Comment bien choisir son organisme de formation de santé et sécurité au travail ?

Mettre en place un plan de prévention pour réduire les risques d’accidents ou de maladies professionnelle dans une entreprise est essentiel. Ces dernières cotisent d’ailleurs auprès d’organismes de compétences, les OPCO, qui en retour mettent à disposition des budgets pour financer les formations professionnelles. Grâce à ces aides, mettre en place des formations n’a jamais été aussi simple, à condition d’avoir sous la main le meilleur organisme pour son entreprise. En revanche, choisir son organisme de formation relève parfois du défi…

Alors, comment faire son choix parmi le nombre incalculable de prestataires ? Quels critères prendre en compte lors de votre sélection ? Avant de vous révéler les clefs pour faire votre choix, il est essentiel de bien comprendre les enjeux d’une démarche prévention dans son établissement.

Une démarche prévention dans votre entreprise : pour quoi faire ?

Mauvaises conditions de travail, pénibilité des tâches, travail répétitif ou encore environnement à risque, sont autant de facteurs qui peuvent conduire à une altération de la santé ou de la sécurité de vos salariés. Tout doit être mis en œuvre pour protéger vos collaborateurs ! En mettant en place une démarche de prévention efficace, vous y gagnez, c’est sûr et vos salariés aussi. En effet, les risques professionnels qui pèsent sur les salariés, ont souvent pour conséquence, le développement de maladies professionnelles ou d’accident, engendrant une baisse de productivité et s’accompagnant de coûts non négligeables pour les entreprises.

Lutter contre ces risques permet donc, non seulement, de veiller à la santé et à la sécurité des employés, mais également d’assurer la pérennité de votre entreprise, en favorisant le développement d’une culture de prévention. Cela se fait grâce au travers de la démarche de prévention dans votre structure, qui pour être efficace devra s’appuyer sur :

l’identification des risques en entreprise,

– la mise en place d’actions préventives et leur suivi,

– le questionnement sur l’utilisation des protections collectives et/ou individuelles pour éliminer ou réduire les risques,

– la formation et l’information.

Vous l’aurez enfin bien compris, mettre en place des formations en prévention des risques est plus qu’essentiel dans le développement de votre entreprise. Il en existe de nombreuses dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail et elles se regroupent principalement en 3 catégories :

la santé au travail,

la sécurité électrique,

la sécurité incendie.

Pour trouver la/ou les formations adaptées à votre entreprise et pour vous aider dans votre projet, vous pouvez vous orienter vers un organisme de formation. C’est pour cela qu’il est très important de choisir le meilleur organisme pour vous.

4 critères pour trouver l’organisme de formation qui vous vaut bien !

Choisir un organisme de formation peut s’avérer être une tâche fastidieuse. Vous aurez beau taper tous les mots-clefs que vous voulez sur Google, vous devrez quand même faire votre sélection. Et à moins de choisir un organisme un peu au hasard, en vous basant sur les 3 premiers résultats de votre moteur de recherche, il vous faudra mettre en place une stratégie.

Afin de trouver de manière simple et efficace, un organisme de formation qui correspond aux besoins de votre entreprise et qui vous propose des formations de qualité, voici 4 critères que nous jugeons essentiels pour faire votre sélection :

1- Un prix qui rentre dans votre budget

Demandez un devis et vérifiez que les tarifs annoncés correspondent bien au prix du marché et surtout qu’ils rentrent dans votre budget. Car même si votre OPCO vous fait bénéficier de financements, ceux-ci ne sont pas infinis. En demandant plusieurs devis, vous percerez à jour les organismes qui exagèrent. Attention aussi aux prix trop bas, c’est comme tout, s’ils sont bien en dessous des prix des autres prestataires, alors il y a anguille sous roche ! Vous voulez une formation, pas de l’information ! Les enjeux sont trop importants.

Interrogez-vous également sur ce que comprend véritablement votre prestation ? Les déplacements des formateurs sont-ils à votre charge ou à celle de l’organisme, qu’en est-il des paniers-repas des stagiaires dans le cadre de formations inter-entreprises ?  Le prix est-il TTC ou hors taxe ? Vous devez vous assurer qu’aucun service supplémentaire ne vous sera facturé à votre insu, et être sûr, que vous n’aurez aucune mauvaise surprise sur votre facture.

2Une prestation qui s’adapte à vos besoins

Avez-vous besoin de mettre en place des formations dans vos locaux ou préférez-vous que cela se passe dans les locaux de l’organisme ? Demandez alors au prestataire contacté s’il dispose de salles de formations pour accueillir vos collaborateurs.

Vous souhaitez mettre en place plusieurs formations en passant par le même organisme, mais êtes-vous sûr que celui-ci est capable de vous proposer toutes les formations dont vous avez besoin ? Assurez-vous bien que la structure choisie dispense toutes les formations dont vous avez besoin ! Cela vous évitera de faire appel à plusieurs organismes ce qui peut compliquer votre organisation et votre gestion au quotidien.

Vous voulez mettre en place des formations dans toute la France ou sur une région spécifique ? Vérifiez bien que l’organisme dispose de suffisamment de formateurs pour assurer sa prestation sans avoir à imputer à votre charge des frais supplémentaires liés au déplacement ou au logement du formateur.

Besoin d’une formation sur-mesure adaptée à votre secteur d’activité ? Posez la question, pour savoir si vous pouvez bénéficier de certaines adaptations.

3- Un organisme impliqué dans votre projet

Il ne s’agit pas juste de donner une date et d’envoyer un formateur le jour J, la mise en œuvre d’un plan de formation doit être prise très au sérieux. C’est pourquoi, votre choix d’organisme doit se porter sur des professionnels qui ont à cœur de vous aider dans l’atteinte vos objectifs de réduction des accidents et de maladies professionnelles. Ils doivent être véritablement engagés dans votre projet pour vous aider dans votre démarche.

Voici nos conseils ! Privilégiez un organisme qui saura vous conseiller tout au long de la mise en place de votre plan formation, du choix des formations jusqu’à leur mise en place.

