.

Face au Covid-19, c’est un effort collectif qui est nécessaire pour s’adapter aux mesures recommandées, mais aussi pour mettre en place les moyens adéquats pour garantir la santé et la sécurité de chacun.

Comment veiller à la santé de vos salariés qui télétravaillent ?

L’employeur est légalement tenu de veiller à la santé de ses salariés. Cette responsabilité conserve sa valeur, quelque soit le lieu de pratique du travail, aussi bien en entreprise, lors des déplacements, que lors du recours au télétravail à domicile.

Pour travailler depuis chez soi dans les meilleures conditions possibles, le salarié doit avoir à disposition le matériel nécessaire à la bonne réalisation de ses missions : matériel informatique, mobilier ergonomique et équipements divers pour l’espace de travail (clé d’accès internet, système de ventilation, éclairage adéquat, etc.). Généralement, le salarié aménage son espace de travail avec son mobilier et ses propres ressources, mais dans le cas contraire, c’est à l’employeur de lui fournir ce dont il a besoin.

En revanche, pour éviter avec plus de certitude que la posture de travail et l’aménagement de l’espace ne nuisent à la santé de ses salariés, l’employeur peut leur faire effectuer une formation aux gestes et postures.

Dans tous les cas, l’employeur doit être très vigilant sur ces points et devra s’assurer de la conformité de l’installation de travail. Il peut pour cela faire appel à une société habilitée qui se rendra sur place afin de lui remettre une attestation de conformité. Sinon, c’est le salarié qui remet une déclaration sur l’honneur que son installation est adaptée à la réalisation de son travail et à la préservation de sa santé.

Comment sécuriser son poste de travail à la maison ?

Les responsabilités de l’employeur vis-à-vis de ses salariés en télétravail concernent également leur sécurité. Une fois encore, elles sont difficiles à mettre en œuvre lorsqu’il s’agit du domicile privé, mais une équipe technique peut également intervenir pour attester du respect des règles de sécurité. Ces règles concernent notamment les installations électriques et/ou les installations à risques mises en place par le salarié. L’employeur devra donc s’assurer que les prescriptions de sécurité spécifiées en entreprise sont également respectées à domicile.

Qu’il s’agisse de la santé ou de la sécurité, un accès au domicile peut être demandé, soumis à l’accord du salarié, pour s’assurer de la conformité de l’espace de travail dans sa globalité. La demande peut être à l’initiative de l’employeur, mais aussi du CSE, ou encore du médecin du travail.

Pour rester au courant des dernières actualités de la santé au travail et pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

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Qui peut prétendre à l’habilitation électrique ?

QUI PEUT PRÉTENDRE À L’HABILITATION ÉLECTRIQUE

L’habilitation des salariés est une obligation dans les entreprises. Cependant, une entreprise peut être amenée à faire appel à des personnes externes, des travailleurs indépendants ou prendre en charge un apprenti pour réaliser des opérations d’ordre électrique. Il est donc important de comprendre le processus d’habilitation pour les différents contrats existants. Vous trouverez ci-dessous les conditions à respecter, répertoriées en fonction des cas particuliers possibles en entreprise, pour délivrer une habilitation.

Travailleurs intérimaires

Lorsqu’une entreprise de travail temporaire met à disposition une main d’œuvre qualifiée, c’est l’entreprise utilisatrice qui doit s’assurer que le travailleur a été formé à l’exécution des opérations. Si elle estime pouvoir lui apporter davantage de connaissances pour la bonne réalisation de ses missions, elle peut compléter la formation avant de délivrer l’habilitation. 

Obtenir une habilitation est également un processus administratif. L’employeur qui dispose d’un travailleur intérimaire doit remplir une fiche de demande de mission qui comprend :

  • les caractéristiques du poste,
  • les qualifications professionnelles nécessaires,
  • les symboles d’habilitation requis pour le poste,
  • les équipements de protection individuelle essentielle.