Un bon organisme de formation doit également être en mesure de vous accompagner sur la durée, avec un suivi efficace des formations et des objectifs clairs de montée en compétence.

Favorisez également un organisme qui peut vous soulager d’un maximum de gestion administrative, qui est flexible sur les dates de formations que vous souhaitez avoir, et qui peut vous proposer un planning fixe avec un minimum d’annulation. Il doit aussi est très réactif sur l’envoi des dossiers de formations, etc.

4- Des formations de qualité

Le respect de la réglementation ! Cela peut paraître évident, mais assurez-vous que l’offre de formation proposée est en accord avec la réglementation. Une formation Sauvetage Secouriste du Travail par exemple, c’est deux jours, pas un.

Des formateurs experts ! Quoi de mieux que des formateurs formés et expérimentés pour transmettre et faire monter en compétences vos salariés ? Optez pour un organisme qui recrute ses formateurs sur leur expérience du terrain et qui favorise leurs compétences en les formant, cela vous offrira une meilleure assurance quant à la qualité pédagogique des formations.

Un organisme certifié ! Aujourd’hui, tous les organismes doivent être certifiés Datadock. Assurez-vous que votre choix se porte sur un organisme qui dispose de cette certification. C’est un gage de qualité car elle permet aux financeurs de la formation professionnelle de vérifier la conformité des organismes de formation autour de 6 critères qualité qui sont définis par la loi et qui sont :

  • « l’identification précise des objectifs de formation et son adaptation au public formé,
  • l’adaptation des dispositifs d’accueil, de suivi pédagogique et d’évaluation aux publics de stagiaires,
  • l’adéquation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement à l’offre de formation
  • la qualification professionnelle et la formation continue des personnes chargées des formations,
  • les conditions d’information du public sur l’offre de formation, ses délais d’accès et les résultats obtenus,
  • la prise en compte des appréciations rendues par les stagiaires. »

Analyser les risques puis mettre en place un plan de prévention adaptée est une affaire très sérieuse, il est donc primordial de choisir les bons intervenants qui vous aideront à atteindre au mieux les objectifs de santé et de sécurité que votre entreprise s’est fixé, pour vos collaborateurs.

À présent, vous avez toutes les clefs en main pour sélectionner l’organisme qui vous convient, alors à vous de jouer ! Et si vous souhaitez engager vos démarches et en savoir plus sur notre accompagnement, contactez-nous !

Santé au travail : pas de prévention sans signalisation !

Elle fait partie intégrante de la démarche préventive dans une entreprise. Elle permet d’apporter aux travailleurs des instructions appropriées pour réduire le nombre de situations dangereuses et les risques d’accidents. La signalisation est donc un élément indispensable en entreprise pour assurer la sécurité et la santé de l’ensemble du personnel.

Comment mettre en place la signalisation ?

L’arrêté du 4 novembre 1993 relatif à la signalisation de sécurité et de santé sur le lieu de travail émane d’une directive européenne. Cette obligation de sécurité ne résonne plus seulement comme une obligation de garantir la sécurité physique (accidents du travail) et psychologiques (maladies professionnelles) des salariés sur leur lieu de travail. Elle s’est élargie à la prévention des conséquences que celui-ci peut entrainer sur leur santé quotidienne, telles que le burn-out ou l’alcoolisme.

Que votre secteur soit celui du BTP, de l’automobile, du tourisme, de la restauration…. La méthodologie reste la même. En tant qu’employeur, il vous faut :

1. Evaluer les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs selon leurs activités et méthodes de travail (fabrication, préparation chimique, définir les postes de travail…).

2. Consulter le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), ou délégué du personnel en son absence, pour optimiser la mise en place de la signalisation selon la réglementation en vigueur.

3. Déterminer la signalisation de santé et de sécurité qui doit être installée ou utilisée en fonction des risques de l’entreprise et de la zone à couvrir. Celle-ci est mise en œuvre toutes les fois qu’un risque ne peut pas être évité ou prévenu par une protection collective ou l’organisation du travail. Elle vient compléter la signalisation d’évacuation, de premiers secours, de lutte contre l’incendie et celle des substances dangereuses à manipuler.

4. Former les salariés pour connaître et comprendre le sens des différents panneaux et couleurs de sécurité (et des signaux lumineux et acoustiques), les risques qu’ils signalent et de l’attitude à adopter en fonction.

Des messages clairs pour qu’elle ne se fonde pas dans le décor…

Car le risque est qu’on l’oublie ! Selon le cas, la signalisation peut-être permanente ou occasionnelle et prendre la forme d’un panneau, d’une couleur, d’un signal lumineux ou acoustique.

Pour être rapidement identifiée elle doit être positionnée dans le champ de vision de salariés et à proximité immédiate d’un risque déterminé ou de l’objet à signaler. Si les conditions d’éclairage naturel sont mauvaises, des couleurs phosphorescentes, des matériaux réfléchissants et un éclairage artificiel peuvent être utilisés.

La signalisation choisie doit pouvoir résister aux chocs, aux intempéries et agressions dues au milieu ambiant.

Parmi les différents panneaux, on distingue six catégories avec des symboles, couleurs ou formes qui rappellent, dans une certaine mesure, le code de la route :

Vous pouvez suivre cette formation d’une durée de 8 jours à conditions de posséder un certificat SST en cours de validité et d’avoir effectué l’autoformation en ligne de l’INRS.

Cette formation vous permet de former des salariés qui souhaitent être SST au sein de votre entreprise ou dans le cadre d’un organisme de formation. Vous leur enseignez la maîtrise des risques propres à leur activité, la manière dont ils peuvent les éviter, et les gestes de premiers secours à apporter aux victimes en cas d’accident.

  • interdiction : ronds, cerclés, barrés de rouge ;
  • avertissement : triangulaires à fond jaune ;
  • risque ou danger : bandes jaunes et noires ou rouges et blanches ;
  • obligation : ronds à fond bleu et pictogramme blanc ;
  • sauvetage et secours : carrés ou rectangulaires et pictogrammes blancs sur fond vert ;
  • incendie : carrés ou rectangulaires et pictogrammes blancs sur fond rouge;

La signalisation intervient dans toutes les démarches de prévention des entreprises. Elle permet d’informer les salariés sur les dangers présents sur leur lieu de travail en leur apportant des instructions appropriées sur les risques auxquels ils sont exposés.

C’est une première étape dans le processus de prévention. En revanche, pour que votre personnel soit prêt à réagir en toute circonstance face à un danger, il faut le former aux risques de votre entreprise : se protéger, alerter, réagir face au danger et au dommage, assurer les gestes de première assistance pour sauver des vies. Consultez notre formation pour plus de sécurité dans votre entreprise.

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Soignants en EHPAD : vous aussi avez le droit à une bonne santé

En 2019, les accidents du travail en EHPAD représentaient une part de 23%. Ces résidences médicalisées pour les seniors autonomes ou en perte d’autonomie physique voire psychique, proposent un accompagnement à la fois médical et social à leurs résidents. Une prise en charge complète assurée par les personnels soignants (aides-soignants, infirmiers, psychomotriciens, ergothérapeutes, psychologues…) exposés alors à de nombreux risques physiques et psychologiques…

Lors d’un précédent article, nous vous avions exposés les risques physiques les plus courants dus à leurs déplacements, mais de nombreuses autres menaces existent. Face à cette réalité, une prévention adaptée à chaque contexte doit être mise en place. On vous explique tout !

Réduire les risques psychosociaux

Cette formation vous permet de former des salariés qui souhaitent être SST au sein de votre entreprise ou dans le cadre d’un organisme de formation. Vous leur enseignez la maîtrise des risques propres à leur activité, la manière dont ils peuvent les éviter, et les gestes de premiers secours à apporter aux victimes en cas d’accident.

En plus d’être un métier physique, le travail des soignants en EHPAD induit souvent un engagement personnel intense ce qui provoque une charge émotionnelle forte sur la durée :

  • accompagnement des résidents en fin de vie,
  • agressivité et violence verbale voire physique de la part des résidents atteints de troubles cognitifs,
  • mais également le contact avec les membres des familles présentant parfois des réactions psychologiques d’angoisse et de culpabilité

Les soignants sont également confrontés à un sentiment de frustration. Dans certains EHPAD ces derniers ne sont pas assez impliqués dans les décisions organisationnelles (gestion des plannings, environnement de travail…) ce qui peut brider leur autonomie sur certaines tâches.

Ces risques psychosociaux peuvent ainsi conduire à un épuisement professionnel (burnout) s’ils ne sont pas mesurés correctement. Les mesures de prévention suivantes visent à empêcher une aggravation de la santé des personnes déjà épuisées et prévenir l’apparition d’autres cas :

  • Former les soignants à la prise en charge de résidents atteints de troubles cognitifs,
  • Veiller à ce que l’organisation du travail ne surcharge pas les salariés et ne les mettent pas en porte-à-faux vis-à-vis des règles et de l’éthique de leur métier,
  • Favoriser le travail en équipe,
  • Inclure au mieux des aides techniques dans les soins pratiqués pour que les soignants puissent davantage se concentrer sur la relation humaine avec les patients,
  • Mettre en place une démarche de prévention collective des risques psychosociaux et une prise en charge des personnes atteintes psychologiquement.

Éviter les risques infectieux

En EHPAD de nombreuses infections sont susceptibles de se développer, comme des infections cutanées, urinaires, respiratoires…

Il est donc primordial pour les soignants de respecter les précautions standards et d’adopter les mesures de prévention liées au risque infectieux.
Pour se protéger des virus, chaque professionnel devrait considérer chaque résident, quelque soit son statut sérologique et son état de santé, comme porteur potentiel d’agents infectieux.

En complément, les soignants en EHPAD doivent également adopter certaines précautions comme l’hygiène des mains, le port de gants et de vêtements de protection, et veiller à la bonne gestion des déchets de soin et du linge sale.
Pour certain patient, en fonction de sa pathologie et des différents modes de transmission, le soignant sera amené à respecter d’autres mesures complémentaires en concertation avec le médecin et/ou l’infirmier en charge du résident.

Enfin, le protocole de conduite à réaliser par les professionnels exposés après un accident, au sang ou à des agents infectieux (grippe, coqueluche, gale…) doit être affiché en salle de soins.

Se protéger des risques chimiques

Beaucoup de produits sont utilisés comme les détergents ou les désinfectants liés aux opérations de nettoyage par exemple. Ils peuvent être irritants, corrosifs, allergisants. Leur utilisation peut alors causer des maladies professionnelles, des accidents du travail ou encore entraîner des pollutions environnementales.

La formation est un bon moyen pour apprendre aux intervenants comment :

  • utiliser correctement les produits chimiques,
  • appliquer les protocoles en vigueur dans l’établissement,
  • rappeler l’importance de ne jamais mélanger les produits.

Il est demandé à chaque entreprise de renseigner l’ensemble des risques présents dans leur établissement dans le document unique. Cela permet de les connaître et de mettre en place des mesures de prévention adaptées.

Le métier de soignant représente une lourde charge de travail physique et à la fois émotionnelle. Il est ainsi nécessaire de mettre en place des solutions de prévention pour anticiper ces risques et pérenniser la santé et à la sécurité du personnel qui travaille en EHPAD grâce à des formations adaptées à votre structure.

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Troubles musculosquelettiques, lombalgies, chutes : 3 risques fréquents en EHPAD

En France, on compte 7 500 EHPAD avec environ 350 000 personnes dédiées à la prise en charge des résidents. Il existe un grand nombre de métiers avec pour mission d’accompagner des personnes âgées dont le niveau de dépendance ne permet plus qu’elles restent seules à leur domicile.