L’entreprise de travail temporaire devra également fournir à l’entreprise utilisatrice tous les renseignements concernant le travailleur indépendant – formations, opérations déjà effectuées, habilitation obtenues…

Avant la délivrance de l’habilitation, l’entreprise utilisatrice doit vérifier les connaissances du travailleur indépendant, l’accueillir et poursuivre la formation si nécessaire. Enfin, elle devra s’assurer que l’intérimaire dispose du carnet de prescription basé sur la NF C18-510. 

Les deux entreprises signeront ensuite un contrat pour valider la mise à disposition de l’intérimaire. L’habilitation délivrée est uniquement valable pendant la réalisation de la mission du travailleur indépendant.

Travailleurs indépendants et employeurs

L’auto-habilitation n’est pas autorisée pour les employeurs et les travailleurs indépendants. Pour être agréé aux travaux d’ordres électriques, ils doivent demander une attestation de formation comportant :

  • Les symboles requis pour les opérations électriques à réaliser
  • Le résultat des évaluations théoriques et pratiques
habilitation électrique des salariés

Entreprises extérieures

Les organisations extérieures réalisant des opérations dans des entreprises utilisatrices sont responsables de l’habilitation de leur personnel. Cependant, les entreprises utilisatrices doivent s’assurer que :

  • Les entreprises extérieures soient bien inscrites comme entreprise des travaux électriques,
  • Les salariés qui sont en charge d’opérations d’ordre électrique disposent d’une habilitation adaptée.

Les deux entreprises doivent également se concerter pour lister tous les dangers auxquels sont exposés les travailleurs pour établir ensuite un plan de prévention adapté aux travaux à risque.

Apprentis et stagiaires

Les apprentis et stagiaires sont considérés au même titre que les autres travailleurs de l’entreprise. Ils sont donc soumis aux règles d’hygiène et de sécurité et doivent suivre une formation sur les mesures de prévention du risque électrique.

Après avoir vérifié les aptitudes médicales et les formations de sécurité réalisées, l’employeur peut délivrer une habilitation aux apprentis et stagiaires qui sont confrontés à des dangers électriques. Celle-ci doit être adaptée aux opérations qu’ils effectuent dans leur poste.

En revanche, il est demandé que les stagiaires suivent une formation renforcée sur la sécurité si leurs missions représentent un des risques présent dans la liste établie par l’employeur après avis du médecin.

Elèves en cours de formation dans un établissement d’enseignement

Les établissements d’enseignement mettent en place, pour leurs élèves, des formations sur la prévention des risques adaptées aux différentes situations de travail. Ces apprentissages leur permettront de s’adapter plus facilement lorsqu’ils intègreront un post chez un futur employeur. 

Les écoles d’enseignement technique et professionnel doivent respecter les règles d’hygiène et de sécurité visant à l’utilisation des lieux de travail et surtout les installations électriques. Ainsi, chaque établissement doit respecter les règles de prévention du risque électrique et les interdictions concernant les jeunes de moins de 18 ans.

Jeunes de moins de 18 ans

Les jeunes âgés entre 15 et moins de 18 ans bénéficient des mesures particulières de protection dans l’entreprise qui les emploie. Aussi, certains travaux leur sont interdits comme l’exécution des opérations sous tensions ou l’accès aux locaux, présentant des risques de contact avec des pièces nues sous tensions, sans surveillance.

Cependant, les jeunes disposants d’une habilitation sont autorisés à réaliser des opérations d’ordre électrique ou non électrique au voisinage de ces installations. Les habilitations concernées sont uniquement les B1, H1 et B1V.

Bénévoles dans une association

Les personnes bénévoles ne sont soumises à aucun lien de subordination. Aussi, aucun contrat de travail leurs est administré. Cependant, ils sont exposés aux mêmes risques que les salariés internes à l’entreprise. Il est donc fortement conseillé que les associations mettent en place des mesures de prévention adaptées aux dangers qu’ils peuvent rencontrer dans leur poste.

L’habilitation électrique est obligatoire pour les personnes réalisant des tâches au contact de risques électriques. Cependant, tous les processus pour délivrer une habilitation ne sont pas identiques en fonction du statut professionnel d’une personne. Il est donc primordial de se renseigner sur les personnes autorisées à obtenir une habilitation et qui doit le lui délivrer.

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