Ces professionnels sont exposés à des risques physiques et psychologiques importants. Heureusement, aujourd’hui, de nombreuses mesures de prévention permettent de soulager la pénibilité de leur travail et d’éviter l’épuisement professionnel.

Éviter les lombalgies et les troubles musculosquelettiques

Les résidents des EHPAD sont physiquement dépendants des soignants. En effet, le personnel les aide à se déplacer, à bouger, à changer de position…
Toutes ces manipulations entraînent des risques de troubles musculosquelettiques (TMS) et peuvent également provoquer des douleurs lombaires qui deviennent rapidement handicapantes.

Ainsi, pour lutter contre ce risque et alléger les manutentions manuelles, il est important de mettre en place des mesures de prévention, et ce, le plus en amont possible.
Afin de faciliter le travail du personnel des EHPAD, des aides techniques se sont développées ces dernières années, qu’il est fortement recommandé d’intégrer pour préserver la santé et la sécurité des soignants. Celles-ci peuvent être installées dès la conception des locaux ou lors d’une rénovation du bâtiment. Quoiqu’il en soit, ces aides sont essentielles !

Que pouvez-vous mettre en place ?

  • un rail de plafonnier intégré dans la chambre de vos résidents, rendra leur manipulation plus facile et plus sûre. Le rail doit être installé tout autour du lit de la personne, en forme de H, pour couvrir une zone de transfert plus large tout en donnant accès à la salle de bain,
  • un revêtement de sol adapté favorisera le déplacement des aides techniques mobiles. Il peut également avoir une autre fonction non négligeable, celle d’absorber le bruit et d’amortir les chutes.
  • un espace de stockage des aides techniques bien situé et à proximité des chambres permettra de gagner du temps au quotidien et de rendre le travail du personnel des EHPAD plus efficace.

Ces aides techniques nécessitent cependant une formation pour qu’elles puissent être bien utilisées. Une mauvaise utilisation ou un mauvais usage de ces appareils peut entrainer des lésions ou encore des maladies professionnelles liées aux troubles musculosquelettiques.

Pour que ces systèmes d’aide soient performants, il est donc important de bien les choisir mais aussi de former les soignants à leur utilisation.

Prévenir les risques de chutes dans les EHPAD

Être soignant demande d’être toujours en activité et de réaliser de nombreux déplacements, souvent précipités, de longues distances ou encore sur plusieurs étages dans des espaces parfois exigus. C’est un métier physique qui entraine souvent des chutes de plain-pied ou des chutes de hauteur.

Pour éviter de se retrouver face à ces situations, il faut anticiper cette problématique dès la conception du bâtiment et ainsi limiter :

  • le nombre et l’amplitude des déplacements,
  • les dénivellations,
  • les seuils et les obstacles au sol.

Le choix du revêtement de sol est un élément important à prendre en compte dans la démarche de prévention. Pour les espaces où il existe des risques d’éclaboussures par exemple la cuisine ou la salle de bain, il est préférable de privilégier des revêtements antidérapants.
Concernant le personnel, il doit être équipé de chaussures fermées antidérapantes, pour limiter le risque de chute ou de glissade.

Les soignants qui travaillent en EHPAD sont exposés à de nombreux risques physiques. Après les avoir identifiés, il est nécessaire de mettre en place des actions de prévention pour veiller à la santé et à la sécurité du personnel.

Pour préparer encore plus vos salariés à faire face aux dangers liés à leur métier, il existe des formations qui s’adaptent à chacun des risques.
Nous pouvons vous accompagner pour élaborer votre projet, contactez-nous !

Marre de la COVID-19 ? Adoptons les bons gestes pour l’éradiquer

Depuis le début de la crise sanitaire, nos vies ont complètement changé et nous avons dû adapter notre quotidien. Aujourd’hui, le masque est devenu presque une habitude pour nous, citoyens. En effet, il représente une mesure sanitaire essentielle et indispensable pour se protéger et protéger les autres de la COVID-19.

Mais quel est son rôle face au virus et comment le porter de manière efficace ?

Qu’est-ce que le risque infectieux ?

On parle de risque infectieux lorsqu’il y a une pénétration et une multiplication d’un micro-organisme, autrement dit d’un microbe – bactérie, virus, champignon – dans le corps. Ces microbes se propagent partout dans l’environnement par différents mécanismes :

  • par voie respiratoire – inhalation,
  • par contact avec la peau ou les muqueuses,
  • par inoculation – blessure, morsure, piqure d’insecte,
  • par voix digestive.

La distance de propagation des gouttelettes expulsées lorsqu’une personne tousse ou éternue est de 1 à 2 mètres. Il est donc très important de respecter les distances de sécurité afin de ne pas contaminer ou être contaminé par autrui.

L’importance de porter un masque

Le masque est indispensable pour se protéger et protéger les autres. Il ajoute une barrière physique et représente une mesure essentielle pour rompre la propagation de la COVID-19. Cependant, il ne remplace pas les autres gestes barrières qu’il faut continuer d’appliquer.

Il existe différents types de masque :

Le masque grand public
Avec une durée d’utilisation de 4 heures maximum, il doit être lavé à la machine pendant 30 minutes à 60°. Destiné à la prévenir la projection de gouttelette, il filtre 70% à 90% des particules émises. Il peut donc être utilisé dans un environnement de travail. En revanche, il n’est pas autorisé pour le personnel soignant et non recommandé pour toute personne malade.

Le masque chirurgical
Porté en usage unique, il peut être utilisable seulement 4 heures. Ces masques sont disponibles en pharmacie et en supermarché. Il protège la personne qui le porte contre les gouttelettes projetées et protège les autres et l’environnement des projections de la personne qui porte le masque

Le masque FFP2
Sa durée d’utilisation est de 8 heures. Il protège les personnes du virus circulant dans l’air. Il est destiné principalement pour les personnes à risque et le personnel soignant.

Les bonnes pratiques pour porter son masque

Les bons gestes

✔ Se laver les mains avant et après avoir manipulé le masque
✔ Recouvrir entièrement son nez et sa bouche avec le masque
✔ Retirer et enfiler son masque uniquement par les attaches qui passent derrière les oreilles
✔ Jeter son masque dans une poubelle fermée ou isoler-le dans un sac en plastique jusqu’au lavage, puis se laver les mains

Les mauvais gestes

❌ Toucher et manipuler régulièrement son masque
❌ Baisser son masque sous son nez ou son menton
❌ Enlever son masque pour parler à quelqu’un
❌ Garder le même masque pendant plus de 4h
❌ Prêter son masque

Le virus continue de circuler, il faut donc poursuivre les efforts en continuant de respecter les gestes barrières dans notre quotidien. Porter le masque en fait partie et représente une barrière physique entre vous, les autres et l’environnement. Mais attention, il n’est utile que s’il est bien porté.

Vous souhaitez en savoir plus et apprendre les bons gestes ? Découvrez notre formation prévention du risque infectieux et COVID-19.

Quiz : Quel est votre niveau en termes de secourisme ?

Chaque jour, une personne est victime d’un malaise ou d’un accident du travail. Heureusement, il existe des gestes simples, comme le massage cardiaque ou encore le bouche-à-bouche, qui permettent de venir en aide à une personne en danger en attendant l’intervention des secours.

Face à un individu qui fait un malaise, que faut-il faire ? Comment réagir ? Comment organiser les étapes à réaliser pour lui venir en aide ? Que faut-il dire à la victime ? Qui contacter ? C’est ce que nous vous apprenons à travers nos formations autour du secourisme, (Premiers Secours, Sauveteur Secouriste du Travail, Gestes et comportements qui sauvent) . L’objectif de ces formation est de vous transmettre les compétences nécessaires pour que vous soyez capable de vous protéger, protéger les autres, alerter les urgences tout en portant secours à une personne dans la rue, un collègue de travail ou encore un proche.

Ces formations s’adressent à tout le monde, sans prérequis spécifique. Une première partie théorique vous est présentée avant de passer à des exercices pratiques afin que vous assimiler bien les gestes à réaliser.

Secourisme : une personne est victime d’accident sous vos yeux, êtes-vous prêt à réagir en urgence ?

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À vos marques, prêt, jouez !

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Reprise d’activité professionnelle : il existe une vie après une maladie ou un accident du travail

Le mal de dos peut impacter fortement la productivité d’un employé et peut même provoquer des accidents de travail ou des maladies professionnelles. Pour ces salariés, il est parfois difficile voire impossible de reprendre leur activité.

Voici la dernière partie de notre interview de Béatrice. Elle nous explique comment grâce à son métier d’ergothérapeute, elle a aidé de nombreux salariés, handicapés par leur mal de dos, à réintégrer leur poste, tout en s’adaptant à leur nouvelle situation.

Dans le milieu de l’entreprise, quelles sont les pathologies les plus courantes ?

Le plus souvent, ce sont les douleurs chroniques lombaires ou des maux du haut du dos. Ces souffrances sont souvent dues au travail de bureau, aux postes entrainant de mauvaises postures ou gestes répétés, un emploi à responsabilités générant du stress ou encore des postes de manutention.

Il y a également beaucoup d’hernies discales dues à la manutention, au port de charges lourdes ou répétitives ou à des postures de travail inadaptées.

Comment prévenir le mal de dos dans son environnement professionnel – travail de bureau, manutention, mouvements répétitifs… ?

Pour le travail de bureau, il faut que l’installation ne contraigne pas le salarié à faire des postures inadaptées. Par exemple, il faut éviter de faire des rotations constantes de la tête, pour regarder un écran ou bien tenir son téléphone avec la tête inclinée. L’utilisation d’un casque permet d’éviter ce type de postures. Il est très important aussi d’avoir un siège adapté selon la pathologie et les besoins. Si ce n’est pas le cas, l’utilisation d’un coussin d’assise, sur un siège plus ordinaire, peut permettre de retrouver une bonne posture.

Dans la réalité du monde de l’entreprise, il est souvent difficile d’éviter de travailler le dos rond lorsque l’on travaille penché en avant. En revanche, suivre certains conseils pour prendre conscience qu’il est possible de se consacrer un moment pour se redresser, aligner son dos, plier les jambes si notre métier nous le permet.

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En ce qui concerne les métiers avec beaucoup de manutention ou des mouvements répétitifs, une réflexion ergonomique peut être nécessaire pour la préconisation de l’aménagement du poste de travail, d’autant plus lorsque celui-ci est inadapté. Par exemple, il est possible d’installer un tapis roulant ou acheter des tables élévatrices pour éviter une série de manutentions. Ce n’est pas l’homme qui doit s’adapter, mais le poste qui doit être adapté. Il serait utile de pouvoir prendre de très courtes pauses mais régulières pour faire quelques mouvements pour se relâcher.

Il est important aussi pour tous les travailleurs de prendre conscience du rôle du stress dans l’origine des douleurs de dos. Quel que soit le domaine professionnel, l’inadéquation entre la tâche demandée (pénibilité, quantité, changement d’organisation…) et les capacités de la personne à y faire face provoque ce stress.

Suite à un accident du travail, gestes répétés ou maladies, que faire pour que des douleurs lombaires n’impactent pas une activité professionnelle ?

A partir du moment où un salarié subit un accident ou est victime d’une maladie professionnelle, la reprise d’activité professionnelle n’est pas toujours évidente sans un réel aménagement. Celui-ci, dépend souvent de la « bonne volonté » de l’employeur, mais doit également être validé par le médecin du travail qui connaît les atteintes de l’employé et ses limites. Une étude des missions doit être réalisée afin d’identifier tous les aspects qui doivent être modifiés. Selon l’activité, cela n’est pas forcément possible.
Dans un service SSR (Soin de Suite et Réadaptation), l’ergothérapeute propose des mises en situation «para»professionnelles, et un entraînement sur les gestes professionnels, en lien avec le kiné et l’éducateur sportif.

Quels outils peuvent être mis en place pour adapter le poste de travail d’une personne victime d’un handicap ?

  • Étude ergonomique,
  • Préconisations pour adapter le poste de travail,
  • Dossier de demande d’aides au financement auprès de l’Agefiph,
  • Mises en situation pendant le séjour de rééducation.
  • Essais dans l’entreprise sous forme de stage ou reprise de l’activité à temps partiel thérapeutique.

Comment gérer le suivi d’une personne qui a eu un accident de travail ?

La problématique de l’accident du travail est complexe. En effet, il peut être la conséquence d’une « faute de l’employeur », lié à d’autres salariés ou dû à une erreur involontaire du salarié…

L’accident du travail a parfois des répercussions psychologiques qui nécessitent un accompagnement par un psychologue, qui est systématiquement proposé à tous les patients lombalgiques et est particulièrement important dans ce type de situation. L’ergothérapeute, en lien avec le médecin du travail de l’entreprise, a également un rôle important à jouer dans la prise en charge, pendant la rééducation. La reprise sur le poste antérieur, même avec des aménagements, n’est pas toujours possible. Pour des raisons physiques et psychologiques, un reclassement est parfois nécessaire. Il peut se faire dans la même entreprise sur un poste allégé.

Suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle, la reprise d’activité professionnelle n’est pas toujours évidente. L’ergothérapeute, en différentes étapes, aide ses patients à aménager un espace de travail adapté, en fonction de la perte de capacité du salarié. Leur rôle est donc primordial et d’un grand soutien pour les patients.

Un grand merci à Béatrice qui nous a partagé son expérience et son expertise sur l’univers de l’ergothérapie.

À venir, plus d’interview d’experts, restez connectés !

J’ai mal au dos, que faire ?

Avoir mal de dos, surtout quand la douleur est intense, peut rapidement devenir handicapant au quotidien. Heureusement, il existe des solutions pour les soulager.

Découvrez le deuxième volet de notre interview avec Béatrice Jean, ergothérapeute, avec qui nous avons déjà eu le plaisir d’échanger sur sa profession. En tant que professionnelle de la santé, elle a accepté de nous expliquer son rôle auprès de patients souffrant de maux de dos et partage avec nous quelques exercices à faire pour lutter contre les douleurs lombaires.

Béatrice, quelles sont les causes les plus courantes des douleurs lombaires ?

Les douleurs lombaires peuvent être dues à une lésion des disques ou des tendons, généralement suite à une sollicitation trop importante de la colonne vertébraleport de charge, gestuelle inadaptée, choc, chute… Elles surviennent également à cause de contractures musculaires ou de lésions tendineuses chez des personnes qui travaillent dans des positions prolongées difficiles. Ces contractures peuvent être très douloureuses et handicapantes.

Les douleurs peuvent aussi être la conséquence de mauvaises courbures depuis l’enfance comme la scoliose par exemple, ou survenir dans certaines pathologies lorsqu’une vertèbre glisse sur celle du dessous. Avec l’âge, des phénomènes d’arthrose, ou autres lésions osseuses surviennent.

Enfin, il existe aussi d’autres causes moins visibles comme la sédentarité et le stress. En effet, la situation de stress – personnelle ou professionnelle – crispe et tétanise les muscles de façon tout à fait inconsciente. Ce phénomène correspond à l’expression « en avoir plein le dos », et à tendance à s’ajouter aux autres causes fonctionnelles. Suite à un arrêt de travail prolongé, si la musculature n’est plus entretenue, un déconditionnement peut alors être responsable de l’entretien des douleurs, qui deviennent alors chroniques.

Quel est le rôle de l’ergothérapie sur les douleurs lombaires ?

L’ergothérapeute a avant tout un rôle d’éducateur. Il va aider et conseiller le patient pour éviter une récidive des douleurs :

  • En apprenant les bonnes façons de s’asseoir, se baisser, de bouger ou porter une charge, en évitant la précipitation dans les mouvements et les positions statiques prolongées.
  • En adaptant au mieux l’environnement dans lequel il vit avec des rangements adaptés dans la cuisine par exemple – ce qui est lourd à mi-hauteur, ce que l’on utilise peu, placées en bas, ce qui est léger en haut.

L’ergothérapeute va également apporter de nombreux conseils pour éviter de souffrir des douleurs lombaires comme améliorer sa position de couchage ou s’étirer pour attraper un objet en hauteur. Cette méthode peut être bénéfique pour le dos à la condition de ne pas le cambrer lorsque l’on lève les bras.

Concernant le milieu professionnel, il faut adapter le poste pour limiter le port de charges excessives, organiser les zones de manutention, aménager le bureau de manière à éviter des postures inadéquates tenues de façon prolongée.

Quel traitement recommandiez-vous aux personnes atteintes de maux de dos ?

Retrouver la mobilité dès que c’est possible en marchant, bougeant et en évitant de rester couché. Selon l’intensité de la souffrance, des traitements peuvent être prescrits par des médecins et des chirurgiens.

La douleur est parfois si présente qu’elle « paralyse » et le patient est dans l’incapacité de bouger. Les antalgiques sont alors nécessaires dans un premier temps, pour permettre la rééducation avec le kinésithérapeute.

Quels exercices faciles peuvent soulager les douleurs lombaires ?

Les douleurs se traduisent différemment d’un patient à l’autre. Certains ont mal en marchant, d’autres lorsqu’ils sont assis ou couchés, mais de manière générale, retrouver le mouvement est le plus important. Dans le corps humain, le haut du dos, les cervicales et les lombaires sont liés. Ainsi, pour détendre le dos, il faut concentrer l’ensemble.

Quelques exercices qui font du bien :

  • Pensez à vous étirer le matin dans votre lit avant de vous lever.
  • Pratiquez ce que l’on appelle le « contracter-relâcher » peut soulager vos douleurs – levez fortement les épaules puis relâchez les, rapprochez les omoplates et relâchez.
  • Essayez de trouver un bon alignement de votre colonne lorsque vous êtes assis, en vous grandissant. Vous pouvez utiliser si besoin une assise inclinée vers l’avant ou un coussin.
  • Baissez-vous en utilisant vos jambes, ou en utilisant les fentes (vers l’avant) et en gardant votre dos droit pour attraper un objet au sol.
  • Utilisez des appuis lorsque vous faîtes quelque chose avec le dos en porte à faux. Ce qu’on appelle le « 3ème appui » peut s’appliquer partout. Vous avez les 2 jambes qui vous portent et votre main va supporter également une partie du poids et soulager les douleurs. Par exemple, essuyer une table en posant une main dessus.
  • Mettez-vous à quatre pattes au sol, ou assis sur un petit siège bas dos droit, au lieu de vous pencher en avant pour faire une activité en position basse.

Quelles attitudes sont à bannir de notre vie quotidienne pour éviter le mal de dos ?

La première chose à faire est d’éviter de bouger n’importe comment dans la précipitation. Par exemple, se retourner brusquement dans sa voiture pour gronder un enfant à l’arrière peut suffire à provoquer une douleur, voire léser un disque.

Dans la manutention et le port de charges, il faut utiliser les jambes, les bras et non le dos, en particulier dans les rotations, les torsions et lorsque l’on se baisse pour ramasser au sol. Il est donc recommandé de plier les genoux, remonter à la force des cuisses en bloquant la respiration puis en soufflant et non en utilisant le dos qui doit rester droit et aligné. Enfin, il est préférable d’éviter de rester assis dans la durée sans changer de position, se lever de temps en temps ou faire des mouvements de détente.

Le deuxième chapitre sur l’ergothérapie est terminé, mais retrouvez-nous la semaine prochaine pour le dernier volet de notre interview avec Béatrice, qui concernera l’impact des douleurs lombaires dans le milieu professionnel et des astuces pour aménager son poste de travail en fonction.

Ergothérapeute : un accompagnement à la reprise du travail après un accident ou une maladie professionnelle

Peu connu mais pourtant indispensable, le métier d’ergothérapeute apporte un vrai soutien à de nombreux patients victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles.

Pour en savoir plus, nous avons interviewé Béatrice Jean, ergothérapeute depuis trente ans, pour qu’elle partage avec nous son expérience.

Existe-t-il une différence entre votre métier et l’ergonomie ?

L’ergothérapie et l’ergonomie, du grec « ergon » signifiant « travail, action » regroupent des réalités très différentes. L’ergothérapie consiste à accompagner une personne ayant perdu des capacités du fait d’un accident ou d’une maladie. Après l’évaluation de ses capacités, il s’agit de mettre en œuvre, avec la personne, un plan de traitement visant à :

  • récupérer ou développer ses aptitudes restantes,
  • compenser ses incapacités,
  • adapter son environnement de façon à favoriser la reprise des activités dont elle avait l’habitude, sur le plan personnel ainsi que sur le plan social et professionnel.

L’ergonomie, en revanche, s’oriente surtout sur le travail. Son objectif est d’optimiser le bien-être du travailleur, d’améliorer sa situation de travail, donc sa santé au travail, tout en veillant à la performance globale et à l’efficacité du système.

En vue d’accompagner le patient dans la reprise de son emploi, l’ergothérapeute agira sur les exigences de l’activité (aménagement du poste) pour les adapter aux capacités de la personne, tandis que l’ergonome centrera davantage ses interventions sur l’environnement et la tâche de travail.

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Quel type de patients suiviez-vous ?

J’ai suivi des patients accueillis pour un séjour de rééducation en SSR (Soins de Suite et Réadaptation) pendant quelques semaines voire quelques mois. J’accompagnais également des personnes avec de lourds handicaps pendant un à deux ans. Les pathologies auxquelles j’étais le plus souvent confrontées étaient :

  • Les accidents – Traumatisme Crânien, lésion traumatique de la colonne (paraplégie ou tétraplégie), traumatologies diverses touchant les membres supérieurs ou le dos…
  • Les maladies – Accident Vasculaire Cérébral, sclérose en plaque, cancer, myopathie ou autre pathologie…
  • Les pathologies dégénératives du rachis ou autre atteinte rhumatologique…

J’ai suivi des patients accueillis pour un séjour de rééducation en SSR (Soins de Suite et Réadaptation) pendant quelques semaines voire quelques mois. J’accompagnais également des personnes avec de lourds handicaps pendant un à deux ans.

Comment est-on amené à consulter un ergothérapeute ?

Les séances sont prescrites par le médecin de rééducation, le patient ne choisit donc pas cette prise en charge. En général, les malades sont répartis selon les disponibilités de l’équipe d’ergothérapie ou parfois en fonction des compétences particulières d’un soignant.

Les personnes que nous accompagnons pendant leur séjour dans le Centre se considèrent plus ou moins comme «patients». En effet, c’est le terme utilisé mais ce sont avant tout des personnes victimes d’un « accident » au cours de leur parcours de vie, qui va parfois laisser des modifications importantes dans leur vie future.

Comment se passe une consultation ?

Nous réalisons une prise en charge globale de la personne, avec différentes étapes adaptées selon la pathologie. Premièrement, il est parfois nécessaire de voir le patient dans sa chambre (toilette, habillage, transferts…), en salle de rééducation pour des évaluations, exercices ou activités visant à récupérer une fonction. Ensuite, l’ergothérapeute organise des mises en situation de vie quotidienne en cuisine, en grande surface, en ville pour prendre le bus ou sur des tâches ménagères par exemple.

Enfin, des déplacements au domicile des patients sont parfois organisés dans le cas où un aménagement de celui-ci doit être envisagé – lien avec la famille, préconisation de matériels et de transformations pour permettre le retour au domicile malgré le handicap.

En tant qu’ergothérapeute chargé du retour à l’emploi, quel était votre rôle ?

Pendant plus d’une vingtaine d’années, mon travail s’est axé sur l’accompagnement des patients qui présentaient différents types d’atteintes susceptibles de rendre leur retour au travail difficile. Les personnes victimes d’un handicap, dont la reprise de leur activité professionnelle était impossible, devaient envisager une reconversion.

Mon rôle consistait ainsi à mettre en œuvre les aménagements nécessaires, en lien avec le médecin du travail et l’employeur pour favoriser le retour dans l’entreprise. Nous réalisions des évaluations fonctionnelles diverses qui permettent de mesurer les pertes de capacité et les possibilités restantes.

Nous interrogions également la personne sur son activité pour comprendre son poste de travail et les missions qui le constitue. La préconisation de matériels, d’aides techniques, ou de modifications dans le contenu du poste de travail se fait après la visite dans l’entreprise et toujours en lien avec le médecin du travail et l’employeur. Evidemment, la personne est au centre de tous ces questionnements, il lui faut le temps d’accepter ses limites et de trouver les bonnes solutions malgré les nombreuses contraintes.

Mon travail était extrêmement varié aussi bien dans le domaine de la rééducation / réadaptation, que dans la préparation du retour au travail, avec dans les deux domaines la nécessité d’une adaptabilité permanente, et d’une grande disponibilité pour soutenir la personne vers la construction d’un nouvel avenir.

Métier au cœur de l’humain, l’ergothérapeute apporte un réel accompagnement à des patients qui ont vu leur vie complètement chamboulée.

Maintenant que vous en savez plus sur cette profession, retrouvez dès la semaine prochaine, un nouveau chapitre autour de l’ergothérapie et les douleurs lombaires. Béatrice partagera avec nous, conseils, astuces et exercices pour lutter contre les maux de dos.

Le télétravail en 3 questions pour travailler dans de bonnes conditions

Depuis la crise de la COVID-19, le télétravail a été adopté par de nombreuses entreprises pour éviter les déplacements, les contacts, et ainsi limiter les risques de contaminations. Les employeurs ont dû s’organiser rapidement pour mettre en place le travail à distance pour la majorité des salariés. Si certains étaient déjà habitués à cette pratique, pour d’autres, c’est un challenge d’adaptation à relever. Voici nos conseils pour veiller à ce que le télétravail se déroule dans les meilleures conditions et sans risque pour les salariés.

Télétravail : comment survivre à l’isolement social ?

Le travail à domicile implique un certain isolement et une plus grande autonomie de travail. Pour veiller à ce que cette nouvelle organisation, adopté par de plus en plus de salariés, se déroule sans stress et sans risques, l’employeur doit :

  • prioriser la redéfinition des méthodes de travail,
  • fixer des objectifs clairs sur le plus long terme,
  • et surtout tout mettre en œuvre pour favoriser la communication.

Il est fortement recommandé d’encourager les salariés à utiliser sans modération les outils qu’ils disposent pour garder contact entre collègues comme avec la hiérarchie (réunions et appels en visio, réguliers, plateforme de communication collaborative etc.).

Le maintien des communications et des relations habituelles permettra de lutter contre un isolement néfaste au bien-être. Des échanges réguliers génèrent en plus une forme d’esprit d’équipe et de soutien généralisé propice à la productivité et rassurant, dans ce contexte inhabituel qui peut être porteur de stress.

Pour lutter contre la monotonie des journées, il est également recommandé de :

  • faire des pauses régulières,
  • entrecouper les périodes de travail avec des moments d’activité physique,
  • des étirements, etc.

Face au Covid-19, c’est un effort collectif qui est nécessaire pour s’adapter aux mesures recommandées, mais aussi pour mettre en place les moyens adéquats pour garantir la santé et la sécurité de chacun.

Comment veiller à la santé de vos salariés qui télétravaillent ?

L’employeur est légalement tenu de veiller à la santé de ses salariés. Cette responsabilité conserve sa valeur, quelque soit le lieu de pratique du travail, aussi bien en entreprise, lors des déplacements, que lors du recours au télétravail à domicile.

Pour travailler depuis chez soi dans les meilleures conditions possibles, le salarié doit avoir à disposition le matériel nécessaire à la bonne réalisation de ses missions : matériel informatique, mobilier ergonomique et équipements divers pour l’espace de travail (clé d’accès internet, système de ventilation, éclairage adéquat, etc.). Généralement, le salarié aménage son espace de travail avec son mobilier et ses propres ressources, mais dans le cas contraire, c’est à l’employeur de lui fournir ce dont il a besoin.

En revanche, pour éviter avec plus de certitude que la posture de travail et l’aménagement de l’espace ne nuisent à la santé de ses salariés, l’employeur peut leur faire effectuer une formation aux gestes et postures.

Dans tous les cas, l’employeur doit être très vigilant sur ces points et devra s’assurer de la conformité de l’installation de travail. Il peut pour cela faire appel à une société habilitée qui se rendra sur place afin de lui remettre une attestation de conformité. Sinon, c’est le salarié qui remet une déclaration sur l’honneur que son installation est adaptée à la réalisation de son travail et à la préservation de sa santé.

Comment sécuriser son poste de travail à la maison ?

Les responsabilités de l’employeur vis-à-vis de ses salariés en télétravail concernent également leur sécurité. Une fois encore, elles sont difficiles à mettre en œuvre lorsqu’il s’agit du domicile privé, mais une équipe technique peut également intervenir pour attester du respect des règles de sécurité. Ces règles concernent notamment les installations électriques et/ou les installations à risques mises en place par le salarié. L’employeur devra donc s’assurer que les prescriptions de sécurité spécifiées en entreprise sont également respectées à domicile.

Qu’il s’agisse de la santé ou de la sécurité, un accès au domicile peut être demandé, soumis à l’accord du salarié, pour s’assurer de la conformité de l’espace de travail dans sa globalité. La demande peut être à l’initiative de l’employeur, mais aussi du CSE, ou encore du médecin du travail.

Pour rester au courant des dernières actualités de la santé au travail et pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

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